{"id":18688,"date":"2023-07-25T14:39:09","date_gmt":"2023-07-25T13:39:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges?p=18688"},"modified":"2023-07-25T16:26:56","modified_gmt":"2023-07-25T15:26:56","slug":"free-speech-la-parole-a-aurianne-stroude","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/articles\/2023\/free-speech-la-parole-a-aurianne-stroude","title":{"rendered":"Free-speech \u2013 La parole \u00e0 Aurianne Stroude"},"content":{"rendered":"<h4><strong>Entre science et engagement, du labo \u00e0 la rue, du terrain de recherche au monde, qui peut dire quoi? <\/strong><strong>Aurianne Stroude, lectrice au D\u00e9partement de travail social, politiques et d\u00e9veloppement global, partage son point de vue sur la libert\u00e9 de parole des scientifiques.<br \/>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<\/strong><\/h4>\n<div id=\"attachment_18698\" style=\"width: 210px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/aurianne-stroude-_MG_3138-c-nicolas-brodard.jpeg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-18698\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-18698\" src=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/aurianne-stroude-_MG_3138-c-nicolas-brodard-200x300.jpeg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/aurianne-stroude-_MG_3138-c-nicolas-brodard-200x300.jpeg 200w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/aurianne-stroude-_MG_3138-c-nicolas-brodard-682x1024.jpeg 682w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/aurianne-stroude-_MG_3138-c-nicolas-brodard-768x1152.jpeg 768w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/aurianne-stroude-_MG_3138-c-nicolas-brodard-1024x1536.jpeg 1024w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/aurianne-stroude-_MG_3138-c-nicolas-brodard.jpeg 1333w\" sizes=\"(max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-18698\" class=\"wp-caption-text\">Aurianne Stroude<\/p><\/div>\n<p><strong>De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, toute v\u00e9rit\u00e9 est-elle bonne \u00e0 dire?<br \/>\n<\/strong>Il me semble que pour r\u00e9pondre \u00e0 cette question il faut distinguer le travail scientifique, c\u2019est-\u00e0-dire la production de connaissances, et les rapports interpersonnels. Pour ce qui est du travail scientifique, il est n\u00e9cessaire et utile de diffuser les connaissances produites m\u00eame, et peut-\u00eatre surtout, si elles vont \u00e0 l\u2019encontre de croyances communes ou de connaissances tenues pour vraies jusque-l\u00e0. Cette diffusion permet le d\u00e9bat, la discussion, la confrontation et, dans l\u2019id\u00e9al, la validation de ces connaissances qui peuvent alors \u00eatre tenues pour \u00abvraies\u00bb \u00e0 un moment pr\u00e9cis et dans un contexte donn\u00e9. Cela implique aussi l\u2019obligation pour les scientifiques de replacer toute connaissance dans son contexte de production et la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019expliciter son propre positionnement. Pour ce qui est des rapports interpersonnels, l\u2019enjeu est diff\u00e9rent et d\u00e9pend probablement de chaque situation, mais l\u00e0 aussi il me semble qu\u2019il s\u2019agit de consid\u00e9rer le contexte et la temporalit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Sur quoi portent vos recherches?<br \/>\n<\/strong>Je suis lectrice en travail social et chercheuse en sociologie de la transition \u00e9cologique. Mes cours portent sur les m\u00e9thodes participatives et collaboratives aupr\u00e8s de diff\u00e9rents publics, les pratiques d\u2019<em>empowerment<\/em> et d\u2019autonomisation dans le travail social et la m\u00e9thodologie de la recherche. \u00c0 c\u00f4t\u00e9 de ces enseignements, je m\u2019int\u00e9resse \u00e0 la transformation des modes de vie vers ce qu\u2019on nomme aujourd\u2019hui la sobri\u00e9t\u00e9. J\u2019ai termin\u00e9 ma th\u00e8se de doctorat en 2019 sur les trajectoires et les repr\u00e9sentations des individus qui essayent de vivre plus simplement. Depuis, j\u2019ai travaill\u00e9 plus sp\u00e9cifiquement sur la transformation des imaginaires en lien avec le futur, les repr\u00e9sentations du temps, la d\u00e9croissance et les in\u00e9galit\u00e9s sociales en lien avec la transition \u00e9cologique. J\u2019ai eu la chance de participer \u00e9galement en 2021-2022 \u00e0 un grand projet europ\u00e9en sur les leviers et barri\u00e8res qui encouragent ou freinent la transition vers des modes de vie plus respectueux des limites plan\u00e9taires. Actuellement, je m\u2019int\u00e9resse aux liens entre travail social et transition \u00e9cologique.<\/p>\n<p><strong>Certain\u00b7e\u00b7s scientifiques, notamment celles et ceux qui \u00e9tudient le climat, ne se contentent pas de publier leurs r\u00e9sultats, mais tentent aussi d\u2019alerter l\u2019opinion publique ou d\u2019inciter les autorit\u00e9s \u00e0 l\u2019action. Jugez-vous que c\u2019est le r\u00f4le de la communaut\u00e9 scientifique ou que celle-ci doit se cantonner \u00e0 ses recherches sans prendre position?<br \/>\n<\/strong>Dans un syst\u00e8me politique id\u00e9al, dans lequel toutes les d\u00e9cisions seraient prises de fa\u00e7on impartiale en fonction des connaissances existantes, cette question ne se poserait pas de la m\u00eame mani\u00e8re. Celles et ceux qui \u00e9tudient le climat se rendent bien compte qu\u2019ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e, les connaissances disponibles s\u2019accumulent et ne sont pas prises en compte par les pouvoirs publics. Pour faire face aux nombreux d\u00e9fis actuels ou \u00e0 venir identifi\u00e9s par ces scientifiques, ce ne sont plus les connaissances qui manquent, mais les d\u00e9cisions politiques. Je le regrette, mais consid\u00e9rant le pouvoir des lobbys, des m\u00e9dias et de nombreux acteurs \u00e9conomiques, c\u2019est sans doute aujourd\u2019hui n\u00e9cessaire que la communaut\u00e9 scientifique prenne position et dise \u00abAttention, les connaissances sont l\u00e0 et voil\u00e0 ce qui va se passer si on continue de prendre des d\u00e9cisions politiques qui servent les int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques \u00e0 court terme de certain\u00b7e\u00b7s plut\u00f4t que la vie sur terre\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Certaines de vos recherches peuvent-elles susciter un d\u00e9bat scientifique, voire alimenter des discussions politiques? Si oui lesquelles? Est-ce d\u00e9j\u00e0 arriv\u00e9?<br \/>\n<\/strong>La transition \u00e9cologique est au c\u0153ur de nombreux d\u00e9bats scientifiques et politiques actuels. Dans ce sens, mes recherches s\u2019inscrivent dans une volont\u00e9 d\u2019alimenter ce d\u00e9bat et d\u2019y participer. Concr\u00e8tement, au-del\u00e0 des discussions dans le milieu acad\u00e9mique avec des coll\u00e8gues ou lors de colloques, j\u2019ai eu l\u2019occasion d\u2019intervenir dans quelques m\u00e9dias et surtout j\u2019\u00e9change r\u00e9guli\u00e8rement avec diff\u00e9rent\u00b7e\u00b7s \u00e9lu\u00b7e\u00b7s locaux et des personnes de mon entourage actives en politique. L\u2019enjeu central pour moi est alors de faire passer le message qu\u2019il faut recadrer les d\u00e9bats sur les modes de vie \u00e9cologiques et la d\u00e9croissance. Il ne s\u2019agit pas d\u2019imposer l\u2019aust\u00e9rit\u00e9 et des privations de libert\u00e9 ni de r\u00eaver \u00e0 des solutions techniques miracles que la science pourrait peut-\u00eatre inventer dans le futur. Le message important, c\u2019est qu\u2019on va devoir r\u00e9organiser la vie sociale autour de la satisfaction des besoins fondamentaux de chacun\u00b7e, en red\u00e9finissant ensemble ce qui nous rend vraiment heureux\u00b7ses, ce qui participe au bien-\u00eatre individuel et collectif. Pour que les citoyen\u00b7ne\u00b7s soient d\u2019accord avec ces transformations, il faut sortir d\u2019une logique de responsabilisation et de culpabilisation individuelles. Par exemple pour la mobilit\u00e9, culpabiliser les gens qui prennent leur voiture ne sert \u00e0 rien, par contre se demander ce qu\u2019on a \u00e0 gagner en passant \u00e0 la mobilit\u00e9 douce, notamment au niveau de la sant\u00e9, du bien-\u00eatre, de l\u2019am\u00e9nagement du territoire ou de la qualit\u00e9 de l\u2019air semble beaucoup plus pertinent. Et dans cet exemple, on ne peut pas penser la mobilit\u00e9 comme un choix individuel parce qu\u2019il d\u00e9pend des infrastructures \u00e0 disposition et des normes sociales notamment. L\u2019objectif politique central pour moi sur cette th\u00e9matique serait de d\u00e9velopper des visions partag\u00e9es positives d\u2019un avenir durable pour tout le monde et de faire des choix de soci\u00e9t\u00e9 qui permettent de prendre ce chemin-l\u00e0 collectivement. Donc cela implique de se poser des questions comme \u00abcomment est-ce qu\u2019on d\u00e9cide ensemble?\u00bb, \u00ab qu\u2019est-ce qui peut garantir notre bien-\u00eatre sans mettre \u00e0 mal celui des autres habitant\u00b7e\u00b7s de la plan\u00e8te ?\u00bb et \u00ab vers quel(s) avenir(s) est-ce qu\u2019on souhaite se diriger?\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Iriez-vous jusqu&rsquo;\u00e0 la d\u00e9sob\u00e9issance civile: faut-il sortir du labo pour descendre dans la rue?<br \/>\n<\/strong>Je pense qu\u2019il faut sortir du labo et descendre dans la rue. Cependant, c\u2019est \u00e0 chacun\u00b7e de d\u00e9finir sous quelle forme et avec quel message il ou elle descend dans la rue. Je comprends tr\u00e8s bien celles et ceux qui s\u2019engagent sur le chemin de la d\u00e9sob\u00e9issance civile. Je ressens une grande frustration face au d\u00e9calage entre les d\u00e9cisions politiques et l\u2019urgence climatique. Des mouvements comme <em>Renovate<\/em> ou <em>Scientist Rebellion<\/em>, malgr\u00e9 ou gr\u00e2ce \u00e0 la polarisation qu\u2019ils cr\u00e9ent, participent \u00e0 faire \u00e9voluer le d\u00e9bat et \u00e0 mettre des sujets importants sur l\u2019agenda politique. L\u2019engagement de certain\u00b7e\u00b7s scientifiques dans ces mouvements est pour moi un signe fort pour rappeler que les connaissances sont l\u00e0 et qu\u2019elles sont trop peu prises en compte. Si ces scientifiques passent \u00e0 la d\u00e9sob\u00e9issance civile, cela montre que beaucoup ont le sentiment d\u2019avoir \u00e9puis\u00e9 toutes les options pour faire \u00e9voluer les choses depuis leur bureau. La science ne sert \u00e0 rien si elle reste dans le labo ou dans les revues acad\u00e9miques. Personnellement, venant du travail social, je me sens plus \u00e0 l\u2019aise dans des d\u00e9marches citoyennes qui visent \u00e0 rassembler et promouvoir la coh\u00e9sion sociale. C\u2019est pour \u00e7a que je me suis beaucoup investie dans la marche bleue qui a sillonn\u00e9 la Suisse au printemps pour rejoindre Berne et demander le respect des accords de Paris. Initi\u00e9e par quatre femmes (Val\u00e9rie d\u2019Acremont, m\u00e9decin infectiologue, Bastienne Joerchel, directrice du CSP Vaud, Julia Steinberger, professeure d\u2019\u00e9conomie et autrice principale du 3e groupe de travail du GIEC et\u00a0 Ir\u00e8ne Wettstein, avocate) cette marche a dur\u00e9 plus de trois semaines et r\u00e9unies \u00e0 chaque \u00e9tape plus d\u2019une centaine de personnes, qui ont march\u00e9 ensemble pour porter un message politique avant tout: nous devons prendre des mesures fortes pour r\u00e9duire rapidement et drastiquement nos \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre. C\u2019est un chemin que nous devons prendre ensemble, qui doit \u00eatre port\u00e9 par les instances politiques, mais en incluant les milieux \u00e9conomiques et associatifs et en concertation avec la population et la communaut\u00e9 scientifique.<\/p>\n<p><strong>Pensez-vous que vous avez une l\u00e9gitimit\u00e9, voire le devoir, en tant que scientifique, de participer au d\u00e9bat public?<br \/>\n<\/strong>Comme tout\u00b7e citoyen\u00b7ne, les scientifiques sont l\u00e9gitimes \u00e0 participer aux d\u00e9bats publics et quand la science est syst\u00e9matiquement ignor\u00e9e, je pense que la participation devient un devoir. En tant que chercheuse ou chercheur, nous avons aussi un bagage th\u00e9orique et une ma\u00eetrise approfondie de certains sujets qui font que nous avons la possibilit\u00e9 d\u2019appuyer nos opinions et de les l\u00e9gitimer \u00e0 partir de connaissances reconnues comme fiables. Cependant, l\u2019histoire nous a montr\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises que ce n\u2019est pas parce que l\u2019on est scientifique que l\u2019on est neutre. Certain\u00b7e\u00b7s scientifiques utilisent leur statut et leur \u00e9tiquette pour faire passer des messages qui d\u00e9fendent des int\u00e9r\u00eats non scientifiques. Donc oui, en tant que scientifique, on est l\u00e9gitime \u00e0 participer au d\u00e9bat public, cela peut m\u00eame \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un devoir dans certaines situations, mais que ce soit dans des enseignements, des conf\u00e9rences, les m\u00e9dias ou d\u2019autres formes d\u2019expression publique, il est selon moi toujours important de situer d\u2019o\u00f9 on parle et de s\u2019appuyer sur des connaissances valid\u00e9es et v\u00e9rifiables. Plus sp\u00e9cifiquement en ce qui concerne mon champ d\u2019\u00e9tudes, alors que certaines sciences apportent des donn\u00e9es factuelles ou techniques importantes pour alimenter le d\u00e9bat public, il me semble que la sociologie a aussi un r\u00f4le important \u00e0 jouer. Comme l\u2019a d\u00e9fini Eric Mac\u00e9, la sociologie c\u2019est la science des rapports sociaux qui permet notamment de penser les rapports de pouvoir et de mettre en lien des points de vue situ\u00e9s, pour saisir la dynamique et la complexit\u00e9 des soci\u00e9t\u00e9s contemporaines. C\u2019est donc essayer de comprendre pourquoi le monde est ce qu\u2019il est, alors qu\u2019il pourrait \u00eatre autrement. Dans ce sens, les sociologues ont selon moi le devoir de participer au d\u00e9bat public actuel sur la transition \u00e9cologique, car il ne s\u2019agit pas que de choix techniques ou \u00e9conomiques, mais avant tout de choix de soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<p>__________<\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/www.unifr.ch\/travsoc\/fr\/unite\/equipe-new\/people\/3062\/fd8db\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Page<\/a> d&rsquo;Aurianne Stroude<\/li>\n<li>Le magazine scientifique<a href=\"https:\/\/www.unifr.ch\/universitas\/fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00a0<em>universitas<\/em><\/a> a consacr\u00e9 \u00e9galement, dans son num\u00e9ro d\u2019avril 2023, une triple interview sur la question.<\/li>\n<\/ul>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Entre science et engagement, du labo \u00e0 la rue, du terrain de recherche au monde, qui peut dire quoi? 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