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Arrêt cardiaque programmé?


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Un arrêt cardiaque fulgurant causé par une arythmie ventriculaire est la première cause de mortalité, dans le monde, pour les patients atteints de troubles cardiovasculaires. Une étude de l’Université de Fribourg, menée en collaboration avec la Case Western University de Cleveland, démontre que la probabilité de mourir d’un arrêt cardiaque varie en fonction des 24 heures d’un jour. Les résultats de cette recherche ont été publiés dans le magazine scientifique Nature.


(Photo: Thinkstock)

Si l’horloge interne se dérègle, le cœur perd le rythme. Le rythme cardiaque évolue en permanence au cours des 24 heures d’une journée et d’une nuit, car il est contrôlé par l’horloge interne, qui entraîne le cœur et le corps au réveil le matin et au coucher le soir. Si la coordination quotidienne se dérègle, cela peut conduire, entre autres, à un dérèglement du rythme cardiaque et, dans le pire des cas, à un brusque arrêt du cœur. Ces événements surviennent clairement plus souvent le matin, après le réveil, et en soirée. Le Prof. Urs Albrecht et le Dr Jürgen Ripperger du Département de biologie de l’Université de Fribourg ont étudié, en collaboration avec le Prof. Mukesh Jain de la Case Western University de Cleveland, la façon dont le rythme cardiaque est influencé par l’horloge interne.

Cette étude révèle que l’horloge interne régule le rythme de production d’un canal perméable au potassium dans les cellules cardiovasculaires. Ce canal potassium est important pour générer une impulsion qui permet au cœur de battre de manière cadencée. S’il y a trop – ou trop peu – de canaux potassium dans les cellules du cœur, des troubles du rythme cardiaque apparaissent, pouvant conduire à la mort. Le rythme de production du canal potassium représente donc un lien causal entre l’horloge interne et des dérèglements cardiaques potentiellement fatals.

Précieuse horloge interne
Ces observations pourraient avoir des répercussions importantes pour la recherche sur le cœur. Avec l’âge, notre horloge interne devient plus fragile. Il s’agit maintenant de chercher si la greffe d’une «jeune» horloge interne, c’est-à-dire de gènes issus d’un jeune organisme, dans le vieux tissu cardiovasculaire pourrait réduire le risque de mort par crise cardiaque. Afin de ne pas être confronté à cette alternative, repenser son rythme de vie peut être bénéfique : des repas à heures régulières, un sommeil réglé et de fréquentes pauses et activités au grand air ont une influence positive sur la stabilité et la force de l’horloge interne, réduisant ainsi le risque de mourir d’une arythmie cardiaque.

Contact:
Prof. Urs Albrecht, Département de biologie, 026 300 86 36, urs.albrecht@unifr.ch
Jürgen Ripperger, Département de biologie, 026 300 86 74, juergenalexandereduard.ripperger@unifr.ch

Lien vers la publication: http://www.nature.com/nature/journal/vaop/ncurrent/pdf/nature10852.pdf


Infos & annexes

Publié le 01.03.2012


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