{"id":9570,"date":"2019-11-11T13:22:59","date_gmt":"2019-11-11T12:22:59","guid":{"rendered":"https:\/\/www3.unifr.ch\/alma-georges?p=9570"},"modified":"2019-11-11T19:14:14","modified_gmt":"2019-11-11T18:14:14","slug":"le-plus-grand-interet-des-etudes-reside-dans-les-possibilites-de-participation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/articles\/2019\/le-plus-grand-interet-des-etudes-reside-dans-les-possibilites-de-participation","title":{"rendered":"\u00abLe plus grand int\u00e9r\u00eat des \u00e9tudes r\u00e9side dans les possibilit\u00e9s de participation\u00bb"},"content":{"rendered":"<h4><strong>Durant ses \u00e9tudes \u00e0 l\u2019Unifr, Caroline Mu\u00f1oz n\u2019a cess\u00e9 de s\u2019engager. Dans la culture d\u2019abord, puis dans la politique universitaire. Autant d\u2019exp\u00e9riences que la pr\u00e9sidente sortante de l\u2019AGEF compte mettre \u00e0 profit dans le cadre de sa nouvelle aventure, une travers\u00e9e de l\u2019Atlantique \u00e0 la voile.<\/strong><\/h4>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<p>Caroline Mu\u00f1oz est l\u2019une de ces personnes qui appr\u00e9cient les aspects p\u00e9riph\u00e9riques de la vie \u00e0 leur juste valeur: l\u2019avant et l\u2019apr\u00e8s autant que le pendant, le voyage autant que la destination, les ann\u00e9es sabbatiques autant que les \u00e9tudes. Une fois sa maturit\u00e9 f\u00e9d\u00e9rale du Lyc\u00e9e de Porrentruy en poche, la jeune femme a successivement mis le cap sur le Canada et la Colombie. L\u2019Universit\u00e9 pouvait bien attendre deux semestres! Quatre ans plus tard, rebelote: d\u00e9sormais titulaire d\u2019un Bachelor en anthropologie sociale et philosophie de l\u2019Unifr, la co-pr\u00e9sidente sortante de l\u2019AGEF a d\u00e9cid\u00e9 \u00abpresque sans h\u00e9siter\u00bb de ne pas rempiler tout de suite avec un master. Histoire de bouger, go\u00fbter, exp\u00e9rimenter, rencontrer, se laisser inspirer puis, \u00e9ventuellement, poursuivre ses \u00e9tudes universitaires.<\/p>\n<p>N\u00e9e en 1996 d\u2019une m\u00e8re fran\u00e7aise et d\u2019un p\u00e8re colombien, Caroline Mu\u00f1oz a pass\u00e9 son enfance \u00e0 battre la campagne jurassienne en compagnie de ses deux fr\u00e8res et d\u2019une joyeuse bande de copines et de copains. \u00abJe suis une villageoise dans l\u2019\u00e2me; une m\u00e9galopole comme Bogota, d\u2019o\u00f9 vient mon papa, je ne pourrais pas y vivre: trop grande, trop chaotique pour moi!\u00bb C\u2019est d\u2019ailleurs sur la c\u00f4te nord de la Colombie, plut\u00f4t que dans la capitale, que la bacheli\u00e8re d\u00e9cide de poser son sac \u00e0 dos quelques mois en 2015. \u00abUne de mes cousines travaillait dans une association qui cherchait quelqu\u2019un pour donner des cours de musique \u00e0 des enfants et \u00e0 des a\u00een\u00e9\u2219e\u2219s dans le cadre d\u2019un programme culturel. Etant donn\u00e9 que j\u2019avais un bon bagage musical \u2013 j\u2019ai jou\u00e9 pas mal de piano, ainsi qu\u2019un peu de percussion, de guitare et d\u2019accord\u00e9on durant mon enfance \u2013 j\u2019ai \u00e9t\u00e9 engag\u00e9e.\u00bb<\/p>\n<p>Ce besoin de passer davantage que des vacances en Colombie, Caroline Mu\u00f1oz l\u2019explique entre autres par le fait qu\u2019elle a entretenu avec son pays paternel un rapport un peu particulier durant toute l\u2019enfance et l\u2019adolescence. \u00abLa Colombie faisait partie int\u00e9grante de ma culture, mais je n\u2019en parlais pas la langue.\u00bb En effet, par n\u00e9cessit\u00e9 professionnelle \u2013 son dipl\u00f4me colombien de m\u00e9decine n\u2019\u00e9tait pas reconnu en Suisse, l\u2019obligeant \u00e0 cravacher pour obtenir des \u00e9quivalences \u2013, le p\u00e8re de Caroline Mu\u00f1oz a opt\u00e9 pour le fran\u00e7ais \u00e0 la maison. \u00abMa\u00eetriser l\u2019espagnol a constitu\u00e9 une importante cl\u00e9 d\u2019acc\u00e8s \u00e0 mes origines, se souvient la jeune femme. M\u00eame s\u2019il a fallu subir les moqueries de ma famille de Bogota en raison de mon accent du nord\u00bb, rigole-t-elle.<\/p>\n<p><strong>Durabilit\u00e9, genre et culture<br \/>\n<\/strong>Apr\u00e8s avoir ajout\u00e9 coup sur coup l\u2019anglais et l\u2019espagnol \u00e0 son CV en l\u2019espace d\u2019un an, la jeune femme lorgne naturellement vers l\u2019allemand. \u00abLe choix de l\u2019Universit\u00e9 de Fribourg, bilingue, allait presque de soi.\u00bb Un choix qu\u2019elle n\u2019a jamais regrett\u00e9, assure-t-elle. \u00abCe bilinguisme donne une vraie ouverture au corps estudiantin fribourgeois!\u00bb C\u00f4t\u00e9 branche principale, c\u2019est son envie de \u00abcomprendre les autres mani\u00e8res de vivre et de penser\u00bb qui a fait pencher la balance en faveur de l\u2019anthropologie sociale. \u00abJ\u2019ai beaucoup aim\u00e9 cette mati\u00e8re; j\u2019en ai tir\u00e9 des outils concrets pour la suite.\u00bb<\/p>\n<p>Sans surprise, c\u2019est n\u00e9anmoins hors des salles de cours, dans la partie p\u00e9riph\u00e9rique de sa vie universitaire, que Caroline Mu\u00f1oz s\u2019est le plus \u00e9panouie. \u00abA mon avis, le grand int\u00e9r\u00eat des \u00e9tudes r\u00e9side dans les possibilit\u00e9s de participation qu\u2019elles offrent. Au lyc\u00e9e, j\u2019\u00e9tais d\u00e9j\u00e0 assez engag\u00e9e, mais le champ d\u2019action \u00e9tait limit\u00e9. A l\u2019Universit\u00e9, par contre, il y a un vrai foisonnement!\u00bb Dans un premier temps, son engagement porte plut\u00f4t sur la culture. Notamment au Centre Fries, o\u00f9 elle s\u2019initie \u00absur le tas\u00bb \u00e0 la technique du son et de la lumi\u00e8re. \u00abPuis j\u2019ai r\u00e9alis\u00e9 qu\u2019il \u00e9tait important d\u2019aller plus loin, en m\u2019investissant dans la politique universitaire.\u00bb<\/p>\n<p>La dynamique \u00e9tudiante int\u00e8gre alors le comit\u00e9 de la Fachschaft GKR (anthropologie sociale, science des religions et sociologie francophone) puis l\u2019Association g\u00e9n\u00e9rale des \u00e9tudiant\u00b7e\u00b7s de l&rsquo;Universit\u00e9 de Fribourg (AGEF), o\u00f9 elle exerce les fonctions de co-responsable de la Facult\u00e9 des lettres et de co-pr\u00e9sidente politique, tout en assumant par int\u00e9rim les t\u00e2ches de communication. Durant son mandat, l\u2019AGEF s\u2019est concentr\u00e9e en priorit\u00e9 sur trois dossiers, souligne-t-elle. \u00abLe premier \u00e9tait la durabilit\u00e9. Suite \u00e0 la publication de l\u2019\u00e9tude du WWF pla\u00e7ant l\u2019Unifr parmi les mauvais \u00e9l\u00e8ves \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale, nous nous sommes battu\u2219e\u2219s aux c\u00f4t\u00e9s de l\u2019association NEUF pour que la commission Durabilit\u00e9 se montre plus active. Dans un contexte de gr\u00e8ves du climat, notre engagement a port\u00e9 ses fruits: je constate avec plaisir un vrai pas en avant.\u00bb Caroline Mu\u00f1oz et ses coll\u00e8gues se sont \u00e9galement pench\u00e9\u2219e\u2219s sur les questions de genre, notamment en g\u00e9n\u00e9ralisant l\u2019\u00e9criture inclusive \u00e0 toute la communication de l\u2019association. Troisi\u00e8me cheval de bataille? \u00abRenforcer la position des \u00e9tudiant\u2219e\u2219s de l\u2019Unifr en tant qu\u2019actrices et acteurs culturel\u2219le\u2219s de la ville. Cela a abouti, entre autres, \u00e0 la cr\u00e9ation de l\u2019agenda culturel de l\u2019AGEF.\u00bb<\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/Munoz_e\u0301quipage.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-large wp-image-9573\" src=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/Munoz_e\u0301quipage-1024x572.jpg\" alt=\"\" width=\"680\" height=\"380\" srcset=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/Munoz_e\u0301quipage-1024x572.jpg 1024w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/Munoz_e\u0301quipage-300x168.jpg 300w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/Munoz_e\u0301quipage-768x429.jpg 768w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/Munoz_e\u0301quipage.jpg 1404w\" sizes=\"(max-width: 680px) 100vw, 680px\" \/><\/a><\/strong><\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<p><strong>Un voyage sans destination pr\u00e9cise<br \/>\n<\/strong>De l\u2019avis de la jeune dipl\u00f4m\u00e9e, ses multiples exp\u00e9riences de participation vont tr\u00e8s certainement lui servir \u00e0 l\u2019avenir. \u00abJ\u2019ai appris tellement de choses, notamment au niveau technique et pratique: prise de parole, webmastering, organisation \u00e9v\u00e9nementielle, etc.\u00bb Gageons que Caroline Mu\u00f1oz pourra mettre ce riche apprentissage \u00e0 profit d\u00e8s 2020, dans le cadre de sa prochaine aventure: traverser l\u2019Atlantique sur un voilier, en compagnie de deux autres baroudeur\u2219euse\u2219s vingtenaires. \u00abA la base, j\u2019avais envie de laisser tomber les filets de s\u00e9curit\u00e9 et de faire du stop jusqu\u2019en Colombie\u00bb, rapporte-t-elle. \u00abPuis j\u2019ai entendu parler de la Vaudoise Sarah Gysler et de son blog \u00abL\u2019aventuri\u00e8re fauch\u00e9e\u00bb. Ca a fait tilt! J\u2019ai pris contact avec elle et elle m\u2019a propos\u00e9 de partir sur le bateau qu\u2019elle vient d\u2019acheter. Sacha Benitah, un reporter-vid\u00e9aste parisien, sera \u00e9galement du voyage.\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019anthropologue l\u2019avoue sans rougir: \u00abIl y a quelques semaines, je n\u2019avais encore aucune notion de voile!\u00bb Une fois encore, elle apprendra sur le tas. Apr\u00e8s tout, les trois aventurier\u2219e\u2219s ne sont pas press\u00e9\u2219e\u2219s. \u00abNous n\u2019avons aucune id\u00e9e fixe, ni de la destination finale de notre voyage, ni du temps qu\u2019il nous faudra pour y arriver.\u00bb Si elle r\u00eave personnellement d\u2019aboutir en Colombie, Caroline Mu\u00f1oz pr\u00e9cise que le but de cette \u00e9pop\u00e9e &#8211; qui devrait d\u00e9marrer en janvier \u00e0 Port-Saint-Louis-du-Rh\u00f4ne &#8211; n\u2019est pas tant de naviguer que \u00abde faire de belles rencontres \u00e0 terre\u00bb. Les aspects p\u00e9riph\u00e9riques, encore et toujours.<\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<span style=\"color: #ff6600;\">__________<\/span><\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<ul>\n<li>Photo de une: \u00a9 Valeria Schmidt \u2013 AGEF | photo texte: \u00a9 Sacha Benitah<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www3.unifr.ch\/agef\/fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Site <\/a>de l&rsquo;AGEF<\/li>\n<\/ul>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Durant ses \u00e9tudes \u00e0 l\u2019Unifr, Caroline Mu\u00f1oz n\u2019a cess\u00e9 de s\u2019engager. Dans la culture d\u2019abord, puis dans la politique universitaire. Autant d\u2019exp\u00e9riences que la pr\u00e9sidente sortante de l\u2019AGEF compte mettre \u00e0 profit dans le cadre de sa nouvelle aventure, une travers\u00e9e de l\u2019Atlantique \u00e0 la voile. 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