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Prévenir le diabète en mangeant des acides gras


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Une alimentation riche en acides gras omega 3 aurait des effets positifs sur des maladies inflammatoires telles que la goutte ou le diabète. Thibaud Spinetti, doctorant, et la Prof. Carole Bourquin, de la Chaire de pharmacologie de l’Université de Fribourg, ont participé à une étude qui le démontre.


Les patients atteints de diabète chronique doivent tester régulièrement leur taux de glycémie. (Image: Thinkstock)


Normalement, une inflammation est une réaction de défense du système immunitaire qui permet de lutter contre une agression. Il s’agit donc d’un signal important. Mais il arrive parfois que le système s’emballe et que ce processus se transforme en maladie chronique, telles que la goutte, l’arthrite ou le diabète. Tout se joue alors au niveau biochimique. Thibaud Spinetti, de la Chaire de pharmacologie de l’Université de Fribourg a participé à une étude, débutée à l’Université de Lausanne par le Prof. Jürg Tschopp et poursuivie par le Prof. Rongbin Zhou de l’University of Science & Technology of China, qui montre, de manière totalement inédite, que la stimulation de certains récepteurs cellulaires par un apport en acide gras permettrait de réduire l’activation d’un complexe de protéines responsable de l’inflammation.

L’inflammasome (NLRP3) est un des complexes de protéines responsables de créer une inflammation dans notre système immunitaire. Stimulé par une agression extérieure, il clive un médiateur chimique d’inflammation (la protéine Pro-IL-1beta) afin de le rendre actif. «Partant de ce constat, explique Thibaud Spinetti, et sachant que les acides gras ont des vertus anti-inflammatoires, nous nous sommes demandé si les omega 3 pourraient avoir une influence sur ce complexe de protéines.» Les chercheurs constatent alors que, en effet, les acides gras, détectés par des récepteurs cellulaires (GPR 40/120), inhibent ce complexe de protéines, empêchant le clivage de Pro-IL-1beta et donc diminuent l’inflammation.


Schéma de l’inhibiton produit par les acides gras de type oméga3. (Cliquer pour agrandir)

Thibaud Spinetti compte approfondir ces résultats à l’Université de Fribourg, sous la direction de la Prof. Carole Bourquin, titulaire de la Chaire de Pharmacologie. Il souhaite maintenant examiner le fonctionnement exact des récepteurs GPR 40/120, ainsi que les voies de signalisation qui les relient à l’inflammasome (NLRP3), afin de comprendre plus en détail comment se déroule l’inhibition de ce dernier. Ces résultats pourraient ouvrir une voie intéressante pour le développement de médicaments permettant de prévenir ou de stopper des inflammations chroniques encore difficiles à soigner.

Les résultats de cette recherche ont été publiés dans la prestigieuse revue scientifique "Immunity".

Contact: Thibaud Spinetti, doctorant FNS, Département de médecine, 026 300 94 13, thibaud.spinetti@unifr.ch


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Publié le 01.07.2013


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