{"id":14281,"date":"2021-09-08T08:41:13","date_gmt":"2021-09-08T07:41:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges?p=14281"},"modified":"2021-09-08T08:41:13","modified_gmt":"2021-09-08T07:41:13","slug":"mobilite-estudiantine-une-experience-a-saisir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/articles\/2021\/mobilite-estudiantine-une-experience-a-saisir?lang=de","title":{"rendered":"Mobilit\u00e9 estudiantine: une exp\u00e9rience \u00e0 saisir"},"content":{"rendered":"<h4><strong>L\u2019Unifr est \u00e0 la pointe en termes de mobilit\u00e9 des professeur\u00b7e\u00b7s, mais peut et doit encore d\u00e9velopper la mobilit\u00e9 estudiantine. Bernard Ries, vice-recteur en charge des Relations internationales, s\u2019emploie \u00e0 en d\u00e9velopper les conditions cadre \u2013 malgr\u00e9 la pand\u00e9mie de covid-19, la crainte d\u2019une prise de retard dans un cursus acad\u00e9mique ou la rupture des n\u00e9gociations sur l\u2019accord-cadre entre la Suisse et l\u2019UE. Rencontre.<\/strong><\/h4>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<p><a href=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/AG_Ries.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-14276 size-medium alignleft\" src=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/AG_Ries-194x300.jpg\" alt=\"\" width=\"194\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/AG_Ries-194x300.jpg 194w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/AG_Ries.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 194px) 100vw, 194px\" \/><\/a>Bernard Ries, vice-recteur de l\u2019Unifr, en est convaincu: \u00abLes \u00e9tudiant\u00b7e\u00b7s doivent mieux comprendre les plus-values acad\u00e9miques et personnelles d\u2019un semestre ou d\u2019une ann\u00e9e de mobilit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, m\u00eame si cela demande des efforts. Int\u00e9grer la mobilit\u00e9 leur permet de mieux se pr\u00e9parer au monde du travail, de s\u2019ouvrir \u00e0 l\u2019interculturalit\u00e9 et de gagner en ouverture d\u2019esprit: les efforts d\u2019organisation s\u2019av\u00e9reront \u00e0 coup s\u00fbr payants.\u00bb En d\u2019autres termes: les voyages sont formateurs!<\/p>\n<p>La mobilit\u00e9, Bernard Ries en est l\u2019exemple vivant: Luxembourgeois, ce docteur en math\u00e9matiques a effectu\u00e9 ses \u00e9tudes \u00e0 l\u2019EPFL et une ann\u00e9e d\u2019\u00e9change \u00e0 Montr\u00e9al lors de son master. Il a transit\u00e9 pour une ann\u00e9e post-doc par la Columbia University de New York, puis une autre comme professeur assistant \u00e0 la Warwick University \u00e0 Coventry. Enfin, il a offici\u00e9 durant 5 ans comme ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Paris-Dauphine avant de rejoindre l\u2019Universit\u00e9 de Fribourg. C\u2019est donc en pleine connaissance de cause qu\u2019il y d\u00e9veloppe les programmes d\u2019encouragement \u00e0 la mobilit\u00e9, tant estudiantine que pour les enseignant\u00b7e\u00b7s.<\/p>\n<p>Vice-Recteur depuis 2019, il est en effet en charge, entre autres, des Relations internationales aupr\u00e8s du Rectorat. Il en dirige le Comit\u00e9 de coordination aux c\u00f4t\u00e9s de la Direction acad\u00e9mique et du Service des relations internationales, qui g\u00e8re entre autres l\u2019administration des accords de coop\u00e9ration inter-universitaires et la mobilit\u00e9 des \u00e9tudiant\u00b7e\u00b7s et professeur\u00b7e\u00b7s. Et il fait \u00e9galement partie de la Commission des Relations Internationales, une instance compos\u00e9e de repr\u00e9sentant\u00b7e\u00b7s des facult\u00e9s et des \u00e9tudiant\u00b7e\u00b7s qui d\u00e9termine, notamment, l\u2019attribution des bourses accord\u00e9es aux doctorant\u00b7e\u00b7s et post-doctorant\u00b7e\u00b7s.<\/p>\n<p><strong>L\u2019Unifr, championne de la mobilit\u00e9 des professeur\u00b7e\u00b7s<br \/>\n<\/strong>Si les facult\u00e9s ne sont pas toutes \u00e9gales en termes d\u2019encouragement \u00e0 la mobilit\u00e9, la Facult\u00e9 de droit se montrant par exemple tr\u00e8s active, alors que celle des sciences et de m\u00e9decine est moins pr\u00e9sente, les structures centrales les soutiennent dans le d\u00e9veloppement de leurs propres partenariats avec d\u2019autres universit\u00e9s suisses ou \u00e9trang\u00e8res. Un \u00e9difice \u00e0 succ\u00e8s, puisqu\u2019il positionne l\u2019Unifr comme la championne de la mobilit\u00e9 des professeur\u00b7e\u00b7s au sein du programme SEMP (Swiss European Mobility): en 2018-19 et 2019-20, elle a en effet domin\u00e9 le classement des universit\u00e9s helv\u00e9tiques en termes d\u2019envoi et d\u2019accueil.<\/p>\n<p>Mais l\u2019Universit\u00e9 de Fribourg et les diverses facult\u00e9s peuvent et doivent encore mieux faire en termes de mobilit\u00e9 estudiantine: \u00abLes semestres ou ann\u00e9es d\u2019\u00e9change sont encore trop souvent vus comme un facteur de retard dans le cursus acad\u00e9mique, alors qu\u2019il s\u2019agit pour un\u00b7e \u00e9tudiant\u00b7e de saisir la chance d\u2019une exp\u00e9rience litt\u00e9ralement extraordinaire, \u00e0 la fois pour sa formation et pour son d\u00e9veloppement personnel lorsqu\u2019il en est encore temps, avant de se plonger dans une carri\u00e8re professionnelle ou dans un projet de famille qui \u00e9rigent de nouvelles contraintes.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Lever les freins \u00e0 la mobilit\u00e9 des \u00e9tudiant\u00b7e\u00b7s<\/strong><br \/>\nIl s\u2019agit donc de lever les freins \u00e0 la mobilit\u00e9: de mani\u00e8re structurelle, en pr\u00e9voyant par exemple des fen\u00eatres ouvertes pour la mobilit\u00e9 dans les voies d\u2019\u00e9tudes des facult\u00e9s, \u00e0 l\u2019exemple des stages dans les formations professionnelles; mais aussi en convaincant les \u00e9tudiant\u00b7e\u00b7s de la plus-value d\u2019une telle exp\u00e9rience, m\u00eame si elle implique de s\u2019\u00e9loigner de sa famille et de ses ami\u00b7e\u00b7s, de mettre son job accessoire entre parenth\u00e8ses ou encore un engagement financier certain, qui peut toutefois \u00eatre palli\u00e9 par une offre attractive de bourses et financements.<\/p>\n<p>Nomm\u00e9 au Rectorat jusqu\u2019en 2024, Bernard Ries s\u2019est donc attel\u00e9 \u00e0 un ambitieux programme d\u2019activit\u00e9s poursuivant plusieurs objectifs prioritaires: \u00abNous avons d\u00e9j\u00e0 mis en place un soutien pour des Summer et Winter Schools pour les niveaux bachelor, master et doctorat. Nous travaillons aussi \u00e0 \u00e9tendre les offres de doubles dipl\u00f4mes et joint degrees, au niveau master. Enfin, si nos accords de partenariat sont nombreux, surtout en Europe, nous cherchons \u00e0 les \u00e9largir en Asie, o\u00f9 la Suisse est consid\u00e9r\u00e9e comme un pays privil\u00e9gi\u00e9 pour la qualit\u00e9 de sa formation acad\u00e9mique.\u00bb Une feuille de route qui, h\u00e9las! a subi de plein fouet l\u2019irruption de la pand\u00e9mie.<\/p>\n<p>\u00abLe Covid-19 a agi comme un frein important et constitue d\u00e9sormais notre souci principal. Avant la pand\u00e9mie, nous avions d\u00e9j\u00e0 constat\u00e9 une baisse de quelque 13% des chiffres de la mobilit\u00e9 estudiantine en 2 ans, et celle-ci s\u2019est naturellement effondr\u00e9e lors de l\u2019ann\u00e9e acad\u00e9mique 2020-21. Mais la demande pour l\u2019ann\u00e9e en cours repart \u00e0 la hausse.\u00bb Traduit en chiffres, si l\u2019on consid\u00e8re les seul\u00b7e\u00b7s \u00e9tudiant\u00b7e\u00b7s des facult\u00e9s les plus \u2039mobiles\u203a que sont celles de droit, des sciences \u00e9conomiques et sociales et du management, des lettres et des sciences humaines: nous sommes pass\u00e9s, en deux ans, de 239 s\u00e9jours \u00e0 124. Sur le podium des destinations les plus attractives, nos trois grands voisins: l\u2019Allemagne, la France et l\u2019Italie. On y a toutefois constat\u00e9 une \u00e9rosion de 81 \u00e0 38 s\u00e9jours, alors que hors Europe les s\u00e9jours se sont effondr\u00e9s de 49 \u00e0 8; mais l\u2019am\u00e9lioration de la situation sanitaire marque d\u00e9j\u00e0 une nette reprise, avec 30 s\u00e9jours planifi\u00e9s hors Europe pour l\u2019ann\u00e9e acad\u00e9mique en cours.<\/p>\n<p><strong>Quoi de neuf \u00e0 l\u2019horizon europ\u00e9en?<\/strong><br \/>\nEt qu\u2019en est-il de la rupture des n\u00e9gociations sur l\u2019accord-cadre entre la Suisse et l\u2019Union Europ\u00e9enne, act\u00e9e en mai dernier? Pour Bernard Ries, \u00abcela n\u2019aura aucun impact sur les programmes de mobilit\u00e9 estudiantine SEMP que la Suisse a mis en place en[UMO1]\u00a0 2014 pour remplacer les accords Erasmus. Par contre, cette d\u00e9cision aura un effet sur la participation des chercheuses et chercheurs, et celle des instituts suisses, aux programmes de recherche de l\u2019UE.\u00bb Une perte d\u2019attractivit\u00e9 et de comp\u00e9titivit\u00e9 de la place acad\u00e9mique suisse, d\u00e9sormais exclue du programme scientifique Horizon Europe, contre laquelle la pr\u00e9sidente de la Commission de la science, de l\u2019\u00e9ducation et de la culture du Conseil national, la socialiste fribourgeoise Val\u00e9rie Piller Carrard, va se mobiliser afin que \u00able Conseil F\u00e9d\u00e9ral mette rapidement en place une strat\u00e9gie\u00bb.<\/p>\n<p>La mobilit\u00e9 et les \u00e9changes \u00e9tant bidirectionnels, avec un afflux d\u2019\u00e9tudiant\u00b7e\u00b7s et de professeur\u00b7e\u00b7s en provenance essentiellement d\u2019Europe mais aussi du monde entier vers Fribourg, il reste \u00e0 esp\u00e9rer que l\u2019attractivit\u00e9 de l\u2019Unifr n\u2019en soit pas affect\u00e9e: \u00abAvec l\u2019atout unique du bilinguisme et une offre \u00e9tendue de cours en anglais, mais aussi sa taille humaine qui offre, plus qu\u2019ailleurs, proximit\u00e9 et contacts privil\u00e9gi\u00e9s entre \u00e9tudiant\u00b7e\u00b7s et professeur\u00b7e\u00b7s, ainsi que sa qualit\u00e9 d\u2019enseignement largement reconnue aupr\u00e8s de nombreux partenaires, l\u2019Unifr est positionn\u00e9e comme une universit\u00e9 globale avec des fili\u00e8res de r\u00e9f\u00e9rence au niveau international.\u00bb<\/p>\n<p>Pour garder intactes les chances des \u00e9tudiant\u00b7e\u00b7s fribourgeois\u00b7e\u00b7s de profiter pleinement de ces \u00e9changes acad\u00e9miques et de vivre une aussi riche exp\u00e9rience, Bernard Ries continuera \u00e0 se battre avec force et conviction.<\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<span style=\"color: #ff6600;\">__________<\/span><\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/www.unifr.ch\/uni\/fr\/organisation\/direction\/relations-internationales\/ries.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Bernard Ries <\/a>est vice-recteur de l\u2019Universit\u00e9 de Fribourg depuis 2019, en charge notamment des Relations Internationales.<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.unifr.ch\/uni\/fr\/organisation\/acad\/international\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Site<\/a> du Service des relations internationales<\/li>\n<\/ul>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019Unifr est \u00e0 la pointe en termes de mobilit\u00e9 des professeur\u00b7e\u00b7s, mais peut et doit encore d\u00e9velopper la mobilit\u00e9 estudiantine. Bernard Ries, vice-recteur en charge des Relations internationales, s\u2019emploie \u00e0 en d\u00e9velopper les conditions cadre \u2013 malgr\u00e9 la pand\u00e9mie de covid-19, la crainte d\u2019une prise de retard dans un cursus acad\u00e9mique ou la rupture des n\u00e9gociations sur l\u2019accord-cadre entre la Suisse et l\u2019UE. Rencontre. Bernard Ries, vice-recteur de l\u2019Unifr, en est convaincu: \u00abLes \u00e9tudiant\u00b7e\u00b7s doivent mieux comprendre les plus-values acad\u00e9miques et personnelles d\u2019un semestre ou d\u2019une ann\u00e9e de mobilit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, m\u00eame si cela demande des efforts. Int\u00e9grer la mobilit\u00e9<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":14277,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[102,116,113],"tags":[774,770,1325,981],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14281"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14281"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14281\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":14282,"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14281\/revisions\/14282"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/media\/14277"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14281"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14281"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14281"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}