{"id":3743,"date":"2017-02-13T13:08:30","date_gmt":"2017-02-13T12:08:30","guid":{"rendered":"http:\/\/www3.unifr.ch\/alma-georges\/?p=3743&#038;lang=de"},"modified":"2017-03-08T10:16:25","modified_gmt":"2017-03-08T09:16:25","slug":"sorcellerie-de-lheresie-au-patrimoine-culturel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/articles\/2017\/sorcellerie-de-lheresie-au-patrimoine-culturel?lang=de","title":{"rendered":"Sorcellerie: de l\u2019h\u00e9r\u00e9sie au patrimoine culturel"},"content":{"rendered":"<h4><strong>Des sorciers aux gu\u00e9risseurs, de l\u2019Inquisition au patrimoine culturel immat\u00e9riel de l\u2019UNESCO, la reconnaissance des pratiques de gu\u00e9rison et de m\u00e9decine alternative a une histoire mouvement\u00e9e. A l\u2019occasion du prochain Caf\u00e9 scientifique de l\u2019Unifr, le Professeur Yves Mausen historien du droit et son \u00e9quipe r\u00e9pondent \u00e0 nos questions. Une th\u00e9matique \u00e0 approfondir le 15 f\u00e9vrier au Nouveau Monde.<\/strong><\/h4>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<p><strong>Existe-il une d\u00e9finition juridique de la sorci\u00e8re?<br \/>\n<\/strong>Non, il\u00a0 est impossible de donner une d\u00e9finition unique de la sorci\u00e8re. En effet, que ce soit au Moyen \u00e2ge ou \u00e0 l\u2019\u00e9poque moderne, le droit est bien trop \u00e9clat\u00e9 et le juge dispose d\u2019une trop grande libert\u00e9. Si les textes coutumiers ou eccl\u00e9siastiques sont nombreux, il n\u2019existe presque rien au niveau juridique.<\/p>\n<p>Avant 1580, les juges ont pour seul guide le Malleus maleficarum des inquisiteurs Henry Institoris et Jacques Sprenger, sorte de manuel juridique de r\u00e9f\u00e9rence pour les chasseurs de sorci\u00e8res. Le guide d\u00e9crit les sorciers comme ceux qui \u00abavec l\u2019aide des d\u00e9mons \u00e0 qui ils sont li\u00e9s par un pacte et avec la permission de Dieu, ont le pouvoir de causer des effets mal\u00e9fiques r\u00e9els. Ce qui n\u2019exclut pas qu\u2019ils puissent aussi par des moyens prestigieux susciter des visions et illusions fantasmatiques.\u00bb Ce texte s\u2019inscrit dans la continuit\u00e9 de la bulle pontificale d\u2019Innocent VIII Summis desidarantes affectibus, mais semble retenir une conception plus retreinte et exclusivement f\u00e9minine de la personne pratiquant la sorcellerie.<\/p>\n<p>Durant les ann\u00e9es 1580, une abondante litt\u00e9rature de juristes, d\u00e9monologues et th\u00e9ologiens va permettre de pr\u00e9ciser la notion de sorcier par rapport \u00e0 celle d\u2019h\u00e9r\u00e9tique. Ces \u0153uvres d\u2019\u00e9rudition, sans avoir de valeur proprement officielle, vont constituer un corpus de r\u00e9f\u00e9rence influen\u00e7ant de fa\u00e7on d\u00e9cisive la poursuite des sorci\u00e8res. Le jurisconsulte Jean Bodin conteste la d\u00e9finition du m\u00e9decin Jean Wier qui avait op\u00e9r\u00e9 une distinction entre ce qui s\u2019explique par la nature, parfois peu avantageuse, de la personne et ce qui s\u2019explique par une liaison d\u00e9moniaque. Pour Bodin, le sorcier est \u00abcelui qui par moyens diaboliques sciemment s\u2019efforce d\u2019obtenir quelque chose\u00bb. Partisan d\u2019une dure r\u00e9pression, le jurisconsulte angevin refuse de \u00abdisputer physicalement des choses supernaturelles ou m\u00e9taphysiques\u00bb.<\/p>\n<p>La conception de la sorci\u00e8re \u00e9volue cependant au cours du si\u00e8cle. Celle-ci est de moins en moins per\u00e7ue comme un individu isol\u00e9, mais davantage comme le membre actif d\u2019une secte, d\u2019une organisation alli\u00e9e avec le Diable, conspirant contre la soci\u00e9t\u00e9 ou plus g\u00e9n\u00e9ralement contre la Chr\u00e9tient\u00e9. Les accusations de sorcellerie conspiratrice et celles de participation au \u00absabbat\u00bb des sorci\u00e8res sont alors souvent combin\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>A partir de quand a-t-on commenc\u00e9 \u00e0 statuer sur la l\u00e9galit\u00e9 des pratiques dites de sorcellerie?<br \/>\n<\/strong>De nombreux textes juridiques m\u00e9di\u00e9vaux, portent la trace d\u2019une interdiction de la sorcellerie et de la punition des superstitions nuisibles. Il est cependant difficile d\u2019identifier le point de d\u00e9part exact de l\u2019ill\u00e9galit\u00e9 de la sorcellerie dans la mesure o\u00f9 cette derni\u00e8re n\u2019est qu\u2019un d\u00e9riv\u00e9 de l\u2019h\u00e9r\u00e9sie, combattue depuis les premiers temps du Christianisme et pourchass\u00e9e plus tard par les tribunaux de l\u2019Inquisition. Malgr\u00e9 tout, la r\u00e9pression syst\u00e9matis\u00e9e de ces pratiques et la transformation relativement soudaine des proc\u00e8s en h\u00e9r\u00e9sie en proc\u00e8s en sorcellerie peuvent \u00eatre historiquement situ\u00e9es.<\/p>\n<p>Peu d\u2019\u00e9l\u00e9ments nous renseignent sur les poursuites judiciaires d\u2019actes de sorcellerie avant la fin du XIVe si\u00e8cle. Quelques proc\u00e8s ayant eu lieu vers 1400 sont relat\u00e9s par le dominicain Johann Nider dans son Formicarius, mais l\u2019absence de registre judiciaire les concernant rend leur \u00e9tude mal ais\u00e9e. A partir de 1428, les proc\u00e8s en sorcellerie augmentent consid\u00e9rablement, principalement au Sud-Est de la France et \u00e0 l&rsquo;Ouest de la Suisse. En Valais par exemple, une centaine de\u00a0sorciers et magiciens aurait \u00e9t\u00e9 poursuivie cette ann\u00e9e-l\u00e0.<\/p>\n<p>En 1484, le Pape Innocent VIII publie la bulle Summis desidarantes affectibus, qui relance la poursuite des sorci\u00e8res et confirme les Inquisiteurs Henry Institoris et Jacques Sprenger dans leur lutte contre la perversion h\u00e9r\u00e9tique. La d\u00e9cennie 1487-1497 appara\u00eet d\u00e9terminante dans l\u2019histoire de la sorcellerie gr\u00e2ce au d\u00e9veloppement de l\u2019imprimerie et \u00e0 la large diffusion du Malleus maleficarum. Cette pers\u00e9cution judiciaire conna\u00eet son apog\u00e9e au XVIe si\u00e8cle (1560-1670). Le nombre de proc\u00e8s en sorcellerie diminue ensuite au milieu du XVIIe si\u00e8cle. En Europe occidentale, la derni\u00e8re sorci\u00e8re fut condamn\u00e9e en 1782.<\/p>\n<p><strong>La Suisse d\u00e9tiendrait le triste record europ\u00e9en de la chasse aux sorci\u00e8res avec 6\u2019000 ex\u00e9cutions &#8211; dont 300 \u00e0 Fribourg. Comment expliquer cela?<br \/>\n<\/strong>La pr\u00e9cocit\u00e9 et l\u2019intensit\u00e9 de la r\u00e9pression sont effectivement remarquables en Suisse. Plusieurs facteurs peuvent l\u2019expliquer. Tout d\u2019abord, suite aux proc\u00e8s fribourgeois contre les Vaudois en 1399 et 1430, un tribunal de l\u2019Inquisition s\u2019installe au couvent des dominicains de Lausanne.<\/p>\n<p>De plus, l\u2019\u00e9clatement du pouvoir politique en Suisse occidentale et la proximit\u00e9 du tribunal comp\u00e9tent de la communaut\u00e9 dont est issu l\u2019accus\u00e9 exposent facilement les juges aux conflits d\u2019int\u00e9r\u00eats locaux, ainsi qu\u2019au poids des pr\u00e9tentions seigneuriales.<\/p>\n<p>En outre, la Suisse a connu l\u2019\u00e9mergence de sectes et d\u2019h\u00e9r\u00e9sies, qui ont contribu\u00e9 \u00e0 fa\u00e7onner le concept de sorcellerie conspiratrice. Le terme vauderie d\u00e9signant initialement l\u2019h\u00e9r\u00e9sie vaudoise, fut appliqu\u00e9 \u00e0 l\u2019h\u00e9r\u00e9sie en g\u00e9n\u00e9ral et finalement \u00e0 la sorcellerie. La recherche de stabilit\u00e9 des \u00c9glises confessionnelles \u00e0 cette \u00e9poque a \u00e9galement justifi\u00e9 une lutte plus s\u00e9v\u00e8re des h\u00e9r\u00e9sies et une certaine d\u00e9monisation de ces derni\u00e8res.<\/p>\n<p>Certains ph\u00e9nom\u00e8nes sociaux entrent \u00e9galement en jeu. Vers 1400, les proc\u00e8s de la vall\u00e9e de la Simme au Sud-Ouest de la Suisse l\u2019illustrent parfaitement. Ces proc\u00e8s, racont\u00e9s par Johann Nider dans le Formicarius, surviennent apr\u00e8s que cette vall\u00e9e a \u00e9t\u00e9 absorb\u00e9e par l\u2019autorit\u00e9 territoriale de Berne, provoquant un bouleversement \u00e9conomique. L\u2019abandon de l\u2019agriculture de subsistance pour l\u2019\u00e9levage de b\u00e9tail entra\u00eene une augmentation des contacts avec les villes de march\u00e9. Dans ce contexte, l\u2019enrichissement de certains provoque la jalousie des autres, favorisant les accusations calomnieuses de sorcellerie. Enfin, les intemp\u00e9ries, \u00e9pid\u00e9mies et famines ont toujours jou\u00e9 un r\u00f4le important dans les accusations et les proc\u00e8s de sorcellerie, mais ce ph\u00e9nom\u00e8ne n\u2019est pas sp\u00e9cifique \u00e0 la Suisse.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9sormais, on utilise beaucoup la notion de gu\u00e9risseur. Ces pratiques sont-elles encadr\u00e9es l\u00e9galement?<\/strong><br \/>\nNous vivons un si\u00e8cle de remise en question. Des motions demandent la r\u00e9habilitation des anciennes sorci\u00e8res ex\u00e9cut\u00e9es dans notre Canton. Les notions de gu\u00e9risseur, et, plus g\u00e9n\u00e9ralement, de m\u00e9decine parall\u00e8le, sont de plus en plus accept\u00e9es. Certes, les derniers si\u00e8cles ont \u00e9t\u00e9 agit\u00e9s, avec la modernisation de la m\u00e9decine et la reconnaissance de la profession des m\u00e9decins, qui se sont organis\u00e9s en syndicats. En 1877, la Loi sur les Professions M\u00e9dicales p\u00e9nalisait tout exercice de la m\u00e9decine sans dipl\u00f4me, ni autorisation officielle. Elle permettait aux m\u00e9decins de poursuivre les gu\u00e9risseurs sous le chef d\u2019inculpation d\u2019exercice illicite de la m\u00e9decine. Ceci dit, la jurisprudence \u00e9tait souvent bienveillante envers ces pratiques, en \u00e9cho au support populaire pour la m\u00e9decine alternative. D\u00e9sormais, la Suisse est l\u2019un des pays d\u2019Europe le plus ouvert \u00e0 ce sujet. Certains h\u00f4pitaux ont des listes de gu\u00e9risseurs ou de personnes ayant le secret, qu\u2019ils transmettent aux patients \u00e0 leur demande. Des techniques d\u2019hypnose ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es en milieu hospitalier. Le pr\u00e9sident et vice-pr\u00e9sident de la FMH ne s\u2019opposent pas au recours \u00e0 ces m\u00e9thodes parall\u00e8les, dans les cas de \u00absituations de grande d\u00e9tresse et d\u2019incertitude\u00bb. La FMH elle-m\u00eame n\u2019\u00e9met cependant pas d\u2019avis officiel \u00e0 ce sujet, tout comme l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la sant\u00e9 publique. La F\u00e9d\u00e9ration des patients insiste n\u00e9anmoins sur le fait que les gu\u00e9risseurs doivent collaborer avec la m\u00e9decine classique, et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, envoyer leurs patients vers des m\u00e9decins.<\/p>\n<p>De plus, les m\u00e9decines compl\u00e9mentaires \u2013 comprenant l\u2019acupuncture, la m\u00e9decine traditionnelle chinoise, la m\u00e9decine anthroposophique, la pharmacoth\u00e9rapie de la m\u00e9decine traditionnelle chinoise, l\u2019hom\u00e9ophatie, la phythot\u00e9rapie, ainsi que deux techniques particuli\u00e8res de sonographie \u2013 doivent, dans leurs rudiments, \u00eatre enseign\u00e9es dans les formations de m\u00e9decine humaine, de m\u00e9decine dentaire et de chiropractie. Cette m\u00e9decine compl\u00e9mentaire est d\u00e9sormais en grande partie rembours\u00e9e lorsqu\u2019elle est dispens\u00e9e par des m\u00e9decins.<\/p>\n<p>Ajoutons que les cantons sont souverains en ce qui concerne la pratique m\u00e9dicale. Ainsi, chacun peut permettre ou non l\u2019exercice des gu\u00e9risseurs, ou l\u2019administration de services de m\u00e9decine compl\u00e9mentaire par des non professionnels de la sant\u00e9. Le Canton de Fribourg, par exemple, l\u2019autorise, si cela ne cause pas de dangers pour la sant\u00e9 de la population ou des patients et s\u2019il n\u2019y a pas de risques de confusion avec des soins relevant de professions de la sant\u00e9 proprement dits. Ces non professionnels seront alors entour\u00e9s par une s\u00e9rie de devoirs d\u00e9termin\u00e9s par la loi. De plus, tout soin relevant sp\u00e9cifiquement d\u2019une profession de la sant\u00e9 ne saurait \u00eatre pratiqu\u00e9 par une personne autre qu\u2019un m\u00e9decin.<\/p>\n<p>L\u2019activit\u00e9 des gu\u00e9risseurs, comme les magn\u00e9tiseurs, rebouteux, ou d\u00e9tenteurs du secret, ne semble pas r\u00e9glement\u00e9e \u00e0 Fribourg. Elle n\u2019est ainsi pas soumise \u00e0 autorisation ou condition sp\u00e9cifique, tant qu\u2019elle ne consiste pas en un exercice ill\u00e9gal de la m\u00e9decine. En comparaison, la LSan valaisanne reconna\u00eet et autorise explicitement lesdites pratiques pour autant qu\u2019elles soient sans danger et que les patients soient d\u00fbment inform\u00e9s pour \u00e9viter tout confusion avec la biom\u00e9decine. Il convient n\u00e9anmoins de rappeler que les normes du code p\u00e9nal s\u2019appliquent (l\u00e9sions corporelles, voire escroquerie), ainsi que celles sur la responsabilit\u00e9 civile.<\/p>\n<p>Ces pratiques sont donc tol\u00e9r\u00e9es et en partie non r\u00e9glement\u00e9es. Des formations pour les m\u00e9decines parall\u00e8les hors m\u00e9decines compl\u00e9mentaires sont propos\u00e9es par quantit\u00e9 de priv\u00e9s, particuliers ou organismes, comme, par exemple, l\u2019Ecole de M\u00e9diumnit\u00e9 et de Gu\u00e9rison de Neuch\u00e2tel.<\/p>\n<p>Enfin, d\u2019un point de vue culturel, les pratiques que sont le secret et les pri\u00e8res de gu\u00e9rison ont \u00e9t\u00e9 reconnues par l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la culture dans le cadre de la Convention de l\u2019Unesco de 2008 en tant que patrimoine culturel immat\u00e9riel, de traditions vivantes de la Suisse.<\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<span style=\"color: #ff6600;\">__________<\/span><\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<ul>\n<li>Le Caf\u00e9 scientifique \u00abSorciers, sorci\u00e8res, qui \u00eates-vous?\u00bb aura lieu le 15 f\u00e9vrier 2017, au Nouveau Monde, Esplanade de l\u2019Ancienne Gare 3, \u00e0 18h00. <a href=\"http:\/\/ink http:\/\/events.unifr.ch\/cafes-scientifiques\/fr\/programme\/saison-2016-2017.html\" target=\"_blank\">Programme complet<\/a><\/li>\n<li>Ont aimablement contribu\u00e9 \u00e0 cet article: le Professeur Yves Mausen, ainsi que son assistante C\u00e9cile Duhil de B\u00e9naz\u00e9 et son sous-assistant Galaad Loup.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Des sorciers aux gu\u00e9risseurs, de l\u2019Inquisition au patrimoine culturel immat\u00e9riel de l\u2019UNESCO, la reconnaissance des pratiques de gu\u00e9rison et de m\u00e9decine alternative a une histoire mouvement\u00e9e. A l\u2019occasion du prochain Caf\u00e9 scientifique de l\u2019Unifr, le Professeur Yves Mausen historien du droit et son \u00e9quipe r\u00e9pondent \u00e0 nos questions. Une th\u00e9matique \u00e0 approfondir le 15 f\u00e9vrier au Nouveau Monde. Existe-il une d\u00e9finition juridique de la sorci\u00e8re? Non, il\u00a0 est impossible de donner une d\u00e9finition unique de la sorci\u00e8re. 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