{"id":3507,"date":"2016-12-05T14:06:40","date_gmt":"2016-12-05T13:06:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www3.unifr.ch\/alma-georges\/?p=3507&#038;lang=de"},"modified":"2016-12-21T11:44:58","modified_gmt":"2016-12-21T10:44:58","slug":"la-population-suisse-fait-confiance-a-la-science","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/articles\/2016\/la-population-suisse-fait-confiance-a-la-science?lang=de","title":{"rendered":"La population suisse fait confiance \u00e0 la science"},"content":{"rendered":"<h4><strong>Les premiers r\u00e9sultats du Barom\u00e8tre scientifique suisse sont tomb\u00e9s: la majorit\u00e9 des Suissesses et des Suisses estiment que la recherche scientifique est n\u00e9cessaire et qu\u2019elle doit \u00eatre soutenue par l\u2019Etat. Leur confiance dans la science, les scientifiques et les universit\u00e9s est av\u00e9r\u00e9e. Les m\u00e9dias et Internet sont leurs principales sources d\u2019information.<\/strong><\/h4>\n<p>Que pensent les Suissesses et les Suisses de la recherche scientifique et o\u00f9 se renseignent-ils \u00e0 propos de ses avanc\u00e9es et r\u00e9sultats? Ces questions sont au centre du projet \u00e0 long terme Barom\u00e8tre scientifique suisse, men\u00e9 par des chercheurs de l\u2019Institut f\u00fcr Publizistikwissenschaft und Medienforschung (IPMZ) de l\u2019Universit\u00e9 de Zurich, et du D\u00e9partement des sciences de la communication et des m\u00e9dias (DCM) de l\u2019Universit\u00e9 de Fribourg.<\/p>\n<p><strong>Bonne r\u00e9putation<br \/>\n<\/strong>La premi\u00e8re \u00e9dition de ce Barom\u00e8tre scientifique suisse 2016 est plut\u00f4t r\u00e9jouissante pour les scientifiques. \u00abLes trois quarts de la population suisse consid\u00e8rent la recherche scientifique comme n\u00e9cessaire, m\u00eame si elle ne leur apporte aucune utilit\u00e9 concr\u00e8te et imm\u00e9diate\u00bb, d\u00e9voile Mike S. Sch\u00e4fer, professeur \u00e0 l\u2019IPMZ et auteur de l\u2019\u00e9tude. Le m\u00eame pourcentage de personnes interrog\u00e9es croit que la recherche scientifique doit \u00eatre soutenue par l\u2019Etat. En outre, plus de la moiti\u00e9 de la population suisse s\u2019int\u00e9resse fortement ou tr\u00e8s fortement aux th\u00e8mes scientifiques, plus qu\u2019\u00e0 ceux de l\u2019\u00e9conomie, de la finance, et m\u00eame du sport. Seule la politique d\u00e9passe la science comme th\u00e8me de pr\u00e9dilection pour la population suisse.<\/p>\n<p><strong>Les m\u00e9dias et Wikip\u00e9dia<\/strong><br \/>\nLa majorit\u00e9 de la population suisse demande que les scientifiques informent le public de leur travail. Elle trouve satisfaction \u00e0 cette exigence non seulement dans les m\u00e9dias traditionnels (quotidiens, journaux, hebdomadaires, magazines), mais aussi sur Internet et \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision \u2013 dans une moindre mesure \u00e0 la radio et dans les magazines sp\u00e9cialis\u00e9s. Lorsqu\u2019elle choisit Internet, la population suisse s\u2019informe le plus souvent dans l\u2019encyclop\u00e9die Wikip\u00e9dia. Facebook et les blogs ou les forums en ligne jouent un r\u00f4le mineur. D\u2019autres moyens d\u2019information scientifique sont pl\u00e9biscit\u00e9s, comme les mus\u00e9es, les expositions et conf\u00e9rences scientifiques, les zoos, aquariums et jardins botaniques.<\/p>\n<p><strong>Ombres au tableau<\/strong><br \/>\nSi la majorit\u00e9 de la population interrog\u00e9e a confiance dans la science, les scientifiques et les universit\u00e9s, elle pense principalement aux sciences naturelles, et \u00e0 la m\u00e9decine au premier plan. Quand on demande aux sond\u00e9s \u00e0 quoi ils associent le terme \u00abscience\u00bb, ce ne sont pas les sciences humaines et sociales qui viennent d\u2019abord \u00e0 l\u2019esprit des sond\u00e9s. En outre, malgr\u00e9 leur int\u00e9r\u00eat ind\u00e9niable pour la science, la plupart d\u2019entre eux sont d\u2019avis que la recherche scientifique devrait aussi avoir des limites. Le sondage ne pr\u00e9cise cependant par lesquelles.<\/p>\n<p>Deuxi\u00e8me ombre au tableau, une partie minoritaire des sond\u00e9s \u2013 environ un cinqui\u00e8me \u2013 oppose une r\u00e9sistance opini\u00e2tre aux th\u00e8mes scientifiques et \u00e0 la recherche en soi: selon eux, la science ne joue aucun r\u00f4le dans leur vie, ils n\u2019ont aucun int\u00e9r\u00eat pour elle et ne lui font pas confiance.<\/p>\n<p>Mais dans l\u2019ensemble, \u00able peuple suisse est conscient de la valeur scientifique et lui accorde une note positive, rel\u00e8ve Mike S. Sch\u00e4fer. C\u2019est particuli\u00e8rement r\u00e9jouissant dans la mesure o\u00f9 la Suisse est une soci\u00e9t\u00e9 du savoir engendrant de nombreuses d\u00e9penses en faveur de la science et de la recherche, ce qui en fait un pays parmi les plus novateurs du monde en termes de connaissances scientifiques, avec des r\u00e9percussions dans de nombreux domaines de la vie: la sant\u00e9, la nutrition, l\u2019\u00e9ducation des enfants, les d\u00e9cisions politiques et \u00e9conomiques.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Soutien de la population<\/strong><br \/>\nCoauteure de l\u2019enqu\u00eate, Julia Metag, professeure au D\u00e9partement des sciences de la communication et des m\u00e9dias de l\u2019Universit\u00e9 de Fribourg, \u00abesp\u00e8re que ces r\u00e9sultats seront pris en compte et discut\u00e9s au sein du D\u00e9partement f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019\u00e9conomie, de la formation et de la recherche. Cela permettrait d\u2019engager un d\u00e9bat parmi les diff\u00e9rents acteurs de la formation et de la recherche.\u00bb<\/p>\n<p>Car ce sondage tombe \u00e0 pic au moment o\u00f9 des compressions budg\u00e9taires sont justement envisag\u00e9es dans ces domaines. Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral et le Parlement oseront-ils aller contre le soutien dont jouit la science au sein de la population\u00a0?<\/p>\n<p>L\u2019enqu\u00eate Barom\u00e8tre scientifique suisse 2016 a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e par t\u00e9l\u00e9phone sur la base d\u2019un \u00e9chantillonnage repr\u00e9sentatif de la population r\u00e9sidant en Suisse, ma\u00eetrisant l\u2019une des langues nationales (allemand, fran\u00e7ais, italien) \u00e0 partir de l\u2019\u00e2ge de 15 ans. C\u2019est l\u2019institut de sondage DemoSCOPE qui a interview\u00e9 1051 personnes \u2013 651 en Suisse al\u00e9manique, 200 en Suisse romande et 200 au Tessin.<\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<span style=\"color: #ff6600;\">__________<\/span><\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<ul>\n<li>Le <a href=\"http:\/\/www.wissenschaftsbarometer.ch\" target=\"_blank\">Barom\u00e8tre scientifique suisse<\/a> est financ\u00e9 par la Gebert R\u00fcf Stiftung, la Stiftung Mercator Schweiz et l\u2019Universit\u00e9 de Zurich.\u00a0 Les prochains sondages auront lieu en 2019 et 2022.<\/li>\n<li>Contact \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Fribourg: <a href=\"mailto: julia.metag@unifr.ch\">Julia Metag<\/a>, professeure au D\u00e9partement des sciences de la communication et des m\u00e9dias, 026 300 83 15.<\/li>\n<\/ul>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les premiers r\u00e9sultats du Barom\u00e8tre scientifique suisse sont tomb\u00e9s: la majorit\u00e9 des Suissesses et des Suisses estiment que la recherche scientifique est n\u00e9cessaire et qu\u2019elle doit \u00eatre soutenue par l\u2019Etat. 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