Triumph of Saint Thomas Aquinas

The mosaic representing The triumph of Saint Thomas Aquinas, dated from 1948-1949 and signed by G. Severini and R. Antonietti, is a mosaic about which Severini himself writes in a letter dated the 1st of May 1948, addressed to his friend, the architect Fernand Dumas, that it was seen and approoved, when a preliminary draft, by the French philosopher J. Maritain. The mosaic mounted on a wall in the Miséricorde buliding of the University of Fribourg represents the "Christian humanism". Severini is also the author of a fresco, signed only by him and dated from 1949, which is in the musicology room.


 

Letter of G. Severini, dated the 1st of May 1948, addressed to his friend, the architect Fernand Dumas (passage)

La mosaïque "Le triomphe de saint Thomas" peut se lire comme une allégorie de la philosophie thomiste du savoir, enfin explicitée; cette lecture est confirmée par une lettre inédite de Severini.  Emanuela Garrone, Gino Severini : all'Università di Friburgo / à l'Université de Fribourg, Fribourg, BCU, 1998, book cover
  • Composition
    Au centre de la composition, nous trouvons un homme jeune avec un livre dans une main et une bêche dans l'autre, symboles de l'étude et du travail. Au-dessus de lui, Dieu et la Trinité sont symbolisés par le triangle inscrit dans un cercle, au centre duquel se trouve l'œil de Dieu. Le dragon, placé sous les pieds de l'homme, contient une double symbolique: c'est le mal, donc l'enfer, mais c'est aussi la terre « ... avec ses péchés et ses beautés ... » comme l'explique Severini lui-même. On notera à ce propos une curiosité: les fleurs qui sont derrière et hors du périmètre du corps du dragon. Les Quatre Evangélistes, représentés dans leur symbolique traditionnelle, non seulement sont placés autour du personnage central, mais, grâce à la décomposition par phases chromatiques, le pénètrent et en deviennent partie intégrante. Du reste, une fonction fortement symbolique est assignée aux couleurs: bleu, blanc et rouge sont utilisés pour exprimer le surnaturel, tandis que la grande richesse chromatique, dont est composée toute la mosaïque, est employée par l'artiste pour exprimer le monde sensible. De côté, à droite du spectateur, sont représentés les six docteurs des facultés de Théologie, Droit, Médecine, Philosophie, Lettres et Sciences, tandis que les trois figures féminines à l'opposé veulent symboliser la Paix, la Justice et la Liberté. La figure située au sommet de la pyramide, représentant la Faculté de Théologie, est une allusion directe à saint Thomas. En réalité, toute l'œuvre peut être lue comme un manifeste thomiste: c'était en effet précisément l'intention de l'artiste de réaliser une œuvre où fût représenté le programme dela Scolastique (comme en témoigne la lettre placée en annexe). Une partie importante de la composition est dédiée aux instruments mécaniques ainsi qu'à ceux de la communication. Plus allusifs que représentatifs, la radio et les engrenages suggèrent une idée de progrès et de développement technologique. Emanuela Garrone, Gino Severini : all'Università di Friburgo / à l'Université de Fribourg, Fribourg, BCU, 1998, p. 58-60
  • Research

    An article written by Justin Grace considers the less known and insufficiently studied aspect of Gino Severini's religious artistic works, in the light of his friendship and collaboration with the French philosopher Jacque Maritain, one of the important figures of the thomism in the 20th century. 


     

    Find out more: Gino Severini's sacred art and C. Cennini's book of the art