Christof Riedo
Präsident der Unterrichtskommission

Enseignement

Par les temps qui courent, une rétrospective de l’enseignement est aussi une rétrospective de l’évolution de la pandémie: l’année 2021 a commencé par un enseignement à distance. Certes, la mise en œuvre était beaucoup plus simple, il y avait déjà une certaine routine. Vers la fin du semestre de printemps, le nombre de cas a sensiblement diminué et de petits cours en présentiel ont déjà pu être organisés de manière isolée.

Poser un regard critique pour développer l’avenir

Le semestre d’automne a également commencé de manière prometteuse: les cours en présentiel étaient autorisés, certes sous des conditions strictes, mais ils étaient de nouveau là, permettant l’échange direct si important sur des sujets professionnels et quotidiens. Vers Noël, la situation s’est à nouveau sensiblement détériorée en raison du variant omicron du virus, comme chacun le sait. Certain·e·s étudiant·e·s qui ont commencé leurs études à l’automne 2019 n’ont probablement encore jamais vu l’Université de l’intérieur. C’est extrêmement regrettable, non seulement d’un point de vue didactique, mais aussi d’un point de vue social.

Nous avons tout de même pu constater que la plupart des étudiant·e·s ont indiqué, lors d’une évaluation, qu’elles et ils étaient en principe satisfait·e·s de l’offre d’enseignement existante. Le nouveau passage à l’enseignement à distance s’est donc bien déroulé dans l’ensemble. Et même si le discours sur la «crise comme opportunité» est souvent une phrase creuse, on peut tout de même constater que, au cours des deux dernières années, nous avons appris beaucoup de choses, sur lesquelles nous pourrons nous appuyer à l’avenir. Bien entendu, l’enseignement présentiel reste l’idéal sur lequel nous continuerons à miser. Mais, à l’inverse, les nouvelles formes d’enseignement et d’apprentissage ont aussi certains avantages pour les personnes ayant des besoins particuliers: les personnes très occupées par leur travail ou leur famille, celles qui font du sport ou de la musique de manière intensive seront sans doute heureuses de pouvoir suivre l’un ou l’autre cours depuis leur domicile. Et il pourrait peut-être s’avérer tout à fait judicieux, d’un point de vue didactique, de numériser partiellement certaines formes de transmission du savoir, afin de dégager davantage de ressources pour l’enseignement en présentiel dans des groupes plus petits. La pandémie nous incitera donc à porter un regard critique sur notre activité d’enseignement actuelle et, si nécessaire, à l’adapter ou à la compléter ponctuellement.