{"id":21901,"date":"2025-01-15T12:51:44","date_gmt":"2025-01-15T11:51:44","guid":{"rendered":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges?p=21901"},"modified":"2025-01-16T09:24:25","modified_gmt":"2025-01-16T08:24:25","slug":"je-defends-une-approche-feministe-du-droit","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/articles\/2025\/je-defends-une-approche-feministe-du-droit","title":{"rendered":"\u00abJe d\u00e9fends une approche f\u00e9ministe du droit\u00bb"},"content":{"rendered":"<h4><strong>Sa th\u00e8se de droit lui a valu le prix Genre 2024 d\u00e9cern\u00e9 lors du dernier Dies Academicus. Sofia Elisabetta Balzaretti y d\u00e9fend l\u2019id\u00e9e que le droit peut contribuer \u00e0 fa\u00e7onner une soci\u00e9t\u00e9 plus \u00e9galitaire et sans sexisme. Avec un talent certain de la vulgarisation, elle s\u2019en explique dans nos colonnes. <div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<\/strong><\/h4>\n<div id=\"attachment_21911\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/JES_7386-scaled.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-21911\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-21911 size-medium\" src=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/JES_7386-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/JES_7386-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/JES_7386-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/JES_7386-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/JES_7386-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/JES_7386-2048x1365.jpg 2048w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-21911\" class=\"wp-caption-text\">Sofia Elisabetta Balzaretti (2\u00e8me depuis la droite)<\/p><\/div>\n<p><strong>Vous avez d\u00e9croch\u00e9 le prix Genre qui vous a \u00e9t\u00e9 remis \u00e0 l\u2019occasion du Dies Academicus. Qu\u2019est-ce que cela vous fait?<br \/>\n<\/strong>Je suis tr\u00e8s honor\u00e9e de recevoir ce prix, mais je suis \u00e9galement ravie de pouvoir le partager avec d\u2019autres chercheuses. Cette reconnaissance t\u00e9moigne d\u2019un int\u00e9r\u00eat croissant pour les questions de genre, et de l\u2019objectif d\u2019en faire un v\u00e9ritable sujet scientifique. Il me semble crucial de montrer que nous juristes r\u00e9fl\u00e9chissons aussi \u00e0 cette question \u00e0 partir de notre discipline.<\/p>\n<p><strong>Comment et pourquoi avez-vous d\u00e9cid\u00e9 de vous pencher sur \u00abl\u2019\u00e9pineuse et importante question de l\u2019\u00e9galit\u00e9 entre les sexes\u00bb dans votre th\u00e8se de doctorat?<br \/>\n<\/strong>Tout d\u2019abord, en tant que juriste, je m\u2019int\u00e9resse aux questions d\u2019\u00e9galit\u00e9, aux droits fondamentaux et \u00e0 la protection des droits \u00abde l\u2019homme\u00bb au niveau international et suisse. Mon int\u00e9r\u00eat pour la philosophie du droit a \u00e9galement jou\u00e9 un r\u00f4le &#8211; une th\u00e8se en droit offre cette merveilleuse opportunit\u00e9 d\u2019explorer en profondeur les aspects th\u00e9oriques.<br \/>\nEnsuite, en tant que femme et f\u00e9ministe convaincue, je savais qu\u2019il y avait des id\u00e9es \u00e0 rassembler et la possibilit\u00e9 de r\u00e9fl\u00e9chir au droit et \u00e0 la th\u00e9orie du droit \u00e0 partir de mon exp\u00e9rience \u00absitu\u00e9e\u00bb de femme, sans entrer dans une logique identitaire que je ne cautionne d\u2019ailleurs pas. J\u2019ai \u00e9galement pu m\u00fbrir et \u00e9voluer, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019accompagnement doctoral d\u2019excellente qualit\u00e9 que j\u2019ai re\u00e7u \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Fribourg. En \u00e9cho \u00e0 la th\u00e9matisation et \u00e0 l\u2019int\u00e9r\u00eat croissant pour le sujet ces derni\u00e8res ann\u00e9es, l\u2019inspiration n\u2019a cess\u00e9 de grandir.<\/p>\n<p><strong>Est-ce une th\u00e8se militante?<br \/>\n<\/strong>Si l\u2019on comprend le militantisme comme une action visant \u00e0 d\u00e9fendre une cause, alors effectivement, ma th\u00e8se a une dimension militante, puisque je d\u00e9fends une approche f\u00e9ministe du droit. Cependant, la posture juridique elle-m\u00eame, le \u00abplaidoyer\u00bb des juristes, est toujours normative. M\u00eame un sujet qui semble neutre est en r\u00e9alit\u00e9 un plaidoyer pour une conception particuli\u00e8re du droit. Tout est intrins\u00e8quement politique, y compris la mani\u00e8re dont les r\u00e8gles de droit sont con\u00e7ues et interpr\u00e9t\u00e9es. Il existe plusieurs th\u00e9ories du droit et il est \u00e9vident que la th\u00e9orie f\u00e9ministe du droit est fortement influenc\u00e9e par les mouvements sociaux f\u00e9ministes, ce qui lui donne probablement une teinte plus militante. En revanche, et pour plaisanter, je ne suis pas s\u00fbre que les militantes \u00abdu terrain\u00bb seraient d\u2019accord avec moi, vu que je m\u2019inscris dans l\u2019orthodoxie juridique dominante en devenant docteure en droit.<\/p>\n<p><strong>Dans quelle mesure le droit, aujourd\u2019hui, est impr\u00e9gn\u00e9 de sexisme ? Pourriez-vous citer des exemples?<\/strong><br \/>\nDans beaucoup de syst\u00e8mes juridiques, les femmes n\u2019ont acquis la pleine reconnaissance de leurs droits civils que tr\u00e8s r\u00e9cemment et, dans certains pays, la lutte pour l\u2019\u00e9galit\u00e9 juridique n\u2019est pas termin\u00e9e. L\u2019histoire du droit a longtemps \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9e par des pratiques qui excluaient les femmes des sph\u00e8res de d\u00e9cision et de participation \u00e0 la vie publique, ce qui a profond\u00e9ment model\u00e9 la mani\u00e8re dont le droit et le d\u00e9mocratie sont structur\u00e9es aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p>En droit compar\u00e9, on peut aussi observer ces disparit\u00e9s. Par exemple, la d\u00e9finition de la violence domestique ou du harc\u00e8lement sexuel varie largement d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre. Cette conception biais\u00e9e refl\u00e8te une vision patriarcale du droit, o\u00f9 certaines formes de violence sont minimis\u00e9es, voire justifi\u00e9es, ce qui contribue \u00e0 invisibiliser l\u2019exp\u00e9rience des femmes, \u00e0 les consid\u00e9rer comme des \u00abcitoyennes de seconde zone\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Vous \u00e9crivez que le droit ne prot\u00e8ge pas assez les femmes contre toutes les formes de sexisme? Pour quelles raisons?<br \/>\n<\/strong>Le sexisme n\u2019est pas seulement une question d\u2019atteinte isol\u00e9e \u00e0 des droits individuels, mais une id\u00e9ologie profond\u00e9ment ancr\u00e9e, soutenue par un \u00abcontinuum des violences\u00bb. Ce n\u2019est pas uniquement une question de lois insuffisantes, mais de structures sociales et institutionnelles qui perp\u00e9tuent ce sexisme. Parfois, ce n\u2019est pas qu\u2019il n\u2019y a pas de lois en place, mais il existe des d\u00e9faillances \u00e9tatiques importantes dans la mise en oeuvre r\u00e9elle de l\u2019\u00e9galit\u00e9; une non prise en compte des r\u00e9cits et t\u00e9moignages des femmes en tant que victimes de violences sexuelles est un exemple.<\/p>\n<p><strong>Pire, vous affirmez que le droit peut contribuer au sexisme! De quelle fa\u00e7on?<br \/>\n<\/strong>Le droit peut, en effet, contribuer au sexisme, non seulement \u00e0 travers des lois qui semblent neutres, mais aussi par la mani\u00e8re dont il aborde des concepts comme l\u2019\u00e9galit\u00e9, l\u2019autonomie ou la dignit\u00e9, qui sont souvent consid\u00e9r\u00e9s comme les bases de la protection des droits des femmes. La notion de consentement par exemple est largement d\u00e9battue dans la litt\u00e9rature f\u00e9ministe, ce qui nous pousse \u00e0 reconsid\u00e9rer non seulement \u00aba-t-elle consenti?\u00bb, mais aussi \u00e0 se demander \u00abqui a la possibilit\u00e9 de donner son accord mais surtout de formuler la proposition?\u00bb En particulier, cette r\u00e9flexion critique, incarn\u00e9e par le f\u00e9minisme, nous incite \u00e0 ne pas accepter les concepts lib\u00e9raux tels qu\u2019ils sont, mais \u00e0 les analyser pour \u00e9viter de reproduire une vision patriarcale de l\u2019\u00e9galit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Le droit peut-il v\u00e9ritablement contribuer \u00e0 cr\u00e9er une soci\u00e9t\u00e9 sans sexisme?<br \/>\n<\/strong>L\u00e0 r\u00e9side tout le d\u00e9fi. Il existe des attentes vis-\u00e0-vis du droit, que l\u2019on peut observer \u00e0 travers les proc\u00e8s m\u00e9diatis\u00e9s. Ma th\u00e8se d\u00e9fend l\u2019id\u00e9e que le droit peut, oui, contribuer \u00e0 fa\u00e7onner une soci\u00e9t\u00e9 plus \u00e9galitaire et sans sexisme, \u00e0 condition qu\u2019il ne perde pas de vue le projet mat\u00e9rialiste et radical du f\u00e9minisme. Ce n\u2019est pas simplement une question de reformulation juridique, mais de maintenir la port\u00e9e universelle et transformatrice du f\u00e9minisme politique. C\u2019est un des arguments principaux \u00e0 la lutte juridique contre le sexisme: ne pas diluer les valeurs fondamentales du f\u00e9minisme, qui sont avant tout des valeurs de justice sociale et de redistribution du pouvoir.<\/p>\n<p><strong>Quand on lutte juridiquement contre les discours sexistes, ne risque-t-on pas de censurer des propos qui, bien que ne volant pas forc\u00e9ment haut, peuvent rester dans la limite de la libert\u00e9 d&rsquo;expression?<br \/>\n<\/strong>Oui, c\u2019est un risque, et c\u2019est un point que je souligne dans ma th\u00e8se. Les f\u00e9ministes am\u00e9ricaines sont partie de l\u00e0 pour pouvoir offrir une protection juridique contre le harc\u00e8lement sexuel, car la libert\u00e9 d\u2019expression a une place centrale dans la Constitution am\u00e9ricaine. Il en va autrement en France ou en Suisse. Partout, c\u2019est vrai, le sexisme est compris comme \u00ables propos sexistes\u00bb. Pour moi ce n\u2019est pas tant une question de restreindre la libert\u00e9 ou d\u2019interdire des propos que de savoir comment promouvoir des droits sociaux et fa\u00e7onner positivement la soci\u00e9t\u00e9. Cela permet de justifier des pratiques comme les espaces en non-mixit\u00e9 choisie ou la valorisation des productions des femmes. La th\u00e9orie f\u00e9ministe nous rappelle que l\u2019enjeu n\u2019est pas tant de censurer ou d\u2019interdire, mais d\u2019offrir une place r\u00e9elle aux femmes, pour pouvoir en somme converser \u00e0 \u00abarmes \u00e9gales\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Avez-vous espoir que, au travers du droit, on puisse \u00e9liminer les st\u00e9r\u00e9otypes li\u00e9s \u00e0 la condition f\u00e9minine?<br \/>\n<\/strong>Les st\u00e9r\u00e9otypes, \u00e9videmment, sont un obstacle, mais il ne faut pas rejeter les fondements lib\u00e9raux du droit en d\u00e9pit des d\u00e9rives patriarcales. Tout le monde doit avoir le droit de choisir, avoir des pr\u00e9f\u00e9rences personnelles ou excercer ses libert\u00e9s individuelles. Le droit peut et doit \u00eatre un outil pour concilier libert\u00e9 et \u00e9galit\u00e9, notamment pour les femmes. Le v\u00e9ritable d\u00e9fi est de remettre chaque norme dans son contexte politique et \u00e9thique. La lutte contre la violence, notamment la violation des corps des femmes, doit \u00eatre une priorit\u00e9. Et ce ne sera faisable qu\u2019en prenant au s\u00e9rieux les f\u00e9ministes et leurs revendications. Mais au-del\u00e0 de cela, il s\u2019agit de remettre en question les st\u00e9r\u00e9otypes qui peuvent conduire \u00e0 des violations graves des droits.<\/p>\n<p><strong>Et au niveau priv\u00e9, qu&rsquo;allez-vous faire maintenant que vous \u00eates docteure en droit?<br \/>\n<\/strong>Depuis plus de deux ans, je travaille \u00e0 l\u2019administration f\u00e9d\u00e9rale, o\u00f9 je continue \u00e0 m\u2019engager sur des projets li\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9galit\u00e9, en particulier en faveur des personnes handicap\u00e9es. Les liens entre droit et politiques publiques sont passionants. Je garde un pied dans la recherche \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Fribourg. Je pense \u00e9galement \u00e0 m\u2019investir dans la vulgarisation scientifique de mes travaux de th\u00e8se. Et, sur un plan plus priv\u00e9, je demeure engag\u00e9e en tant que f\u00e9ministe, car apr\u00e8s tout, le priv\u00e9 n\u2019est-il pas politique?<\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<span style=\"color: #ff6600;\">__________<\/span><\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<ul>\n<li>Balzaretti, Sofia. <em>Le sexisme et le droit suisse, europ\u00e9en et international: Pour une approche f\u00e9ministe du droit.<\/em> Z\u00fcrich: Schulthess Verlag, 2023.<\/li>\n<li>Photos: Jessica Genoud<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sa th\u00e8se de droit lui a valu le prix Genre 2024 d\u00e9cern\u00e9 lors du dernier Dies Academicus. Sofia Elisabetta Balzaretti y d\u00e9fend l\u2019id\u00e9e que le droit peut contribuer \u00e0 fa\u00e7onner une soci\u00e9t\u00e9 plus \u00e9galitaire et sans sexisme. Avec un talent certain de la vulgarisation, elle s\u2019en explique dans nos colonnes. Vous avez d\u00e9croch\u00e9 le prix Genre qui vous a \u00e9t\u00e9 remis \u00e0 l\u2019occasion du Dies Academicus. Qu\u2019est-ce que cela vous fait? Je suis tr\u00e8s honor\u00e9e de recevoir ce prix, mais je suis \u00e9galement ravie de pouvoir le partager avec d\u2019autres chercheuses. 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