Deux tiers des «petits nouveaux» de l’Unifr ont le sourire

Deux tiers des «petits nouveaux» de l’Unifr ont le sourire

Deux tiers des nouvelles et nouveaux immatriculé·e·s à l’Unifr se disent globalement satisfait·e·s du début de leurs études, selon la première édition de l’enquête «How are you?». Près de la moitié se sentent néanmoins mal intégré·e·s dans leur nouveau contexte universitaire.

En septembre 2020, plus de 2000 nouvelles et nouveaux étudiant·e·s se sont installé·e·s sur les bancs (virtuels) de l’Université de Fribourg. Comment ce baptême du feu s’est-il passé? Plutôt bien, puisque les deux tiers se déclarent globalement satisfait·e·s de la façon dont se déroule leur premier semestre. Ce constat positif ressort de la première édition du sondage «How are you?», mené en ligne par Uni-Social durant le mois de novembre. Au total, quelque 947 étudiant·e·s nouvellement immatriculé·e·s à l’Unifr ont accepté de s’exprimer sur leurs interrogations, leurs incertitudes et leurs expériences durant les premières semaines de cours.

«Le taux globalement élevé de satisfaction est bien évidemment réjouissant», commente Rachel Gerber. La responsable de projet auprès d’Uni-Social relève une autre source de satisfaction, à savoir le fait que plus de 70% des sondés estiment avoir des méthodes de travail efficaces, «ce qui ne va pas de soi en période de Covid-19 et d’enseignement à distance».

Problèmes d’intégration
L’idée de l’enquête «How are you?» a émergé suite au rapport d’une stagiaire d’Uni-Social montrant «que trop d’étudiant·e·s ne sont pas au courant des offres de soutien financier et psychologique à leur disposition, relève Rachel Gerber. Nous avons décidé d’établir un contact personnalisé avec les nouvelles et nouveaux immatriculé·e·s et nous sommes inspirés de ce qui se fait déjà à l’Université de Lausanne et à l’Université de Moncton au Canada.»

En ce sens, l’un des buts du sondage est d’ores et déjà atteint, constate l’assistante sociale de l’Unifr. «Le taux de participation plus élevé qu’attendu et le grand intérêt des participants nous conforte dans l’idée que nous avons vu juste.»

L’enquête a par ailleurs permis de mettre le doigt sur des zones d’ombre. «L’un des résultats les plus inquiétants est le fait que près de la moitié des étudiant·e·s ne se sentent pas bien intégré·e·s dans leur nouveau contexte universitaire», poursuit la responsable de projet. Un·e sondé·e sur cinq se plaint, par ailleurs, d’un moral peu satisfaisant, tandis que plus de six sur dix se disent stressé·e·s.

Bond des demandes d’aide
Ces bémols doivent bien évidemment être pris avec des pincettes vu le contexte sanitaire – et sociétal – dans lequel s’inscrit le sondage. Tant le manque d’intégration que le stress et la baisse de moral peuvent – au moins partiellement – s’expliquer par la crise Covid-19 et l’enseignement à distance. «Etant donné que cette enquête est nouvelle, nous n’avons malheureusement pas la possibilité d’en comparer les résultats avec ceux d’une année ‹normale›», regrette Rachel Gerber.

Quelle que soit l’influence de la pandémie sur les réponses des sondé·e·s, une chose est certaine, selon l’assistante sociale de l’Unifr. «Cette enquête nous conforte dans l’idée qu’il est important de rappeler l’existence de structures de soutien» telles qu’Uni-Social, les aumôneries ou encore le Conseil psychologique aux étudiants·e·s. D’ailleurs, les effets du sondage ne se sont pas fait attendre: «Nous avons immédiatement enregistré une hausse des demandes d’aide psychologique et financière.»

Manque de petits boulots ou manque de temps?
Parmi les aspects analysés dans le cadre du sondage «How are you?» figure celui du financement des études. Moins de 15% des personnes interrogées indiquent financer principalement leurs études à travers une activité lucrative. Phénomène plus surprenant, les nouvelles et nouveaux étudiant·e·s de l’Unifr sont à peine quatre sur dix à exercer une telle activité en parallèle aux cours. A l’inverse, près de 45% d’entre elles et eux sont à la recherche d’un job ou d’un stage.«Ce pourcentage relativement bas de sondés travaillant à côté de leurs études mérite d’être passé sous la loupe, relève Rachel Gerber. Ce qu’il faudrait surtout savoir, c’est si certains étudiant·e·s ne parviennent pas à trouver un job adéquat en raison d’une pénurie au niveau de l’offre ou si leur emploi du temps universitaire ne le leur permet pas», précise la responsable de projet d’Uni-Social.

Author

Journaliste indépendante basée à Berne, elle est née au Danemark, elle a grandi dans le Canton de Fribourg, puis a étudié les Lettres à l’Université de Neuchâtel. Après avoir exercé des fonctions de journaliste politique et économique, elle a décidé d’élargir son terrain de jeu professionnel aux sciences, à la nature et à la société.

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