{"id":19947,"date":"2024-03-08T14:23:16","date_gmt":"2024-03-08T13:23:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/articles\/2024\/mieux-comprendre-le-cerveau-pour-mieux-soigner-ses-maux"},"modified":"2024-03-08T16:02:44","modified_gmt":"2024-03-08T15:02:44","slug":"mieux-comprendre-le-cerveau-pour-mieux-soigner-ses-maux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/articles\/2024\/mieux-comprendre-le-cerveau-pour-mieux-soigner-ses-maux?lang=de","title":{"rendered":"Mieux comprendre le cerveau pour mieux soigner ses maux"},"content":{"rendered":"<h4><strong>Si son expertise m\u00e9dicale enrichit sa recherche, ses connaissances scientifiques l\u2019aident \u00e0 mieux comprendre les maux de ses patient\u2219e\u2219s. La docteure Jo\u00eblle Chabwine tire le meilleur parti de ses deux casquettes: celle de neurologue \u00e0 l\u2019H\u00f4pital de Moutier et celle de chercheuse dans le groupe du Professeur Spierer \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Fribourg. Dans le cadre de la Semaine du cerveau, elle donnera une conf\u00e9rence mercredi 13 mars prochain.<\/strong><\/h4>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\nEn clinique comme au laboratoire, Jo\u00eblle Chabwine a un seul objectif en t\u00eate: \u00abmieux comprendre pour mieux traiter \u00bb. A la fois docteure en neurosciences fondamentales et m\u00e9decin neurologue, elle s\u2019int\u00e9resse aux m\u00e9canismes qui sous-tendent la r\u00e9silience du cerveau face \u00e0 diff\u00e9rentes pathologies. En mettant en lumi\u00e8re les processus neurologiques qui se cachent derri\u00e8re des symptomatologies bien pr\u00e9cises, la chercheuse esp\u00e8re progresser vers des traitements toujours plus cibl\u00e9s et personnalis\u00e9s. Ainsi, son expertise m\u00e9dicale est indissociable de ses travaux acad\u00e9miques. \u00abQuand je fais de la recherche, c\u2019est toujours inspir\u00e9 par mon exp\u00e9rience clinique\u00bb, raconte-t-elle.<\/p>\n<div id=\"attachment_19938\" style=\"width: 267px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Chabwine-Joelle-2photo.png\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-19938\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-19938\" src=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Chabwine-Joelle-2photo-257x300.png\" alt=\"\" width=\"257\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Chabwine-Joelle-2photo-257x300.png 257w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Chabwine-Joelle-2photo-878x1024.png 878w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Chabwine-Joelle-2photo-768x896.png 768w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Chabwine-Joelle-2photo.png 938w\" sizes=\"(max-width: 257px) 100vw, 257px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-19938\" class=\"wp-caption-text\">Jo\u00eblle Chabwine<\/p><\/div>\n<p><strong>Plus qu&rsquo;un travail, une passion<br \/>\n<\/strong>Pourtant, combiner pleinement travail clinique et projets de recherche est aussi complexe que peu usuel. \u00abAvoir un pied dans chaque monde, r\u00eave de bon nombre de m\u00e9decins, s&rsquo;av\u00e8re difficile \u00e0 concr\u00e9tiser dans la r\u00e9alit\u00e9 et requiert son lot de sacrifices\u00bb, explique la docteure. En effet, les crit\u00e8res d\u2019excellence sont si \u00e9lev\u00e9s, d\u2019un c\u00f4t\u00e9 comme de l\u2019autre, que l\u2019on ne peut les atteindre qu\u2019en se consacrant enti\u00e8rement \u00e0 un seul des deux domaines. De plus, pratiquer les deux activit\u00e9s en parall\u00e8le rel\u00e8ve de la vocation: \u00abCe sont deux jobs \u00e0 plein temps m\u00eame si on les fait chacun \u00e0 temps partiel.\u00bb Pour Jo\u00eblle Chabwine, c\u2019est toutefois la passion qui l\u2019emporte. \u00abJe fais de la recherche s\u00e9rieusement, affirme-t-elle, mais le plaisir et la satisfaction que j\u2019en tire en font un hobby!\u00bb<\/p>\n<p><strong>D\u00e9coder le langage des neurones<br \/>\n<\/strong>Dans ses recherches sur les douleurs chroniques comme dans celles portant sur l\u2019adaptabilit\u00e9, ou \u00abplasticit\u00e9\u00bb, du cerveau \u00e0 la suite d\u2019une l\u00e9sion telle qu\u2019un accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral (AVC), la scientifique s\u2019appuie sur un outil dont elle a acquis la ma\u00eetrise durant sa formation de neurologue: l\u2019\u00e9lectroenc\u00e9phalogramme (EEG). Cette technique consiste \u00e0 capter l\u2019activit\u00e9 \u00e9lectrique des neurones dans le cerveau gr\u00e2ce \u00e0 des \u00e9lectrodes plac\u00e9es sur la t\u00eate du sujet. \u00abCette activit\u00e9 \u00e9lectrique, on peut essayer de la d\u00e9coder, explique la chercheuse. Avec la technologie actuelle, il est possible d\u2019enregistrer et d\u2019individualiser plusieurs types d\u2019activit\u00e9 selon leur gamme de fr\u00e9quences. L\u2019enjeu est ensuite d\u2019essayer de comprendre ce que nous disent ces activit\u00e9s.\u00bb En d\u00e9pit des caract\u00e9ristiques bien sp\u00e9cifiques \u00e0 chacune des pathologies qu\u2019elle \u00e9tudie dans ses deux axes de recherche, Jo\u00eblle Chabwine confie \u00eatre \u00abconvaincue que la plasticit\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale a probablement certaines modalit\u00e9s et m\u00e9canismes communs aux diff\u00e9rentes situations qui \u2039attaquent\u203a le cerveau\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Les s\u00e9quelles cognitives: un handicap invisible mais bien r\u00e9el<br \/>\n<\/strong>Il y a quelques ann\u00e9es, la neurologue a \u00e9t\u00e9 amen\u00e9e \u00e0 constater que, \u00e0 leur sortie d\u2019hospitalisation, les personnes victimes des s\u00e9quelles cognitives d\u2019un AVC ou d\u2019une autre l\u00e9sion c\u00e9r\u00e9brale manquent cruellement d\u2019un suivi adapt\u00e9. \u00abUne fois qu\u2019on passe en phase chronique, c\u2019est fini. On les oublie, en fait\u00bb, d\u00e9plore-t-elle. Non seulement mal compris, les probl\u00e8mes cognitifs sont aussi stigmatisants du fait de leur invisibilit\u00e9. En effet, il n\u2019est pas rare pour les patient\u2219e\u2219s concern\u00e9\u2219e\u2219s de s\u2019entendre dire: \u00abTu as de la chance, tu n&rsquo;es pas en fauteuil roulant, pourquoi tu ne travailles pas?\u00bb. Pourtant, la docteure conna\u00eet \u00abun bon nombre de patient\u2219e\u2219s qui n\u2019ont pas de paralysie, mais qui n\u2019ont jamais pu retravailler.\u00bb Pour elle, les probl\u00e8mes cognitifs m\u00e9ritent autant d\u2019attention que les probl\u00e8mes physiques, \u00abparce que \u00e7a handicape tout autant, sinon m\u00eame plus. \u00bb<\/p>\n<p><strong>Valoriser les aptitudes qui restent<br \/>\n<\/strong>Pour pallier ce manque, Jo\u00eblle Chabwine a d\u00e9velopp\u00e9 une prise en charge sp\u00e9cialis\u00e9e dans ce genre de troubles, faisant appel \u00e0 divers th\u00e9rapeutes tels que des neuropsychologues et des ergoth\u00e9rapeutes. L\u2019ouverture prochaine de son cabinet ind\u00e9pendant en terres fribourgeoises lui permettra en outre, elle l\u2019esp\u00e8re, d\u2019\u00e9largir son r\u00e9seau \u00e0 des institutions non-m\u00e9dicales, afin d\u2019offrir aux victimes de s\u00e9quelles cognitives de meilleures opportunit\u00e9s de r\u00e9insertion dans la soci\u00e9t\u00e9. \u00abLa plupart des gens d\u00e9priment parce qu\u2019ils se sentent inutiles, m\u00eame s\u2019ils ont retrouv\u00e9 une certaine autonomie dans la vie quotidienne\u00bb, souligne la m\u00e9decin. A terme, elle imagine la mise en place de programmes permettant de valoriser les comp\u00e9tences r\u00e9siduelles de ces patient\u2219e\u2219s en leur proposant des activit\u00e9s adapt\u00e9es, sans exigence de rendement professionnel. \u00abM\u00eame en pensant \u00e9conomie\u00bb raisonne-t-elle, \u00abce sont l\u2019Etat et nos imp\u00f4ts qui paient les rentes d\u2019invalides.\u00bb Donc habiliter ces personnes \u00e0 mettre \u00e0 profit ce qui leur reste de capacit\u00e9s \u00abest b\u00e9n\u00e9fique \u00e0 la fois pour elles, car elles se sentent utiles, mais aussi pour la soci\u00e9t\u00e9 qui b\u00e9n\u00e9ficie de bras volontaires en plus\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Envie d\u2019en savoir plus?<br \/>\n<\/strong>Au vu de la m\u00e9connaissance g\u00e9n\u00e9rale de leurs difficult\u00e9s, le premier pas vers une meilleure inclusion des victimes de troubles cognitifs est de sensibiliser le grand public. C\u2019est la raison pour laquelle, \u00e0 l\u2019occasion de la Semaine du Cerveau 2024, Jo\u00eblle Chabwine a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019aborder cette th\u00e9matique dans une conf\u00e9rence intitul\u00e9e: \u00abOuf ! Je ne suis pas paralys\u00e9\u00b7e \u00e0 la suite de mon AVC! Mais j\u2019ai des difficult\u00e9s \u00e0 fonctionner dans ma t\u00eate\u00bb .N\u2019h\u00e9sitez pas \u00e0 venir l\u2019\u00e9couter le mercredi 13 mars prochain \u00e0 19h00, dans la salle A140 du b\u00e2timent PER21 !<\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<span style=\"color: #ff6600;\">__________<\/span><\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/www.unifr.ch\/directory\/fr\/people\/7960\/d78a5\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Jo\u00eblle Nsimire Chabwine<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/events.unifr.ch\/cerveau\/fr\/programme\/fribourg.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Semaine du cerveau<\/a> 2024 \u00e0 Fribourg<\/li>\n<\/ul>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Si son expertise m\u00e9dicale enrichit sa recherche, ses connaissances scientifiques l\u2019aident \u00e0 mieux comprendre les maux de ses patient\u2219e\u2219s. 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