1. Penser la guerre et la violence Cette première partie s’intéresse aux premiers travaux anthropologiques consacrés à la guerre et à la violence, en prenant notamment pour objet d’étude les sociétés africaines et amérindiennes. L’analyse des travaux consacrés aux Nuer, ainsi que des controverses suscitées par les recherches sur les Yanomami, permet d’examiner différentes manières d’interpréter la guerre, ses causes et ses fonctions. Il s’agit notamment de comprendre comment la guerre s’inscrit dans les structures sociales et politiques de ces sociétés, et de questionner les relations entre organisation sociale, conflits et violence. 2. Une production de savoir anthropologique au service de la guerre ? La deuxième partie interroge les enjeux éthiques et politiques liés à l’utilisation des connaissances anthropologiques à des fins militaires. Elle porte sur l’implication d’anthropologues, essentiellement anglo-saxons, dans des situations de guerre, depuis les contextes coloniaux jusqu’aux conflits du XXe siècle, notamment pendant la Guerre froide et, plus récemment, lors des guerres d’Afghanistan et d’Irak. En s’intéressant notamment au développement des Area Studies et au programme Human Terrain System, cette partie examine les relations entre production des savoirs, administration et usages politiques et militaires de l’anthropologie. Elle aborde également les enjeux éthiques liés à l’engagement d’anthropologues dans les conflits en tant que chercheur·euses, expert·es ou conseiller·ères. 3. Expérimenter la guerre La troisième partie s’intéresse aux expériences de la guerre et aux différentes formes de participation au conflit, en tenant compte des rapports sociaux de genre, de génération et d’ethnicité. Elle étudie tout d’abord la fabrication du soldat à travers les processus de socialisation et d’apprentissage. Elle aborde ensuite la participation des femmes à la guerre sous deux angles : leur implication dans l’économie de guerre, dans les contextes industriels, agricoles et domestiques, et leur engagement comme combattantes dans différents contextes politiques. Enfin, cette partie examine les formes de mobilisation et de participation des enfants et des jeunes dans les conflits armés. Elle s’intéresse notamment aux contraintes et aux formes d’agentivité qui façonnent leur engagement. Elle se penche également sur la manière dont des institutions, en particulier scolaires et extrascolaires, participent à la production d’une jeunesse mobilisable dans le cadre de conflits armés. 4. Animaux, objets et technologies de la guerre La quatrième partie élargit l’analyse aux acteurs non humains et aux dimensions matérielles de la guerre. Elle s’intéresse au rôle des animaux comme compagnons, travailleurs ou participants aux conflits. Elle porte enfin sur l’usage d’objets et de technologies qui transforment les pratiques guerrières, en se focalisant notamment sur les enjeux et les conséquences de l’usage des drones, aussi bien pour les combattants que pour les populations civiles. Le plan détaillé des séances, accompagné de références bibliographiques sélectives, sera présenté lors de la première séance. |