{"id":8035,"date":"2019-03-22T09:05:16","date_gmt":"2019-03-22T08:05:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www3.unifr.ch\/alma-georges?p=8035"},"modified":"2019-03-22T09:46:45","modified_gmt":"2019-03-22T08:46:45","slug":"la-graine-de-la-vulgarisation-pousse-au-jardin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/articles\/2019\/la-graine-de-la-vulgarisation-pousse-au-jardin","title":{"rendered":"La graine de la vulgarisation pousse au Jardin"},"content":{"rendered":"<h4><strong>Les mots \u00abs\u00e9pales\u00bb, \u00ab\u00e9tamines\u00bb et \u00abstigmates\u00bb, \u00e7a vous parle? Certains se souviendront peut-\u00eatre de leurs ann\u00e9es d\u2019\u00e9cole o\u00f9 l\u2019on apprenait les noms des parties d\u2019une fleur. Le Jardin botanique de l\u2019Universit\u00e9 de Fribourg propose justement un atelier et un nouveau livre pour rafra\u00eechir ces notions et s\u2019aventurer sans crainte dans la jungle jargonneuse de la botanique.<\/strong><\/h4>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<p>Originalit\u00e9 de ce cours grand public intitul\u00e9 \u00abs\u00e9pales, p\u00e9tales\u2026 t\u2019es p\u00e2le?\u00bb, celui-ci m\u00eale regard scientifique et connaissances traditionnelles. En somme, la science de l\u2019universitaire et celle du druide. L\u2019atelier se d\u00e9roule sur six rencontres, de mars \u00e0 juin, anim\u00e9es par le biologiste Yann Fragni\u00e8re, collaborateur scientifique au Jardin botanique, et le droguiste-herboriste Emanuel Roggen. Avec quinze participants inscrits, le cours affiche d\u00e9j\u00e0 complet. \u00abEt nous avons d\u00e9j\u00e0 une liste d\u2019attente\u00bb, ajoute Yann Fragni\u00e8re.<\/p>\n<p>Un succ\u00e8s qui, selon lui, s\u2019expliquerait en partie par l\u2019air du temps. L\u2019aspiration, chez certaines personnes, d\u2019un retour \u00e0 la nature. Le cours s\u2019adresse en particulier aux amateurs qui veulent aller plus loin. \u00abLa plupart des livres de reconnaissance des plantes pour le grand public se basent sur la couleur des fleurs, explique Emanuel Roggen. Or \u00e0 partir d\u2019un certain stade, on remarque qu\u2019il manque souvent la cl\u00e9 de la reconnaissance par familles pour se rep\u00e9rer.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Le jeu des 450 familles<br \/>\n<\/strong>Cette pr\u00e9cieuse connaissance des familles de plantes \u2013 il en existe environ 450 dans le monde \u2013 permet non seulement de reconna\u00eetre les v\u00e9g\u00e9taux toute l\u2019ann\u00e9e, mais aussi d\u2019ouvrir le Flora Helvetica, l\u2019ouvrage de r\u00e9f\u00e9rence sur la flore suisse, sans se sentir d\u00e9sempar\u00e9. On apprendra par exemple que le chou, le colza et la moutarde appartiennent \u00e0 la m\u00eame famille, les brassicac\u00e9es. Ou que les derni\u00e8res recherches ont montr\u00e9, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019ADN, que la v\u00e9ronique et le plantain, deux plantes d\u2019allure pourtant tr\u00e8s diff\u00e9rente, appartiennent toutes deux aux plantaginac\u00e9es.<\/p>\n<h6><div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<a href=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/IMG_3846.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-large wp-image-8038\" src=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/IMG_3846-1024x683.jpg\" alt=\"\" width=\"680\" height=\"454\" srcset=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/IMG_3846-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/IMG_3846-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/IMG_3846-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 680px) 100vw, 680px\" \/><br \/>\n<\/a><em>Emanuel Roggen (\u00e0 gauche) et Yann Fragni\u00e8re dans leur salle de cours.\u00a0\u00a9 Jardin botanique<\/em><\/h6>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<p>Concr\u00e8tement, ces cours reposeront surtout par l\u2019observation d\u2019\u00e9chantillons et de quelques-unes des 5000 esp\u00e8ces de plantes qu\u2019abrite le Jardin botanique. \u00abCela doit rester pratique\u00bb, souligne Yann Fragni\u00e8re. \u00abIl s\u2019agit d\u2019offrir des outils de base pour que ceux qui le d\u00e9sirent puissent continuer d\u2019approfondir de mani\u00e8re autonome.\u00bb Deux excursions sont \u00e9galement pr\u00e9vues.<\/p>\n<p>Pour Yann Fragni\u00e8re, la connaissance des esp\u00e8ces est un pr\u00e9alable essentiel \u00e0 la pr\u00e9servation de la nature, un aspect qui lui tient \u00e0 coeur. On retrouve cette id\u00e9e dans l\u2019ouvrage de vulgarisation, Connaissances botaniques de base en un coup d\u2019\u0153il, qu\u2019il a con\u00e7u\u00a0 avec Nicolas Ruch, Evelyne et Gregor Kozlowski. Riche en photos et illustrations, ce livre, avec ses quarante familles de plantes recens\u00e9es, servira de support pour le cours. \u00abNous avons voulu proposer quelque chose de l\u00e9ger, qui donne envie de s\u2019initier \u00e0 ce monde-l\u00e0\u00bb, explique Yann Fragni\u00e8re.<\/p>\n<p><strong>Sur les pas du druide<br \/>\n<\/strong>Si l\u2019art de classifier les plantes remonte \u00e0 l\u2019Antiquit\u00e9, la connaissance de leurs usages est tout aussi ancienne. C\u2019est ce pan du savoir, populaire et culturel, qu\u2019apportera au cours Emanuel Roggen. \u00abJe n\u2019ai jamais \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s scolaire\u00bb, dit-il volontiers. Mais ses connaissances, que ce droguiste et herboriste tire de sa formation comme de son exp\u00e9rience du terrain, n\u2019en sont pas moins solides. Comme son p\u00e8re Claude Roggen le faisait d\u00e9j\u00e0 avant lui depuis une quarantaine d\u2019ann\u00e9es, Emanuel Roggen guide des groupes dans la nature lors de randonn\u00e9es botaniques. \u00abC\u2019est important d\u2019aller voir, de toucher et de sentir, d\u2019apprendre par l\u2019exp\u00e9rience\u00bb, explique-t-il. Le droguiste consid\u00e8re comme \u00abmythologiques\u00bb, les r\u00e9cits que se racontent les hommes au sujet des plantes.<\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<p><a href=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/083A1444.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-large wp-image-8039\" src=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/083A1444-1024x683.jpg\" alt=\"\" width=\"680\" height=\"454\" srcset=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/083A1444-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/083A1444-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/083A1444-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 680px) 100vw, 680px\" \/><\/a><\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<p>Le millepertuis est ainsi appel\u00e9 l\u2019herbe de la Saint-Jean, car nombre de ses caract\u00e9ristiques renvoient au saint martyr, mort d\u00e9capit\u00e9 selon le r\u00e9cit biblique. Int\u00e9ressant lorsque l\u2019on sait que cette plante permet de soigner les blessures et les coupures. Ces histoires, qui permettent d\u2019ancrer le savoir dans l\u2019oralit\u00e9, comportent toujours trois aspects selon Emanuel Roggen: l\u2019histoire de la plante, les mani\u00e8res de la reconna\u00eetre, et celles de l\u2019utiliser.<\/p>\n<p>Pour lui comme pour Yann Fragni\u00e8re, les approches scientifique et traditionnelle se compl\u00e8tent. Alors que le premier souligne que la science permet aujourd\u2019hui de conna\u00eetre les effets des plantes par une analyse de leurs principes actifs, le second souligne que l\u2019approche populaire aide aux personnes \u00e0 s\u2019identifier. \u00abIl y a souvent un fond de v\u00e9rit\u00e9 derri\u00e8re les savoirs traditionnels\u00bb, dit Emanuel Roggen.<\/p>\n<p>Et ce dernier d\u2019insister sur le risque d\u2019une perte de ce savoir. \u00abOn a aujourd\u2019hui des personnes qui s\u2019intoxiquent avec du sureau noir, parce qu\u2019elles ont oubli\u00e9 ce que nos grands-parents savaient. A savoir qu\u2019il faut toujours cuire les baies avant de les manger.\u00bb<\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<span style=\"color: #ff6600;\">__________<\/span><\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/www3.unifr.ch\/jardin-botanique\/fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Site <\/a>du Jardin botanique<\/li>\n<li>En savoir plus sur le livre <a href=\"https:\/\/www3.unifr.ch\/jardin-botanique\/fr\/actuel\/news\/connaissances-botaniques-de-base-en-un-coup-doeil\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>Connaissances botaniques de base en un coup d&rsquo;\u0153il<\/em><\/a><\/li>\n<li>Cr\u00e9dit photo de une: \u00a9 Emanuel Roggen<\/li>\n<\/ul>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les mots \u00abs\u00e9pales\u00bb, \u00ab\u00e9tamines\u00bb et \u00abstigmates\u00bb, \u00e7a vous parle? 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