{"id":14664,"date":"2021-10-26T12:45:03","date_gmt":"2021-10-26T11:45:03","guid":{"rendered":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges?p=14664"},"modified":"2021-10-26T16:08:50","modified_gmt":"2021-10-26T15:08:50","slug":"des-bacteries-a-la-place-des-fongicides","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/articles\/2021\/des-bacteries-a-la-place-des-fongicides","title":{"rendered":"Des bact\u00e9ries \u00e0 la place des fongicides"},"content":{"rendered":"<h4><strong>A l&rsquo;instar de la flore intestinale chez l&rsquo;humain, les plantes abritent un microbiote complexe dont d\u00e9pend leur \u00e9tat de sant\u00e9. Laure Weisskopf, professeure au d\u00e9partement de biologie de l&rsquo;Universit\u00e9 de Fribourg, souhaite le mettre \u00e0 contribution pour prot\u00e9ger les cultures de certains microbes nuisibles. Une solution d&rsquo;avenir pour une agriculture durable. Elle tiendra une conf\u00e9rence sur ce th\u00e8me passionnant ce jeudi.\u00a0 <div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div><\/strong><\/h4>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"YouTube video player\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/I2QRk0kzKv4\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<p><strong>Pourquoi utilise-t-on encore des traitements chimiques sur les cultures alors qu\u2019on conna\u00eet leurs effets potentiellement toxiques?<br \/>\n<\/strong>Tout comme nous, les plantes doivent faire face \u00e0 des maladies. Si l\u2019on veut s\u2019assurer une r\u00e9colte suffisante, que cela soit pour la manger ou pour la vendre, on doit faire avec les moyens dont on dispose aujourd\u2019hui, en l\u2019occurrence des pesticides chimiques.<\/p>\n<p><strong>Vous tentez d\u2019utiliser des bact\u00e9ries pour prot\u00e9ger les cultures des microbes nuisibles. Est-ce une alternative aux traitements classiques ou une m\u00e9thode compl\u00e9mentaire?<br \/>\n<\/strong>Pour l\u2019instant, on n\u2019en est pas encore au stade o\u00f9 l\u2019on pourrait se passer des produits de l\u2019agriculture conventionnelle. On tente bien s\u00fbr d\u2019en diminuer l\u2019utilisation. Il y a cependant une ressource qui reste peu exploit\u00e9e, ce fameux microbiote des plantes qui renforce leur syst\u00e8me immunitaire. Chez l&rsquo;humain, les bact\u00e9ries du tube digestif ou de la peau aident \u00e0 lutter contre les micro-organismes pathog\u00e8nes. C\u2019est pareil chez les plantes o\u00f9 les bact\u00e9ries et les champignons pr\u00e9sents sur les feuilles et dans le syst\u00e8me racinaire peuvent \u00eatre mobilis\u00e9s pour lutter contre certaines maladies.<\/p>\n<p><strong>Et comment cela fonctionne?<br \/>\n<\/strong>Si vous passez votre nez sur une culture de bact\u00e9ries, vous remarquerez qu\u2019elle d\u00e9gage une odeur assez forte mais, jusqu\u2019\u00e0 peu, on ignorait que celle-ci rev\u00eatait une fonction biologique. Ce n\u2019est d\u2019ailleurs pas uniquement le propre des bact\u00e9ries et des champignons, mais bien le fait de tous les organismes. Nous aussi nous transmettons des informations par les odeurs. Ne dit-on pas qu\u2019on ne peut pas sentir quelqu\u2019un? Ainsi, les micro-organismes des plantes \u00e9mettent des compos\u00e9s chimiques volatils, des \u00abodeurs\u00bb, qui leur permettent de communiquer entre eux.<\/p>\n<p><strong>C\u2019est cette communication que vous souhaitez \u00e9tudier?<br \/>\n<\/strong>Oui car certaines bact\u00e9ries de la plante vont produire des odeurs qui vont r\u00e9veiller son syst\u00e8me immunitaire, voire devenir des armes chimiques contre les agents pathog\u00e8nes qui provoquent des maladies. Nous essayons de comprendre quels types de mol\u00e9cules sont \u00e9mises, comment les pathog\u00e8nes et la plante les per\u00e7oivent. Le but ultime, c\u2019est d\u2019utiliser cette communication entre micro-organismes pour prot\u00e9ger les cultures.<br \/>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<span style=\"color: #ff6600;\">_________<\/span><\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<ul>\n<li>Conf\u00e9rence: Jeudi, 28.10.2021, 20h15, Auditoire de Biologie v\u00e9g\u00e9tale, Rue A. Gockel 3<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.unifr.ch\/bio\/en\/research\/plant-and-microbial-biology\/weisskopf.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Weisskopf Group<\/a><\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A l&rsquo;instar de la flore intestinale chez l&rsquo;humain, les plantes abritent un microbiote complexe dont d\u00e9pend leur \u00e9tat de sant\u00e9. Laure Weisskopf, professeure au d\u00e9partement de biologie de l&rsquo;Universit\u00e9 de Fribourg, souhaite le mettre \u00e0 contribution pour prot\u00e9ger les cultures de certains microbes nuisibles. Une solution d&rsquo;avenir pour une agriculture durable. Elle tiendra une conf\u00e9rence sur ce th\u00e8me passionnant ce jeudi.\u00a0 Pourquoi utilise-t-on encore des traitements chimiques sur les cultures alors qu\u2019on conna\u00eet leurs effets potentiellement toxiques? Tout comme nous, les plantes doivent faire face \u00e0 des maladies. Si l\u2019on veut s\u2019assurer une r\u00e9colte suffisante, que cela soit pour la<\/p>\n","protected":false},"author":13,"featured_media":14674,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":true,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[85,80,75],"tags":[421,663],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14664"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/users\/13"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14664"}],"version-history":[{"count":13,"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14664\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":14689,"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14664\/revisions\/14689"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/media\/14674"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14664"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14664"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14664"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}