{"id":3789,"date":"2017-03-07T17:14:51","date_gmt":"2017-03-07T16:14:51","guid":{"rendered":"http:\/\/www3.unifr.ch\/alma-georges\/?p=3789"},"modified":"2017-03-08T10:15:13","modified_gmt":"2017-03-08T09:15:13","slug":"legalite-mission-possible","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/articles\/2017\/legalite-mission-possible","title":{"rendered":"L\u2019\u00e9galit\u00e9: mission possible"},"content":{"rendered":"<h4><strong>Les clich\u00e9s ont la vie dure: m\u00eame en 2017, pas si facile pour une femme de choisir une carri\u00e8re per\u00e7ue comme masculine ou de concilier parcours acad\u00e9mique et vie de famille. A l\u2019occasion de la Journ\u00e9e de la femme, petit portrait du Service de l\u2019\u00e9galit\u00e9 entre femmes et hommes, o\u00f9 l\u2019on est pr\u00eat \u00e0 donner de la voix pour que, Mesdames, vous trouviez votre voie.<\/strong><\/h4>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<p>Un service trop peu connu et qu\u2019on aurait tendance \u00e0 trouver silencieux, si l\u2019on ne connaissait pas la puissante voix qui l\u2019anime. Limer les in\u00e9galit\u00e9s li\u00e9es au genre, non seulement au sein de l\u2019Universit\u00e9 mais \u00e0 travers la soci\u00e9t\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral, c\u2019est la mission d\u2019un trio f\u00e9minin \u00e9nergique qui n\u2019a pas encore dit son dernier mot. A tous ceux qui utilisent encore l\u2019appellation sexe faible pour parler des femmes, merci de passer votre chemin\u2026<\/p>\n<p>Historiquement, c\u2019est en 1991 qu\u2019est n\u00e9e la Commission Femmes et Universit\u00e9. En 1996, entre en vigueur la loi sur l\u2019\u00e9galit\u00e9; elle concerne d\u00e9sormais aussi les universit\u00e9s. Helene F\u00fcger devient la premi\u00e8re pr\u00e9pos\u00e9e aux questions f\u00e9minines, jusqu\u2019\u00e0 ce que le Service se constitue entre 2001 et 2004.<\/p>\n<p><strong>Pas d&rsquo;acquis<br \/>\n<\/strong>Le Service a fait son bonhomme de chemin et, \u00e0 plus de 20 ans maintenant, force est de constater une r\u00e9elle \u00e9volution\u2026 Notamment en ce qui concerne la charge de travail! \u00abNon, l\u2019\u00e9galit\u00e9 femmes-hommes n\u2019est pas encore acquise. Nous croyons, \u00e0 tort, que nous sommes une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 il n\u2019existe plus de diff\u00e9rences, mais c\u2019est faux\u00bb, martelle Muriel Besson, \u00e0 la t\u00eate du service depuis deux ans. Si on ne parle peut-\u00eatre plus de r\u00e9elles injustices, restent encore de nombreuses attitudes et clich\u00e9s ancr\u00e9s dans l\u2019inconscient collectif et la culture en g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p>Un engagement men\u00e9 par trois mousquetaires, avec notamment Claudia M\u00f6ri qui s\u2019occupe de coordonner les programmes pour les jeunes chercheuses et Sandra Gellura qui chapeaute le programme \u00abInternet&amp;Code pour les filles\u00bb. Des actions dont le but est de faire prendre conscience aux filles qu\u2019il n\u2019y pas que certaines fili\u00e8res qui leur sont r\u00e9serv\u00e9es. \u00abNous tentons de les sensibiliser d\u00e8s le plus jeune \u00e2ge\u00bb, explique Sandra Gellura. En effet, le cours \u00abInternet&amp;Code pour les filles\u00bb, en partenariat avec l\u2019EPFL et la HES-SO Fribourg s\u2019adresse aux demoiselles de 6H \u00e0 8H \u2013 10-12 ans \u2013 d\u00e9j\u00e0. \u00abNous leur faisons d\u00e9couvrir la programmation et l\u2019informatique, domaine encore trop per\u00e7u comme masculin\u00bb, rench\u00e9rit-elle.<\/p>\n<p>C\u2019est une \u0153uvre de coulisse pour un travail qui peut s\u2019av\u00e9rer frustrant, tant il est difficile d\u2019en d\u00e9celer les r\u00e9sultats directs. Cela est en revanche \u00abvraiment r\u00e9jouissant lorsque, par exemple, une fille nous \u00e9crit pour nous dire qu\u2019elle a choisi de suivre une fili\u00e8re informatique\u00bb, sourit Claudia M\u00f6ri.<\/p>\n<p><strong>Dans les deux sens<br \/>\n<\/strong>Plus loin dans la formation, leur mission vise aussi \u00e0 encourager les femmes \u00e0 poursuivre leur carri\u00e8re acad\u00e9mique vers le professorat, une fois leur doctorat en poche. \u00abPlus le niveau augmente, plus la repr\u00e9sentation f\u00e9minine diminue\u00bb, constate Muriel Besson \u00e0 qui le th\u00e8me de la conciliation entre vie professionnelle et vie priv\u00e9e tient \u00e0 c\u0153ur. Il est malheureusement vrai que, au moment de fonder une famille, c\u2019est trop souvent par d\u00e9faut la femme qui r\u00e9duit son temps de travail. Et la responsable du service d\u2019ajouter que \u00abla question ne se pose encore que trop rarement au sein d\u2019un couple qui souhaite fonder une famille.\u00bb<\/p>\n<p>Plus largement, le trio est l\u00e0 pour cerner les besoins au sein des facult\u00e9s et s\u2019interroger sur l\u2019am\u00e9lioration des conditions d\u2019\u00e9galit\u00e9.<\/p>\n<p>Si dans la lutte pour l\u2019\u00e9galit\u00e9 on imagine, <em>de facto<\/em>, des messages adress\u00e9s aux femmes, il existe aussi, bien entendu, certaines pr\u00e9occupations du c\u00f4t\u00e9 masculin. Prenons l\u2019exemple du service militaire. \u00abIl est juste qu\u2019un homme qui a l\u2019obligation de servir puisse b\u00e9n\u00e9ficier des conditions ad\u00e9quates pour ses \u00e9tudes\u00bb, estime Claudia M\u00f6ri. Toutes les brochures et autres conseils sont \u00e9galement adress\u00e9s aux deux sexes. Le but est vraiment de r\u00e9duire au maximum la s\u00e9gr\u00e9gation transversale dans les 2 sens.<\/p>\n<p><strong>Tant que la question se pose&#8230;<br \/>\n<\/strong>Les id\u00e9es, les envies et les projets ne manquent pas au Service de l\u2019\u00e9galit\u00e9 de l\u2019Unifr! Ce sont plut\u00f4t les ressources qui font d\u00e9faut. \u00abNotre r\u00f4le est de donner une impulsion. La suite d\u00e9pend surtout du suivi et du soutien n\u00e9cessaire pour assurer notre mission\u00bb, rel\u00e8ve Muriel Besson.<\/p>\n<p>Plus id\u00e9al, leur but ultime est, bien s\u00fbr, que la question du genre ne se pose plus. \u00abNous aurons ainsi atteint notre mission, rient les trois femmes. Tant qu\u2019on se pose la question, c\u2019est que l\u2019in\u00e9galit\u00e9 persiste!\u00bb<\/p>\n<p>Le 8 mars, \u00e0 l\u2019occasion de la Journ\u00e9e de la femme, le trio ne manquera pas de rev\u00eatir son superbe t-shirt rose, cr\u00e9\u00e9 l\u2019ann\u00e9e pass\u00e9e. Loin du kitsch, la couleur se veut encourageante, positive et porteuse d\u2019avenir.<\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<span style=\"color: #ff6600;\">__________<\/span><\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<ul>\n<li>Photo: Flore Martinson &#8211; <a href=\"https:\/\/www.unifr.ch\/scm\/fr\" target=\"_blank\">Unicom <\/a><\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/www.unifr.ch\/egalite\/fr\" target=\"_blank\">Site<\/a> du Service de l&rsquo;\u00e9galit\u00e9<\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/blog.unifr.ch\/egalite\/\" target=\"_blank\">Blog<\/a> du Service de l&rsquo;\u00e9galit\u00e9<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les clich\u00e9s ont la vie dure: m\u00eame en 2017, pas si facile pour une femme de choisir une carri\u00e8re per\u00e7ue comme masculine ou de concilier parcours acad\u00e9mique et vie de famille. 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