Publié le 11.03.2015
Conférence publique du 15 avril
Mémoire, (in-) oubli et responsabilité
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Conférence du mercredi 15 avril 2015
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par Svetla KOLEVA, chercheure à l’Institut d’études des sociétés et du savoir de l’Académie bulgare des sciences.
La conférence se propose de cerner et d’examiner la posture des sciences sociales face à la mémoire devenue au cours des dernières décennies à la fois une réalité distincte, un terrain d’action, une préoccupation scientifique commune aux sciences de l’homme et de la société.
Comment les sciences sociales s’y prennent-elles là où différents ordres de valeurs s’entremêlent et s’entrecroisent plus que jamais ? Arrivent-elles à défendre leur ultime vocation de produire des connaissances à caractère universel et unificateur là où la vérité blesse les identités et les blessures historiques revendiquent reconnaissance, donc leur propre vérité ? Peuvent-elles continuer à être axiologiquement neutres, une fois sorties de leur zone d’exercice (disciplinaire) protégée par les règles de la méthode, lorsqu’elles-mêmes mettent en usage social leur propre production scientifique participant à des débats, à l’élaboration des lois, à l’organisation d’événements portant sur l’histoire d’une société donnée ou de l’humanité ?
À partir de trois cas de l’histoire nationale de la société bulgare (le sauvetage des juifs bulgares de l’Holocauste en 1943, le massacre des Bulgares du petit village de Batak effectué par un régiment turc en 1876 et le passé communiste) et de leur existence contemporaine sous forme de mémoires collectives, nous allons essayer de révéler en quoi consiste le malaise des sciences sociales, à quoi celui-ci est dû et quelles sont ses conséquences, tant pour la pratique scientifique que pour la Cité.
Les conférences ont lieu le mercredi de 17h15 à 19h00, bâtiment Miséricorde, Amphi A.
Le programme complet est disponible ici.

