{"id":19418,"date":"2023-12-12T12:18:29","date_gmt":"2023-12-12T11:18:29","guid":{"rendered":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges?p=19418"},"modified":"2023-12-12T13:10:46","modified_gmt":"2023-12-12T12:10:46","slug":"laumonerie-musulmane-se-professionnalise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/articles\/2023\/laumonerie-musulmane-se-professionnalise?lang=de","title":{"rendered":"L\u2019aum\u00f4nerie musulmane se professionnalise"},"content":{"rendered":"<h4><strong>Ces vingt derni\u00e8res ann\u00e9es, la demande pour des services d\u2019aum\u00f4nerie musulmane a fortement cr\u00fb dans les h\u00f4pitaux, les prisons, les centres f\u00e9d\u00e9raux d\u2019asile et l\u2019arm\u00e9e. Un nouveau CAS du Centre Suisse Islam et Soci\u00e9t\u00e9 de l\u2019Unifr permet aux sp\u00e9cialistes concern\u00e9s de remplir leur bo\u00eete \u00e0 outils tout en se professionnalisant.<\/strong><\/h4>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<p>Les m\u00e9decins de l\u2019h\u00f4pital ont beau r\u00e9p\u00e9ter \u00e0 Selma que malheureusement, il n\u2019y a plus rien \u00e0 faire pour son nouveau-n\u00e9. La jeune m\u00e8re ne veut rien entendre et refuse cat\u00e9goriquement que l\u2019on d\u00e9branche les machines qui maintiennent son fils en vie. Appel\u00e9e \u00e0 l\u2019aide, une aum\u00f4ni\u00e8re musulmane r\u00e9alise que ce qui pourrait ressembler \u00e0 de l\u2019acharnement de la part de Selma r\u00e9sulte en fait d\u2019une angoisse existentielle: celle que son b\u00e9b\u00e9, qui n\u2019a pas encore \u00e9t\u00e9 circoncis, n\u2019aille en enfer. L\u2019accompagnatrice spirituelle propose alors de pratiquer un rituel symbolisant cet acte si important dans l\u2019Islam.<\/p>\n<p>\u00abEn Suisse, le domaine de l\u2019aum\u00f4nerie a beaucoup \u00e9volu\u00e9 ces derni\u00e8res d\u00e9cennies et dans de nombreux cas, l\u2019utilisation du terme plus large \u2018accompagnement spirituel\u2019, qui n\u2019est plus directement li\u00e9 \u00e0 une confession, est davantage appropri\u00e9e\u00bb, rel\u00e8ve Mallory Schneuwly Purdie. \u00abEn soi, c\u2019est une bonne chose car traditionnellement, l\u2019aum\u00f4nerie \u00e9tait l\u2019apanage dans notre pays des \u00e9glises chr\u00e9tiennes, plus pr\u00e9cis\u00e9ment catholique et r\u00e9form\u00e9e\u00bb, poursuit la collaboratrice du Centre Suisse Islam et Soci\u00e9t\u00e9 (CSIS) de l\u2019Unifr. Un duopole qui n\u2019est plus repr\u00e9sentatif de la cartographie religieuse helv\u00e9tique. Rien que dans le cas de l\u2019Islam, selon des chiffres de l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique publi\u00e9s d\u00e9but 2023, quelque 5,7% des habitants de la Suisse \u00e2g\u00e9s de plus de 15 ans se d\u00e9clarent d\u00e9sormais musulmans.<\/p>\n<p>Dans ces conditions, l\u2019aum\u00f4nerie tend \u00e0 \u00eatre de plus en plus \u0153cum\u00e9nique, \u00e0 s\u2019\u00e9largir \u00e0 des b\u00e9n\u00e9ficiaires interconfessionnels et \u00e0 ouvrir ses pratiques \u00abdans le sens d\u2019une aide inconditionnelle, centr\u00e9e sur la personne\u00bb. Reste que dans certains cas, \u00abl\u2019accompagnement par un aum\u00f4nier d\u2019une autre confession atteint ses limites\u00bb. Outre l\u2019exemple de Selma, Mallory Schneuwly Purdie cite celui de Hassan. Incarc\u00e9r\u00e9, il a r\u00e9guli\u00e8rement b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de l\u2019appui de l\u2019aum\u00f4nier chr\u00e9tien de la prison, dont il s\u2019est dit tr\u00e8s satisfait. Lorsque son p\u00e8re est d\u00e9c\u00e9d\u00e9, Hassan a n\u00e9anmoins eu beaucoup de peine \u00e0 faire son deuil. R\u00e9troactivement, il a r\u00e9alis\u00e9 qu\u2019\u00e0 ce moment-l\u00e0, il aurait eu besoin de s\u2019adonner, en compagnie d\u2019un imam, \u00e0 un rituel adapt\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Des besoins criant<br \/>\n<\/strong>\u00abEn 2015, le Centre Suisse Islam et Soci\u00e9t\u00e9 a men\u00e9 une recherche sur la formation dans le domaine de l\u2019Islam en Suisse; il est ressorti de cet \u00e9tat des lieux qu\u2019en ce qui concerne l\u2019aum\u00f4nerie, les besoins sont criants.\u00bb Prenant acte d\u2019une hausse de la demande particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9e dans les h\u00f4pitaux, les prisons, les centres f\u00e9d\u00e9raux d\u2019asile et l\u2019arm\u00e9e, le CSIS a lanc\u00e9 l\u2019ann\u00e9e suivante une s\u00e9rie d\u2019ateliers d\u2019un jour. \u00abMais vu la densit\u00e9 de la mati\u00e8re et l\u2019int\u00e9r\u00eat des parties prenantes \u00e0 disposer d\u2019une formation certifiante, nous avons d\u00e9cid\u00e9 d\u2019aller plus loin et de mettre sur pied un CAS (Certificat d\u2019\u00e9tudes avanc\u00e9es).\u00bb Baptis\u00e9 \u00abPratiquer l\u2019accompagnement spirituel musulman dans les institutions publiques\u00bb, ce cursus est constitu\u00e9 de huit modules r\u00e9partis sur dix mois, ainsi que de la r\u00e9daction d\u2019un travail final. Il est destin\u00e9 aux imams, aum\u00f4niers musulmans et toutes autres personnes d\u00e9j\u00e0 actives sur le terrain dans l\u2019accompagnement spirituel ou souhaitant le devenir. La premi\u00e8re vol\u00e9e francophone se verra remettre les dipl\u00f4mes le 1<sup>er<\/sup> d\u00e9cembre prochain.<\/p>\n<p>Durant la formation, les participants \u00e9tudient les approches de l\u2019aum\u00f4nerie en contexte s\u00e9culier et pluriel, ainsi que les exigences sp\u00e9cifiquement li\u00e9es \u00e0 l\u2019accompagnement spirituel dans quatre types d\u2019institutions (h\u00f4pitaux, prisons, centres f\u00e9d\u00e9raux d\u2019asile et arm\u00e9e), pr\u00e9cise Mallory Schneuwly Purdie, qui pilote ce CAS. Les enseignements se basent sur les connaissances contemporaines en mati\u00e8re de sciences humaines et de th\u00e9ologie et sur les exp\u00e9riences pratiques. \u00abIl y a par ailleurs une volont\u00e9 de sensibiliser les participants aux nuances cantonales induites par le f\u00e9d\u00e9ralisme; la libert\u00e9 religieuse est un droit fondamental \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale mais ensuite, le cadre l\u00e9gal pr\u00e9cis d\u00e9pend des cantons.\u00bb <em>(Voir encadr\u00e9)<\/em><\/p>\n<p><strong>Deux g\u00e9n\u00e9rations compl\u00e9mentaires<br \/>\n<\/strong>La cuv\u00e9e 2022-2023 du CAS comptait seize participant\u00b7e\u00b7s, dont onze femmes. \u00abLes femmes endossent diff\u00e9rentes responsabilit\u00e9s dans les associations musulmanes; elles sont notamment tr\u00e8s pr\u00e9sentes dans l&rsquo;\u00e9ducation religieuse des enfants\u00bb, rel\u00e8ve Mallory Schneuwly Purdie. L&rsquo;aum\u00f4nerie constitue une alternative pour des femmes voulant s&rsquo;engager activement sur le terrain. \u00abLeur pr\u00e9sence d\u00e9construit aussi le st\u00e9r\u00e9otype d&rsquo;une autorit\u00e9 religieuse uniquement d\u00e9tenue par des imams.\u00bb<\/p>\n<p>Autre caract\u00e9ristique de cette vol\u00e9e du CAS: deux g\u00e9n\u00e9rations s\u2019y c\u00f4toyaient. \u00abIl s\u2019agissait d\u2019une part de personnes d\u2019une cinquantaine d\u2019ann\u00e9es, parfois immigr\u00e9es de 1<sup>\u00e8re<\/sup> g\u00e9n\u00e9ration, et engag\u00e9es depuis longtemps dans le tissu associatif musulman, souvent de fa\u00e7on b\u00e9n\u00e9vole.\u00bb D\u2019autre part, \u00abdes participants plus jeunes, de la 2<sup>e<\/sup> ou 3<sup>e<\/sup> g\u00e9n\u00e9ration et dot\u00e9s d\u2019un solide bagage acad\u00e9mique dans des domaines tels que le droit ou la psychologie\u00bb. La responsable de la formation estime que ce m\u00e9lange des \u00e2ges, des exp\u00e9riences pratiques et des savoirs th\u00e9oriques a cr\u00e9\u00e9 une fantastique dynamique de groupe, dont s\u2019est pleinement nourri le CAS.<\/p>\n<p><strong>Contribution au bien public<br \/>\n<\/strong>Sans surprise, les attentes et besoins en mati\u00e8re d\u2019accompagnement spirituel de personnes emprisonn\u00e9es, hospitalis\u00e9es, h\u00e9berg\u00e9es dans un centre d\u2019asile ou fr\u00e9quentant l\u2019\u00e9cole de recrue ne sont pas du tout homog\u00e8nes. Dans ce contexte, \u00abl\u2019un des objectifs principaux du CAS est d\u2019aiguiser la compr\u00e9hension du r\u00f4le des aum\u00f4niers dans les institutions publiques, ce de fa\u00e7on diff\u00e9renci\u00e9e\u00bb, souligne la docteure en sciences et sociologie des religions. En termes quantitatifs, \u00abl\u2019h\u00f4pital g\u00e9n\u00e8re les besoins les plus nombreux et les plus diversifi\u00e9s\u00bb. La sp\u00e9cificit\u00e9 du travail d\u2019un aum\u00f4nier dans ce contexte, \u00abc\u2019est qu\u2019il accompagne la personne non seulement dans une souffrance mentale mais aussi dans une souffrance physique\u00bb. Il s\u2019agit alors de l\u2019aider \u00e0 accueillir la maladie ou les blessures, tout en acceptant les traitements m\u00e9dicaux.<\/p>\n<p>En milieu carc\u00e9ral, l\u2019une des particularit\u00e9s de l\u2019accompagnement spirituel tient \u00e0 la composition de la population d\u00e9tenue, qui correspond en terre helv\u00e9tique \u00ab\u00e0 quelque 90% d\u2019hommes et 70% d\u2019\u00e9trangers\u00bb. En prison, \u00abil faut aider les personnes \u00e0 g\u00e9rer la culpabilit\u00e9 et la honte, notamment celle ressentie par les migrants venus chercher un moyen de subvenir aux besoins de leur famille et qui, suite \u00e0 un encha\u00eenement d\u2019\u00e9v\u00e9nements, se retrouvent derri\u00e8re les barreaux, \u00e0 des kilom\u00e8tres de leur but initial.\u00bb Sans oublier les difficult\u00e9s li\u00e9es \u00e0 la s\u00e9paration et \u00e0 la peur de la double peine. \u00abGlobalement, la prison est un espace de vuln\u00e9rabilit\u00e9 extr\u00eame\u00bb, pr\u00e9cise Mallory Schneuwly Purdie, qui a consacr\u00e9 de nombreuses \u00e9tudes au milieu carc\u00e9ral. \u00abOn estime qu\u2019en moyenne, une personne d\u00e9tenue conna\u00eet des troubles somatiques au bout de deux jours d\u00e9j\u00e0, notamment en raison de l\u2019exigu\u00eft\u00e9 et du manque de mouvement.\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019observatrice rel\u00e8ve qu\u2019en contexte carc\u00e9ral, l\u2019accompagnant spirituel est souvent la seule personne qui est en mesure de venir en aide aux d\u00e9tenus sans \u00eatre tenue de produire un rapport dans la foul\u00e9e. Dans le domaine de l\u2019asile aussi, l\u2019aum\u00f4nier constitue parfois le seul soutien \u00e0 des personnes qui, en plus de la peur du renvoi, vivent r\u00e9guli\u00e8rement avec des traumatismes li\u00e9s \u00e0 des violences multiples. \u00abLes aum\u00f4niers apportent une \u00e9norme contribution au bien public, au bon fonctionnement de la soci\u00e9t\u00e9; or, trop souvent encore, ils ne disposent pas du soutien et des outils sp\u00e9cifiques pour mener \u00e0 bien leur mission\u00bb, constate la responsable du CAS.<\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<div style=\"background-color: orange; font-size: 100%; padding: 1em;\"><strong>Un doux parfum de f\u00e9d\u00e9ralisme<br \/>\n<\/strong><span style=\"font-size: 100%;\">Le cadre l\u00e9gal r\u00e9gissant les pratiques en mati\u00e8re d\u2019aum\u00f4nerie d\u00e9pend des cantons.\u00bb Gen\u00e8ve est ainsi marqu\u00e9 par la Loi sur la la\u00efcit\u00e9 de l&rsquo;Etat, alors que le canton de Vaud adopte un r\u00e9gime de reconnaissance. \u00abEn terre vaudoise, l&rsquo;aum\u00f4nerie est une pr\u00e9rogative des Eglises reconnues de droit public ou d&rsquo;int\u00e9r\u00eat public; hormis la communaut\u00e9 isra\u00e9lite, aucune autre communaut\u00e9 religieuse n&rsquo;a \u00e0 ce jour obtenu la reconnaissance d&rsquo;int\u00e9r\u00eat public\u00bb, explique Mallory Schneuwly Purdie. Dans ce contexte, \u00ables interventions de repr\u00e9sentants des communaut\u00e9s non reconnues ne sont pas formalis\u00e9es; n\u00e9goci\u00e9es au cas par cas, elles r\u00e9pondent \u00e0 des besoins ponctuels et pr\u00e9cis\u00bb. En revanche, le canton de Gen\u00e8ve ayant supprim\u00e9 le financement des cultures, toute communaut\u00e9 religieuse souhaitant proposer un accompagnement spirituel a le droit de faire une demande d&rsquo;admission \u00e0 des relations avec l&rsquo;Etat. Une association d\u2019aum\u00f4nerie musulmane est notamment active aux HUG. Dans les cantons de Fribourg ou du Valais, l&rsquo;intervention d&rsquo;un repr\u00e9sentant d&rsquo;une confession non reconnue se fait aussi de fa\u00e7on informelle, souvent pas le biais des r\u00e9seaux de connaissances des aum\u00f4niers institutionnelles. Certaines institutions comme les prisons confient cependant des mandats pr\u00e9cis \u00e0 des intervenants musulmans, notamment pour la direction de la pri\u00e8re du vendredi.<\/span><\/div>\n<div><\/div>\n<div><div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ces vingt derni\u00e8res ann\u00e9es, la demande pour des services d\u2019aum\u00f4nerie musulmane a fortement cr\u00fb dans les h\u00f4pitaux, les prisons, les centres f\u00e9d\u00e9raux d\u2019asile et l\u2019arm\u00e9e. Un nouveau CAS du Centre Suisse Islam et Soci\u00e9t\u00e9 de l\u2019Unifr permet aux sp\u00e9cialistes concern\u00e9s de remplir leur bo\u00eete \u00e0 outils tout en se professionnalisant. Les m\u00e9decins de l\u2019h\u00f4pital ont beau r\u00e9p\u00e9ter \u00e0 Selma que malheureusement, il n\u2019y a plus rien \u00e0 faire pour son nouveau-n\u00e9. La jeune m\u00e8re ne veut rien entendre et refuse cat\u00e9goriquement que l\u2019on d\u00e9branche les machines qui maintiennent son fils en vie. 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