{"id":1972,"date":"2016-02-24T14:33:59","date_gmt":"2016-02-24T13:33:59","guid":{"rendered":"http:\/\/www3.unifr.ch\/alma-georges\/?p=1972"},"modified":"2016-04-11T20:06:51","modified_gmt":"2016-04-11T19:06:51","slug":"adieu-susanne-bollinger","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/articles\/2016\/adieu-susanne-bollinger","title":{"rendered":"Adieu Susanne Bollinger"},"content":{"rendered":"<h4><strong>Susanne Bollinger nous a quitt\u00e9s le 16 f\u00e9vrier 2016 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 54 ans. <\/strong><strong>La responsable technique du Jardin botanique de l&rsquo;Universit\u00e9 de Fribourg a succomb\u00e9 \u00e0 une longue maladie. Nous tenons \u00e0 rendre hommage \u00e0 cette collaboratrice aussi souriante qu\u2019engag\u00e9e en vous proposant son portrait, publi\u00e9 en juin 2013, dans le magazine interne <\/strong><strong><em>Unireflets<\/em><\/strong><strong>.<\/strong><\/h4>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<p>Lorsqu&rsquo;elle a d\u00e9couvert l\u2019offre d\u2019emploi, elle en a frissonn\u00e9 de bonheur. Sa joie d\u2019avoir obtenu par la suite le poste de responsable technique du Jardin botanique de l\u2019Universit\u00e9 de Fribourg, on la ressent si fort qu\u2019il semble que c\u2019\u00e9tait hier. Et pourtant, cela remonte \u00e0 d\u00e9j\u00e0&#8230;. pr\u00e8s de vingt ans.<br \/>\nApr\u00e8s l\u2019obtention de son dipl\u00f4me de maturit\u00e9, Susanne Bollinger donne la pr\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une formation pratique. Elle a envie de cr\u00e9er, d&rsquo;appliquer. C\u2019est ainsi qu\u2019elle d\u00e9cide d&rsquo;entamer des \u00e9tudes d\u2019architecte-paysagiste \u00e0 la Haute Ecole de Rapperswil. \u00abIl y avait une condition pr\u00e9alable \u00e0 ce cursus, se rem\u00e9more-t-elle, qui consistait en un stage d\u2019un an minimum\u00bb. Elle d\u00e9bute cette formation pratique dans une p\u00e9pini\u00e8re de plantes vivaces et obtient, au bout de deux ans, un CFC d&rsquo;horticultrice. Elle se familiarise avec les plantes et leurs milieux et sait d\u00e9sormais appr\u00e9cier les paysages \u00e0 leur juste valeur. \u00abDans chaque am\u00e9nagement ext\u00e9rieur, les plantes sont comme la cerise sur le g\u00e2teau, souligne Susanne Bollinger, m\u00eame une place de stationnement sans arbre n\u2019est pas un bon parking.\u00bb<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;enrichissement par les plantes<\/strong><\/p>\n<p>Durant les six ann\u00e9es qui suivront, Susanne Bollinger profite d\u2019aller de place en place pour enrichir ses connaissances professionnelles. C\u2019est ainsi qu\u2019elle passe trois ans au service des Espaces Verts de la ville de Berne o\u00f9 \u00ables processus administratifs \u00e9taient assez lourds\u00bb, selon ses propres termes, puis trois ans dans le bureau d\u2019architecture paysag\u00e8re de Dieter Kienast, son ancien professeur \u00e0 Rapperswil. \u00abIl m\u2019a fortement influenc\u00e9e dans mon travail!\u00bb, se souvient-elle.<\/p>\n<p>Chez Kienast, elle apprend que les plantes font partie int\u00e9grante d&rsquo;un am\u00e9nagement. \u00abLes plantes apportent la vie, par leur feuillage, leur parfum, la chute de leurs feuilles ou par notre fa\u00e7on de les utiliser\u00bb. A cette \u00e9poque, elle a aussi l\u2019occasion d&rsquo;obtenir une petite charge de cours sur les plantes d&rsquo;ext\u00e9rieur \u00e0 la Haute Ecole de Rapperswil. C\u2019est ainsi qu\u2019elle d\u00e9couvre la joie de partager son savoir. Puis, elle rep\u00e8re l\u2019offre d\u2019emploi de chef technique au Jardin botanique de Fribourg. Susanne Bollinger se rappelle: \u00abJ&rsquo;ignorais compl\u00e8tement son existence\u00bb. A la premi\u00e8re visite qu\u2019elle y fait, il devient \u00e9vident que ce poste repr\u00e9sente un travail de r\u00eave pour elle. Le Professeur Jean-Pierre M\u00e9traux, responsable de la s\u00e9lection des candidatures, met dans la m\u00eame balance exp\u00e9riences professionnelles et \u00abchimie personnelle\u00bb. Il laisse m\u00eame participer le personnel du jardin au choix de leur future cheffe!<\/p>\n<p>C\u2019est ainsi que, depuis 1994, Susanne Bollinger travaille dans ce bureau du Jardin botanique. Elle est responsable d\u2019une \u00e9quipe comptant jusqu\u2019\u00e0 13 personnes qui veillent sur plus de 5000 plantes.<\/p>\n<p><strong>Fascin\u00e9e par la diversit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Actuellement, Susanne Bollinger travaille au renouvellement du secteur qui se trouve au c\u0153ur du Jardin botanique de l\u2019Universit\u00e9 de Fribourg. Cet espace lui est cher, car on y d\u00e9couvre une importante diversit\u00e9 v\u00e9g\u00e9tale et de nombreuses esp\u00e8ces dans leur contexte historique et familier. Environ 100 familles y sont repr\u00e9sent\u00e9es regroupant quelque 1500 esp\u00e8ces. Avec les ann\u00e9es, l&rsquo;ordre initial a \u00e9t\u00e9 perturb\u00e9 par des transplantations, des croisements naturels des plantes entre elles et des mutations g\u00e9n\u00e9tiques. \u00abLes relations parentales des plantes, les regroupements et l&rsquo;\u00e9tiquetage actuels ne correspondent plus aux nouvelles connaissances botaniques\u00bb, explique Susanne Bollinger. Les travaux dans ce secteur consistent essentiellement \u00e0 r\u00e9tablir les relations entre les plantes selon la nouvelle classification botanique et \u00e0 adapter leur \u00e9tiquetage.<\/p>\n<p>Elle manifeste aussi un go\u00fbt affirm\u00e9 pour la cr\u00e9ation et son int\u00e9r\u00eat pour la botanique en entretenant un jardin priv\u00e9 de 200 m\u00e8tres carr\u00e9s. Elle y exp\u00e9rimente les plantes vivaces, combine le blanc et le bleu, collectionne diverses esp\u00e8ces de pivoines et d\u2019ombellif\u00e8res.<\/p>\n<p>Dehors, il recommence \u00e0 pleuvoir. \u00abC\u2019est bon pour le jardin!\u00bb, s\u2019exclame Susanne Bollinger. Derri\u00e8re elle, un tableau est accroch\u00e9 au mur. Il est compos\u00e9 de mat\u00e9riaux provenant du Jardin botanique. Il est appel\u00e9 Renaissance.<\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<h5><a href=\"http:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/AG_1602_TeteATete_Bollinger_texte.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-large wp-image-1961\" src=\"http:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/AG_1602_TeteATete_Bollinger_texte-1024x660.jpg\" alt=\"\" width=\"680\" height=\"438\" srcset=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/AG_1602_TeteATete_Bollinger_texte-1024x660.jpg 1024w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/AG_1602_TeteATete_Bollinger_texte-300x193.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 680px) 100vw, 680px\" \/><br \/>\n<\/a><em>Toujours heureuse dans \u00a0\u00abson\u00bb jardin, m\u00eame apr\u00e8s vingt ans d\u2019activit\u00e9\u00a0: Susanne Bollinger, responsable technique du Jardin botanique. \u00a9 Jean-Daniel Sauterel<\/em><\/h5>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<hr \/>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<p><strong>Kal\u00e9idoscope<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Par une belle journ\u00e9e ensoleill\u00e9e vous me trouverez<br \/>\n<\/em><\/strong>Dans mon jardin ou en promenade<br \/>\n<strong><em>Le plus grand bonheur sur terre<br \/>\n<\/em><\/strong>Les plantes et les animaux<br \/>\n<strong><em>Sur ma table de nuit se trouvent<br \/>\n<\/em><\/strong>Des journaux et des livres qui s\u2019entassent parce que je m\u2019endors trop vite<br \/>\n<strong><em>Ce qui me rend triste<br \/>\n<\/em><\/strong>L\u2019abattage des arbres tropicaux et la fonte des calottes glaciaires<br \/>\n<strong><em>Ce qui me r\u00e9jouit<br \/>\n<\/em><\/strong>Le chant du merle le matin<br \/>\n<strong><em>Une personnalit\u00e9<br \/>\n<\/em><\/strong>David Bittner, biologiste et chercheur sur les ursid\u00e9s<br \/>\n<strong><em>Une qualit\u00e9 que je voudrais avoir<br \/>\n<\/em><\/strong>Plus de patience<br \/>\n<strong><em>Ma devise<br \/>\n<\/em><\/strong>\u00abCela va s\u2019arranger\u00bb<br \/>\n<strong><em>Ce qui m\u2019\u00e9nerve<br \/>\n<\/em><\/strong>Ma mauvaise m\u00e9moire<br \/>\n<strong><em>Le luxe dont je ne pourrais me passer<br \/>\n<\/em><\/strong>Les nombreux caf\u00e9s chez Chocolats Villars<\/p>\n<div data-canvas-width=\"273.555\"><div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div><\/div>\n<div data-canvas-width=\"273.555\">\n<hr \/>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<p>Cet article a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en allemand dans la revue interne <em><a href=\"https:\/\/www.unifr.ch\/scm\/pdf\/ur\/2013\/UR06_12_13.pdf\" target=\"_blank\">unireflets<\/a><\/em> en jun 2013.<\/p>\n<p><strong>Interview en allemand:<\/strong> Elsbeth Fl\u00fceler<\/p>\n<p><strong>Traduction en fran\u00e7ais:<\/strong> Fran\u00e7oise Cudr\u00e9-Mauroux.<\/p>\n<p><strong>Adaptation:<\/strong> Christian Doninelli<\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Susanne Bollinger nous a quitt\u00e9s le 16 f\u00e9vrier 2016 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 54 ans. La responsable technique du Jardin botanique de l&rsquo;Universit\u00e9 de Fribourg a succomb\u00e9 \u00e0 une longue maladie. Nous tenons \u00e0 rendre hommage \u00e0 cette collaboratrice aussi souriante qu\u2019engag\u00e9e en vous proposant son portrait, publi\u00e9 en juin 2013, dans le magazine interne Unireflets. Lorsqu&rsquo;elle a d\u00e9couvert l\u2019offre d\u2019emploi, elle en a frissonn\u00e9 de bonheur. Sa joie d\u2019avoir obtenu par la suite le poste de responsable technique du Jardin botanique de l\u2019Universit\u00e9 de Fribourg, on la ressent si fort qu\u2019il semble que c\u2019\u00e9tait hier. 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