Publié le 19.05.2011

Conférence publique de M. Jacques Fierens


« Dans le processus de pardon, la politique, les institutions, les tribunaux quels qu'ils soient n'ont pas de place. (…) Le pardon n'est jamais dû. Aucune loi ne peut l’évoquer sans le défigurer ». Jacques Fierens.

     Les plus grands ennemis de la réconciliation sont les ersatz juridiques du pardon, qui sont en réalité sa négation même. Ce sont les mensonges du pouvoir politique et du droit. Il y a la prescription des poursuites ou de la peine, qui n’est dictée que par des considérations utilitaires. Il y a la grâce qui est le fait du pouvoir exécutif, reçoit ses injonctions de l’opportunisme et nie souvent la victime qui n'a rien à dire dans son octroi ou son refus. Le pire des mensonges est sans doute l'amnistie. Fait du pouvoir législatif, elle n’est que la prétendue institution d’un oubli institutionnel, qui consiste à raviver la douleur en obligeant à faire semblant d’oublier ce dont tout le monde se souvient. 

    C’est sur ce thème que le professeur Jacques Fierens (Professeur de droit, Universités de Namur et de Liège, et avocat au barreau de Bruxelles) donnera une conférence intitulée :

« LE DROIT A-T-IL LE DROIT DE PARDONNER ? ».

dans le cadre du cycle de conférences publiques Éthique et sciences sociales. Entre promesses et détresses.

Mercredi 25 mai 2011
17h15
Auditoire Joseph Deiss
Bâtiment Pérolles II
Université de Fribourg

 

 

 


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