{"id":17817,"date":"2023-03-17T16:42:04","date_gmt":"2023-03-17T15:42:04","guid":{"rendered":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges?p=17817"},"modified":"2023-03-17T16:48:36","modified_gmt":"2023-03-17T15:48:36","slug":"simpregner-dune-image-en-lingerant-un-geste-vieux-comme-le-monde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/articles\/2023\/simpregner-dune-image-en-lingerant-un-geste-vieux-comme-le-monde?lang=de","title":{"rendered":"S\u2019impr\u00e9gner d\u2019une image en l\u2019ing\u00e9rant, un geste vieux comme le monde"},"content":{"rendered":"<h4><strong>Les images ne sont pas toujours seulement vou\u00e9es \u00e0 \u00eatre vues. Depuis l\u2019Antiquit\u00e9, certaines sont produites pour \u00eatre incorpor\u00e9es, mang\u00e9es ou m\u00eame bues. Professeur d\u2019histoire de l\u2019art \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Fribourg, J\u00e9r\u00e9mie Koering s\u2019est pench\u00e9 sur ce ph\u00e9nom\u00e8ne dans <em>Les Iconophages<\/em>, un ouvrage r\u00e9cemment r\u00e9compens\u00e9 par le Prix Daix.<\/strong><\/h4>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<p>Gratter une statue pour en faire une potion, l\u00e9cher une image, croquer un biscuit \u00e0 l\u2019effigie d\u2019un saint\u2026 Ces gestes semblent aussi vieux que le monde. Dans son livre <em>Les Iconophages<\/em>, J\u00e9r\u00e9mie Koering, professeur d\u2019histoire de l\u2019art des temps modernes \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Fribourg, les fait remonter au moins \u00e0 la haute Antiquit\u00e9.<\/p>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Jeremie_Koering_AG.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-17810 size-medium alignleft\" src=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Jeremie_Koering_AG-193x300.jpg\" alt=\"\" width=\"193\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Jeremie_Koering_AG-193x300.jpg 193w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Jeremie_Koering_AG.jpg 374w\" sizes=\"(max-width: 193px) 100vw, 193px\" \/><\/a>Qu\u2019est-ce qui vous a amen\u00e9 \u00e0 \u00e9tudier ces ph\u00e9nom\u00e8nes d\u2019ingestion de repr\u00e9sentations humaines ou divines?<br \/>\n<\/strong>Mon int\u00e9r\u00eat est n\u00e9 d\u2019une certaine fa\u00e7on de comprendre la pratique artistique. L\u2019id\u00e9e de d\u00e9part prend source dans une m\u00e9taphore: pour \u00e9voquer le rapport qu\u2019elles et ils entretiennent avec leurs pr\u00e9d\u00e9cesseur\u00b7e\u00b7s, les artistes disent qu\u2019elles et ils se \u00abnourrissent\u00bb de leur art. En \u00e9tudiant cette d\u00e9marche, j\u2019ai rencontr\u00e9 des cas d\u2019iconophagie r\u00e9elle qui m\u2019ont men\u00e9 \u00e0 \u00e9largir le champ de mes recherches.<\/p>\n<p><strong>Ce ph\u00e9nom\u00e8ne est-il li\u00e9 \u00e0 des p\u00e9riodes particuli\u00e8res de l\u2019histoire?<br \/>\n<\/strong>La Renaissance a \u00e9t\u00e9 ma porte d\u2019entr\u00e9e, puisqu\u2019il s\u2019agit de ma p\u00e9riode de pr\u00e9dilection. J\u2019ai ensuite \u00e9largi mes travaux au Moyen Age, parce que les rares \u00e9tudes \u00e9voquant le sujet concernaient cette \u00e9poque. Puis, j\u2019ai d\u00e9couvert les travaux de ma coll\u00e8gue V\u00e9ronique Dasen, professeure d\u2019arch\u00e9ologie, sur la production d\u2019images magiques dans la soci\u00e9t\u00e9 \u00e9gyptienne qui permettait une forme de magie m\u00e9dicale. Le ph\u00e9nom\u00e8ne se retrouve de fa\u00e7on plus ou moins prononc\u00e9e \u00e0 toutes les \u00e9poques, y compris de nos jours.<\/p>\n<p><strong>Votre ouvrage fait souvent r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la religion, mais l\u2019iconophagie y est-elle forc\u00e9ment reli\u00e9e?<br \/>\n<\/strong>Deux grandes motivations de d\u00e9part m\u00e8nent \u00e0 l\u2019ingestion d\u2019images. Soit on mange des images produites dans le cadre de pratiques religieuses. Leur ingestion permet alors de se soigner ou de se prot\u00e9ger en s\u2019appropriant le pouvoir divin comme si la repr\u00e9sentation imag\u00e9e le contenait. Soit on mange des images mises en partage au sein d\u2019une communaut\u00e9, par exemple, un g\u00e2teau \u00e0 l\u2019effigie des mari\u00e9s ou une gaufre estamp\u00e9e \u00e0 la naissance d\u2019un enfant. En prenant en soi ces images, on prend en soi le lien qui unit la communaut\u00e9. Cela peut se jouer \u00e0 l\u2019\u00e9chelle d\u2019une famille, d\u2019une ville ou d\u2019une r\u00e9gion plus \u00e9tendue.<\/p>\n<p>Au fil de l\u2019histoire, on retrouve ces deux types de pratique, avec parfois des transitions de l\u2019un \u00e0 l\u2019autre. L\u2019eucharistie en fait partie. C\u2019est une pratique religieuse, mais elle a pour objectif de rassembler la communaut\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Est-il question de cannibalisme parfois?<br \/>\n<\/strong>La question est pr\u00e9sente pour diff\u00e9rentes raisons. Dans le cadre des pratiques religieuses chr\u00e9tiennes, l\u2019hostie a \u00e9t\u00e9 assimil\u00e9e \u00e0 une forme de cannibalisme, voire de th\u00e9ophagie durant la R\u00e9forme. Des querelles violentes et des pamphlets enflamm\u00e9s ont vu le jour en raison d\u2019une lecture litt\u00e9rale des paroles du pr\u00eatre durant l\u2019eucharistie. Ces critiques sont \u00e0 mettre en lien avec les d\u00e9couvertes de l\u2019\u00e9poque, en Am\u00e9rique latine, o\u00f9 des modes de vie tr\u00e8s diff\u00e9rents apparaissent et sont d\u00e9cri\u00e9s par la plupart des europ\u00e9en\u00b7ne\u00b7s.<\/p>\n<p><strong>L\u2019ingestion d\u2019images a-t-elle \u00e9t\u00e9 prohib\u00e9e \u00e0 certaines \u00e9poques ou par certaines soci\u00e9t\u00e9s?<br \/>\n<\/strong>Des r\u00e9sistances sont n\u00e9es, notamment au moment o\u00f9 nos soci\u00e9t\u00e9s europ\u00e9ennes ont bascul\u00e9 du polyth\u00e9isme au christianisme. Certaines pratiques magiques sont critiqu\u00e9es, mais ne vont jamais totalement dispara\u00eetre. Elles sont m\u00eame parfois r\u00e9habilit\u00e9es ou d\u00e9tourn\u00e9es par la religion. L\u2019usage des reliques en est un exemple. Tout au long de l\u2019histoire chr\u00e9tienne, on trouve des personnes qui se dressent contre ces pratiques et d\u2019autres qui en prennent la d\u00e9fense. Au XVIIIe si\u00e8cle, par exemple, on voit appara\u00eetre des critiques visuelles de ces pratiques, dont la gravure de William Hogarth utilis\u00e9e pour illustrer cet interview. L\u2019artiste anglais y met en sc\u00e8ne une orgie o\u00f9 les bigot\u00b7e\u00b7s chr\u00e9tien\u00b7ne\u00b7s d\u00e9vorent des statuettes du Christ, soulignant leur cr\u00e9dulit\u00e9 aveugle.<\/p>\n<p><strong>Les pratiques n\u2019ont pas disparu pour autant\u2026<br \/>\n<\/strong>Non, et elles existent un peu partout. En Afrique, on conna\u00eet des pratiques d\u2019ingestion de photographies pour se prot\u00e9ger. A Einsiedeln, on fait encore usage de petites statuettes \u00e0 l\u2019effigie de la vierge noire que l\u2019on gratte pour r\u00e9cup\u00e9rer une mati\u00e8re r\u00e9put\u00e9e protectrice. Sans parler de toutes les figures qui apparaissent dans la forme des biscuits, des g\u00e2teaux ou encore des images de saint Nicolas sur les pains d\u2019\u00e9pices.<\/p>\n<p><strong>Vos recherches ont-elles \u00e9t\u00e9 rendues difficiles par le fait que les \u00abpreuves\u00bb, si on ose dire, ont \u00e9t\u00e9 ing\u00e9r\u00e9es?<br \/>\n<\/strong>Mes travaux s\u2019appuient sur de nombreux textes ainsi que sur des figurations qui apparaissent au fil de l\u2019histoire. Dans les collections et dans les mus\u00e9es, on trouve aussi de nombreux objets utilis\u00e9s pour produire les images, tels que les moules, les fers \u00e0 gaufres et \u00e0 hosties ou encore les plaques permettant l\u2019impression des images. Des t\u00e9moignages \u00e9crits apparaissent \u00e9galement dans des trait\u00e9s, dans des r\u00e9cits de mariage ou d\u2019autres c\u00e9l\u00e9brations. Cela n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 simple \u00e0 rassembler, mais \u00e0 force de travail je crois y \u00eatre parvenu.<\/p>\n<p><strong>Votre ouvrage <em>Les Iconophages<\/em> est-il l\u2019aboutissement de vos recherches? Ou vos travaux se poursuivent-ils?<br \/>\n<\/strong>Ce livre est un aboutissement, mais les recherches ne s\u2019arr\u00eatent pas pour autant. Il para\u00eetra prochainement en anglais. Je m\u2019y suis donc replong\u00e9 et des \u00e9changes ont lieu avec l\u2019Universit\u00e9 de New York. De mon c\u00f4t\u00e9, je r\u00e9fl\u00e9chis \u00e0 l\u2019histoire de l\u2019\u00e9pouse \u00e9plor\u00e9e de Mausole, Art\u00e9mise. Non seulement elle lui fit construire un tombeau monumental, mais elle a \u00e9galement bu ses cendres, comme pour rendre \u00e9ternelle la pr\u00e9sence de son mari en elle. Des coll\u00e8gues travaillent aussi sur l\u2019usage des reliques et des monuments, dont on gratte la surface pour en extraire une poudre afin de la boire et de prendre en soi la sacralit\u00e9 de la personne ou du lieu en question.<\/p>\n<p><strong>Que vous apporte le Prix Daix au-del\u00e0 de la prime dont il est dot\u00e9?<br \/>\n<\/strong>Une telle r\u00e9compense est d\u2019abord une reconnaissance pour les travaux men\u00e9s, qui plus est par des contemporan\u00e9istes puisque la Pinault Collection s\u2019inscrit plut\u00f4t dans cette \u00e9poque-l\u00e0. Mais, surtout, ce genre de prix permet de toucher un lectorat plus large par la visibilit\u00e9 qu\u2019il donne \u00e0 l\u2019ouvrage. Je ne peux que m\u2019en r\u00e9jouir.<\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<div style=\"background-color: orange; font-size: 100%; padding: 1em;\">\n<p><strong>Une analyse salu\u00e9e par le Prix Daix<\/strong><br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/AG_Koering_Couverture.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-17811 alignright\" src=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/AG_Koering_Couverture-193x300.jpg\" alt=\"\" width=\"193\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/AG_Koering_Couverture-193x300.jpg 193w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/AG_Koering_Couverture.jpg 374w\" sizes=\"(max-width: 193px) 100vw, 193px\" \/><\/a>Le travail de l\u2019historien d\u2019art et professeur J\u00e9r\u00e9mie Koering a \u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9 \u00e0 la fin 2022 par le Prix Pierre Daix. Les membres du jury ont relev\u00e9 la qualit\u00e9 de la recherche, de l\u2019\u00e9criture et le choix d\u2019un sujet hors des sentiers battus. \u00abPuisant \u00e0 l\u2019Antiquit\u00e9 et allant jusqu\u2019\u00e0 informer la cr\u00e9ation moderne et contemporaine comme un mod\u00e8le de ce que peut \u00eatre une nouvelle histoire de l\u2019art. Cette analyse \u00e9rudite et in\u00e9dite a retenu l\u2019attention par sa capacit\u00e9 \u00e0 actualiser, \u00e0 renouveler, \u00e0 d\u00e9cloisonner la discipline\u00bb, communiquent-ils.<\/p>\n<p>Le Prix Pierre Daix est d\u00e9cern\u00e9 chaque fin d\u2019ann\u00e9e depuis 2015. Cr\u00e9\u00e9 par l\u2019homme d\u2019affaires et collectionneur Fran\u00e7ois Pinault en m\u00e9moire de son ami, l\u2019historien Pierre Daix, disparu en 2014, il distingue un ouvrage d\u2019histoire de l\u2019art moderne ou contemporain. Par cette r\u00e9compense, dot\u00e9e de 10&rsquo;000 euros, la Pinault Collection soutient la recherche.<br \/>\n<span style=\"font-size: 100%;\"><div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<span style=\"color: #ff6600;\">__________<\/span><\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<ul>\n<li><strong>Image de Une:<\/strong> William Hogarth, Enthusiasm delineated, 1760-1762, eau-forte, 41.8 x 32.7cm, Londres, British Museum (d\u00e9tail).<br \/>\nDans cette gravure, Hogarth stigmatise les bigots en les repr\u00e9sentant sous la forme de mangeurs d\u2019image. D\u00e9vorant des statuettes \u00e0 l\u2019effigie du Christ, ils r\u00e9v\u00e8lent leur cr\u00e9dulit\u00e9 aveugle et apparaissent ainsi ainsi semblables \u00e0 des animaux d\u00e9pourvus de raison.<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.unifr.ch\/art\/fr\/departement\/equipe\/jeremie-koering.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Page<\/a> de J\u00e9r\u00e9mie Koering<\/li>\n<\/ul>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les images ne sont pas toujours seulement vou\u00e9es \u00e0 \u00eatre vues. Depuis l\u2019Antiquit\u00e9, certaines sont produites pour \u00eatre incorpor\u00e9es, mang\u00e9es ou m\u00eame bues. Professeur d\u2019histoire de l\u2019art \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Fribourg, J\u00e9r\u00e9mie Koering s\u2019est pench\u00e9 sur ce ph\u00e9nom\u00e8ne dans Les Iconophages, un ouvrage r\u00e9cemment r\u00e9compens\u00e9 par le Prix Daix. 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