{"id":2075,"date":"2016-03-10T16:32:40","date_gmt":"2016-03-10T15:32:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www3.unifr.ch\/alma-georges\/?p=2075"},"modified":"2016-03-24T11:30:21","modified_gmt":"2016-03-24T10:30:21","slug":"notre-cerveau-est-il-sexiste","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/articles\/2016\/notre-cerveau-est-il-sexiste","title":{"rendered":"Notre cerveau est-il sexiste ?"},"content":{"rendered":"<h4><strong>Comment le cerveau traite-t-il le masculin et le f\u00e9minin dans le langage? Pascal Gygax, co-directeur de l\u2019\u00e9quipe de psycholinguistique et psychologie sociale appliqu\u00e9e, r\u00e9pond \u00e0 cette question \u00e0 l\u2019occasion de la Journ\u00e9e du cerveau.<\/strong><\/h4>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<p><strong>Pourquoi le cerveau rechigne-t-il \u00e0 comprendre que \u00ables musiciens\u00bb peut aussi se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 des femmes?<br \/>\n<\/strong>La forme grammaticale masculine poss\u00e8de deux sens. Un premier dit \u00absp\u00e9cifique\u00bb (masculin=homme) et un deuxi\u00e8me dit \u00abg\u00e9n\u00e9rique\u00bb (masculin=homme et femme). Le cerveau doit donc r\u00e9soudre cette ambigu\u00eft\u00e9 \u00e0 chaque fois qu&rsquo;il rencontre une forme grammaticale masculine. Le sens sp\u00e9cifique est le premier que nous apprenons et celui que nous utilisons le plus fr\u00e9quemment (par exemple, regarde ce musicien). Le cerveau peine donc \u00e0 le mettre de c\u00f4t\u00e9 au profit du sens g\u00e9n\u00e9rique.<\/p>\n<p><strong>Peut-on le prouver?<\/strong><br \/>\nOui. De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale \u2013 et c&rsquo;est l\u00e0 que le temps de d\u00e9cision devient important \u2013 nous pouvons montrer que le cerveau peine \u00e0 comprendre le masculin comme g\u00e9n\u00e9rique. Par exemple, apr\u00e8s la phrase \u00ables musiciens sortirent de la salle\u00bb, \u00a0nous prenons plus de temps pour traiter la proposition \u00abune des femmes portait un parapluie\u00bb que \u00abun des hommes portait un parapluie\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Peut-on entra\u00eener le cerveau \u00e0 comprendre que le masculin peut \u00eatre utilis\u00e9 de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rique?<br \/>\n<\/strong>C&rsquo;est vraiment tr\u00e8s difficile. Nous avons essay\u00e9 de nombreuses m\u00e9thodes. Il est clair que dire simplement\u00a0 que la forme masculine est utilis\u00e9e comme g\u00e9n\u00e9rique ne suffit pas, par exemple. Par contre, en \u00e9tant plus fr\u00e9quemment expos\u00e9 \u00e0 des associations \u00abmasculin=femmes\u00bb, notre cerveau peut s\u2019y habituer et devenir plus r\u00e9ceptif \u00e0 ce genre d\u2019associations. Notez n\u00e9anmoins que nous n\u2019avons jamais r\u00e9ussi \u00e0 cr\u00e9er une condition o\u00f9 le sens sp\u00e9cifique du masculin ne dominait pas nos repr\u00e9sentations mentales.<\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<p><span style=\"color: #ff6600;\">__________<\/span><\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<p>Pascal Gygax pr\u00e9sentera une conf\u00e9rence intitul\u00e9e \u00abPrendre une d\u00e9cision rapidement: lorsque le temps compte!\u00bb dans le cadre de la <a href=\"http:\/\/www.lasemaineducerveau.ch\" target=\"_blank\">Semaine du cerveau<\/a>.<br \/>\n<span style=\"color: #ff6600;\">&gt;<\/span> Mercredi 16 mars \u00e0 20h00, Grand auditoire de l\u2019Institut de physiologie, Ch. du Mus\u00e9e 5, 1700 Fribourg<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comment le cerveau traite-t-il le masculin et le f\u00e9minin dans le langage? Pascal Gygax, co-directeur de l\u2019\u00e9quipe de psycholinguistique et psychologie sociale appliqu\u00e9e, r\u00e9pond \u00e0 cette question \u00e0 l\u2019occasion de la Journ\u00e9e du cerveau. Pourquoi le cerveau rechigne-t-il \u00e0 comprendre que \u00ables musiciens\u00bb peut aussi se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 des femmes? La forme grammaticale masculine poss\u00e8de deux sens. Un premier dit \u00absp\u00e9cifique\u00bb (masculin=homme) et un deuxi\u00e8me dit \u00abg\u00e9n\u00e9rique\u00bb (masculin=homme et femme). Le cerveau doit donc r\u00e9soudre cette ambigu\u00eft\u00e9 \u00e0 chaque fois qu&rsquo;il rencontre une forme grammaticale masculine. Le sens sp\u00e9cifique est le premier que nous apprenons et celui que nous utilisons<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":2077,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[79,75],"tags":[249,381,130],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2075"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2075"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2075\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2082,"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2075\/revisions\/2082"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2077"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2075"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2075"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2075"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}