{"id":19147,"date":"2023-11-02T12:22:54","date_gmt":"2023-11-02T11:22:54","guid":{"rendered":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges?p=19147"},"modified":"2023-11-02T12:22:54","modified_gmt":"2023-11-02T11:22:54","slug":"dessiner-les-contours-dun-paysage-culturel-romand","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/articles\/2023\/dessiner-les-contours-dun-paysage-culturel-romand","title":{"rendered":"Dessiner les contours d\u2019un paysage culturel romand"},"content":{"rendered":"<h4><strong>Peut-on cr\u00e9er un espace culturel romand? A travers l\u2019histoire de la Conf\u00e9rence des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9es et d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s cantonaux aux affaires culturelles (CDAC) se dessinent les enjeux d\u2019un domaine souvent peu consid\u00e9r\u00e9 des politiques et de l\u2019administration. Naviguant parfois \u00e0 vue dans les eaux complexes du f\u00e9d\u00e9ralisme, la CDAC a su poser les bases et dessiner les contours d\u2019un nouveau paysage culturel.<\/strong><\/h4>\n<p><strong> <div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<\/strong><\/p>\n<p>\u00abLa Suisse n\u2019existe pas\u00bb, clamait l\u2019artiste helv\u00e9tique Ben en 1992. Que dire alors de sa culture et, <em>a fortiori<\/em>, des contours d\u2019une culture romande distincte des autres r\u00e9gions? Anticipant son trenti\u00e8me anniversaire, la <a href=\"https:\/\/www.edk.ch\/fr\/themes\/culture\/cdac\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Conf\u00e9rence des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9es et d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s cantonaux aux affaires culturelles<\/a> (CDAC) a confi\u00e9 au D\u00e9partement d\u2019histoire contemporaine de l\u2019Universit\u00e9 de Fribourg la mission de se plonger dans ses archives pour retracer le chemin parcouru. Une rencontre c\u00e9l\u00e9brait la fin de ce travail le 11 octobre dernier.<\/p>\n<p>\u00abEnsemble, mais en respectant les sp\u00e9cificit\u00e9s r\u00e9gionales\u00bb, r\u00e9sume dans son introduction la Conseill\u00e8re d\u2019Etat Sylvie Bonvin-Sansonnens. Fond\u00e9e en 1993, la CDAC r\u00e9unit les chefs des services de la culture des cantons romands, de la partie francophone du Canton de Berne et le Tessin en tant qu\u2019invit\u00e9, dans le but d\u2019organiser une coordination culturelle \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de la Suisse romande. Leur travail? C\u2019est \u00abun m\u00e9tier r\u00e9cent qui a \u00e9volu\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es avec les politiques culturelles cantonales. A la fois managers, concepteurs, fins tacticiens et traducteurs, ces chef\u00b7fe\u00b7s de service se trouvent \u00e0 l\u2019interface tant des besoins des acteurs et actrices culturel\u00b7le\u00b7s que des priorit\u00e9s des collectivit\u00e9s\u00bb, explique Philippe Trinchan, chef du Service de la culture de l\u2019Etat de Fribourg.<\/p>\n<p><strong>\u00abRomandisme culturel\u00bb<br \/>\n<\/strong>L\u2019histoire de la CDAC s\u2019inscrit dans l\u2019histoire culturelle nationale. Le domaine occupe la Conf\u00e9d\u00e9ration depuis sa cr\u00e9ation en 1848. \u00abLongtemps \u00e9troitement li\u00e9 aux valeurs de la d\u00e9fense nationale spirituelle, ce n&rsquo;est que dans les ann\u00e9es 1960 \u2013 1970 qu&rsquo;on assiste \u00e0 un d\u00e9couplage de cette id\u00e9ologie nationaliste et des milieux culturels de plus en plus critiques, pouss\u00e9s vers le changement par une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de cr\u00e9ateurs\u00b7trices et de m\u00e9diateurs\u00b7trices\u00bb, explique le Professeur en histoire contemporaine Claude Hauser. Dans les ann\u00e9es 1960, le mouvement contestataire place la culture au centre de son projet et l\u2019on voit \u00e9merger de nouvelles institutions comme la Cin\u00e9math\u00e8que suisse, men\u00e9e par Freddy Buache, ou le Festival de Locarno. Ces changements touchent en particulier le paysage romand \u00e0 la pointe de cette restructuration de la politique culturelle. Claude Hauser n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 qualifier les ann\u00e9es 1970 d\u2019\u00ab\u00e2ge d&rsquo;or du romandisme culturel\u00bb. La politique qui l\u2019accompagne reste cependant celle des petits pas. Comparant cette p\u00e9riode avec celle de l\u2019\u00e9mergence de la Francophonie, le Professeur pr\u00e9cise que ce renouvellement est principalement port\u00e9 par les acteurs\u00b7trices et m\u00e9diateurs\u00b7trices culturel\u00b7le\u00b7s, sans quoi le concept resterait \u00abune simple coquille vide\u00bb.<\/p>\n<h5><div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<a href=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/AG_CDAC_Hauser.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-19149 size-full\" src=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/AG_CDAC_Hauser.jpg\" alt=\"\" width=\"900\" height=\"580\" srcset=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/AG_CDAC_Hauser.jpg 900w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/AG_CDAC_Hauser-300x193.jpg 300w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/AG_CDAC_Hauser-768x495.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><\/a><br \/>\n<em>Claude Hauser, professeur en histoire contemporaine\u00a0<\/em><\/h5>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<p>Certes, en 1975, la Commission Clottu publiait un rapport dressant un inventaire de l\u2019offre et de la politique culturelle en Suisse. En \u00e9cho \u00e0 ces travaux, on assiste, au niveau de l\u2019administration f\u00e9d\u00e9rale, \u00e0 des tentatives de d\u00e9velopper des activit\u00e9s culturelles et des structures pour soutenir la culture. Le d\u00e9bat public accueille quant \u00e0 lui plut\u00f4t froidement les tentatives d\u2019accorder plus de moyens aux politiques culturelles. Claude Hauser \u00e9num\u00e8re: \u00abRoland Ruffieux, par exemple, directeur de Pro Helvetia, s\u2019est battu pour qu&rsquo;on consacre un pourcent des recettes f\u00e9d\u00e9rales \u00e0 la culture en 1986 \u2013 l\u2019initiative est rejet\u00e9e. En 1994, le peuple refuse d&rsquo;inscrire un article qui donnerait des comp\u00e9tences culturelles \u00e0 l&rsquo;Etat dans la Constitution\u2026\u00bb Bref, il faut attendre la r\u00e9vision de 1999 pour que la Conf\u00e9d\u00e9ration re\u00e7oive enfin la base constitutionnelle pour mener des politiques culturelles. \u00abDans la pratique cependant, regrette Claude Hauser, on aboutit \u00e0 des politiques plurielles. Les critiques soulignent tr\u00e8s vite le manque de coordination d\u00fb au f\u00e9d\u00e9ralisme, la multiplication des acteurs et une politique de soutien souvent qualifi\u00e9e de l&rsquo;arrosoir.\u00bb Si l&rsquo;ancrage r\u00e9gional est salu\u00e9, le syst\u00e8me reste donc en partie insatisfaisant.<\/p>\n<p><strong>Subtile m\u00e9canique<br \/>\n<\/strong>C\u2019est dans ce contexte de d\u00e9mocratisation du domaine qu\u2019\u00e9mergent les premiers contours encore flous d\u2019un paysage romand de la culture et que la CDAC fait ses premiers pas \u00abentre th\u00e9orie et pratique, identit\u00e9 et territoire, concr\u00e9tisation et frustration\u00bb. Faustine Pochon, \u00e9tudiante en histoire contemporaine, a consacr\u00e9 son travail de Master aux \u00abm\u00e9canismes de cette Conf\u00e9rence qui se d\u00e9bat dans un pays f\u00e9d\u00e9raliste o\u00f9 la culture est rarement synonyme de priorit\u00e9\u00bb. Ce niveau intercantonal vient se glisser entre le niveau cantonal et le niveau f\u00e9d\u00e9ral. La CDAC n\u2019est d\u2019ailleurs pas seule, puisqu\u2019il existe quatre conf\u00e9rences intercantonales en Suisse qui se rejoignent au sein de la KBK (Konferenz der kantonalen Kulturbeauftragten) ou CDAC-CH (Suisse).<\/p>\n<h5><div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<a href=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/AG_CDAC-1.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-full wp-image-19152\" src=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/AG_CDAC-1.jpg\" alt=\"\" width=\"900\" height=\"580\" srcset=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/AG_CDAC-1.jpg 900w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/AG_CDAC-1-300x193.jpg 300w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/AG_CDAC-1-768x495.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><\/a><br \/>\n<em>Faustine Pochon, \u00e9tudiante en histoire contemporaine<\/em><\/h5>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<p>La CDAC occupe rapidement un r\u00f4le de pont entre les diff\u00e9rents acteurs \u2013 Office f\u00e9d\u00e9ral de la culture, Loterie romande, Conf\u00e9rence intercantonale de l\u2019instruction publique de Suisse romande et du Tessin (CIIP)\u2026 \u2013 avec deux projets principaux: la construction d\u2019un espace culturel romand et la professionnalisation des arts de la sc\u00e8ne. Pas facile cependant de trouver sa place lorsqu\u2019on repr\u00e9sente deux minorit\u00e9s: la culture et la Romandie. Dans cette structure naissante, \u00abcertain\u00b7e\u00b7s directeurs\u00b7trices doivent pratiquement cr\u00e9er leur poste et se sentent parfois tiraill\u00e9\u00b7e\u00b7s entre politique et culture\u00bb, explique Faustine Pochon. Et d\u00e9j\u00e0, comme l\u2019\u00e9voquait Philippe Trinchan, elles et ils doivent s\u2019ins\u00e9rer dans une \u00abm\u00e9canique de pr\u00e9cision et d&rsquo;impr\u00e9cision, o\u00f9 tout est \u00e0 construire en prenant en compte des revendications et des r\u00e9ticences\u00bb.<\/p>\n<p>Si l\u2019obtention des moyens financiers repr\u00e9sente toujours le plus grand obstacle, la CDAC doit cependant aussi jouer de diplomatie sur d\u2019autres plans. Un exemple: la Loterie romande et Pro Helvetia se montrent des alli\u00e9s financiers de taille. Leur pr\u00e9sence dans de nombreux projets montre leur apport consid\u00e9rable. S\u2019\u00e9veille alors la crainte des cantons et des milieux culturels de perdre leurs subventions au profit d\u2019autres cantons ou d\u2019autres disciplines artistiques.<\/p>\n<p><strong>La crise covid en r\u00e9v\u00e9lateur<br \/>\n<\/strong>Peu \u00e0 peu, la CDAC assoit son r\u00f4le en politique culturelle. Sa r\u00e9action face \u00e0 la pand\u00e9mie d\u00e9montre sa volont\u00e9 d\u2019action. En 2020, elle augmente drastiquement le nombre de ses s\u00e9ances, passant de cinq r\u00e9unions par ann\u00e9e \u00e0 une hebdomadaire. L&rsquo;urgence fait sauter quelques barri\u00e8res au niveau politique. La gestion mise en place \u00abprouve l&rsquo;importance d&rsquo;une politique intercantonale qui sache tirer profit du f\u00e9d\u00e9ralisme tout en contrecarrant les obstacles qu&rsquo;il suscite\u00bb, rel\u00e8ve Faustine Pochon. La p\u00e9riode se r\u00e9v\u00e8le \u00e9tonnamment productive pour l\u2019avanc\u00e9e de la professionnalisation des arts de la sc\u00e8ne. Visibiliser des probl\u00e8mes force les autorit\u00e9s \u00e0 se confronter aux difficult\u00e9s du m\u00e9tier culturel et \u00e0 trouver des solutions. Apr\u00e8s avoir r\u00e9pondu financi\u00e8rement aux difficult\u00e9s de l\u2019arr\u00eat des activit\u00e9s culturelles, la CDAC et ses partenaires r\u00e9fl\u00e9chissent aux lendemains de la crise en amenant sur la table des projets de transformation et des sujets comme le portage salarial, l\u2019insertion professionnelle ou encore la cr\u00e9ation de l&rsquo;Observatoire romand de la culture. \u00abReste \u00e0 esp\u00e9rer que la m\u00e9moire ne soit pas courte et que les arts de la sc\u00e8ne en ressortiront plus forts\u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tudiante souligne encore: \u00abLa lutte pour la l\u00e9gitimit\u00e9 renforce la CDAC qui, de toutes les conf\u00e9rences, semble \u00eatre la plus dynamique. L&rsquo;aspect social y est tr\u00e8s important, ce qui lui donne l&rsquo;image d\u2019une Conf\u00e9rence solidaire\u00bb. Il ne s\u2019agit cependant pas d\u2019un syndicat. Les services culturels ne peuvent pas cr\u00e9er la r\u00e9alit\u00e9 artistique. Il est donc important que les milieux culturels se f\u00e9d\u00e8rent pour ne pas tomber dans une approche trop <em>top down<\/em>.<\/p>\n<p>Alors existe-t-il une identit\u00e9 culturelle romande? Bien que les cantons soient soud\u00e9s, Faustine Pochon constate que la \u00abcantonalit\u00e9\u00bb reste tr\u00e8s importante \u00abavec une volont\u00e9 de garder ses sp\u00e9cificit\u00e9s parfois plus forte que celle de faire rayonner une sorte de \u00absuper-culture romande\u00bb. Donc, bien plus que d\u2019une identit\u00e9, on peut parler d\u2019un espace culturel romand dans lequel \u00e9voluent les projets intercantonaux.<\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Peut-on cr\u00e9er un espace culturel romand? A travers l\u2019histoire de la Conf\u00e9rence des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9es et d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s cantonaux aux affaires culturelles (CDAC) se dessinent les enjeux d\u2019un domaine souvent peu consid\u00e9r\u00e9 des politiques et de l\u2019administration. Naviguant parfois \u00e0 vue dans les eaux complexes du f\u00e9d\u00e9ralisme, la CDAC a su poser les bases et dessiner les contours d\u2019un nouveau paysage culturel. \u00abLa Suisse n\u2019existe pas\u00bb, clamait l\u2019artiste helv\u00e9tique Ben en 1992. Que dire alors de sa culture et, a fortiori, des contours d\u2019une culture romande distincte des autres r\u00e9gions? 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