{"id":11486,"date":"2020-09-23T08:34:03","date_gmt":"2020-09-23T07:34:03","guid":{"rendered":"https:\/\/www3.unifr.ch\/alma-georges?p=11486"},"modified":"2020-10-02T12:45:27","modified_gmt":"2020-10-02T11:45:27","slug":"lislam-au-musee-une-these-pour-questionner-nos-pratiques-culturelles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/articles\/2020\/lislam-au-musee-une-these-pour-questionner-nos-pratiques-culturelles","title":{"rendered":"L\u2019islam au mus\u00e9e, une th\u00e8se pour questionner nos pratiques culturelles"},"content":{"rendered":"<h4><strong>La th\u00e8se de Diletta Guidi, consacr\u00e9e au traitement de l\u2019islam dans les mus\u00e9es, a obtenu le prix Vigener de la Facult\u00e9 des lettres de l&rsquo;Unifr. C\u2019est le couronnement d\u2019un travail tr\u00e8s cons\u00e9quent sur un sujet qui fait \u00e9cho aux pr\u00e9occupations de notre temps. Rencontre avec l\u2019auteure.<\/strong><\/h4>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<p>\u00abArabesques, calligraphies, mosa\u00efques, mosqu\u00e9es, tapis, odalisques, harems&#8230; l\u2019imaginaire que suscite le terme d\u2019art islamique est autant riche et vari\u00e9 qu\u2019il para\u00eet contradictoire. Si d\u2019une part on pense aux contes <em><span class=\"\">Les Mille et une nuits <\/span><\/em>de l\u2019autre ce sont les interdits : l\u2019iconoclasme, l\u2019aniconisme, l\u2019absence de figuration et les controverses qui l\u2019accompagnent nous viennent \u00e0 l\u2019esprit. Un m\u00e9lange de fantasmes et de r\u00e9alit\u00e9s qui demandent \u00e0 \u00eatre clarifi\u00e9s. Qu\u2019entend-on par art islamique ?\u00bb C&rsquo;est en ces termes que <a href=\"https:\/\/www3.unifr.ch\/directory\/fr\/people\/18731\/9a148\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Diletta Guidi<\/a>, ma\u00eetre-assistante en <a href=\"https:\/\/www3.unifr.ch\/sr\/fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Science des religion<\/a>, pr\u00e9sentera la vaste question de la repr\u00e9sentation mus\u00e9ale de l&rsquo;islam en Occident, dans le livre qu&rsquo;elle tirera de sa th\u00e8se.<\/p>\n<p>L\u2019histoire des relations entre l\u2019Occident et le monde musulman est faite de tensions et de fascination. Au cours des si\u00e8cles, c\u2019est bien souvent un Orient fantasm\u00e9, peupl\u00e9 de barbares et de figures \u00e9rotiques, qui nourrit l\u2019imaginaire des artistes europ\u00e9ens. Les mus\u00e9es conservent aussi une vari\u00e9t\u00e9 d\u2019objets disparates, d\u00e9sign\u00e9s un peu vite sous les termes \u00abarts de l\u2019islam\u00bb. A partir de collections r\u00e9unies au gr\u00e9 des circonstances, nos institutions r\u00e9alisent des expositions qui, \u00e0 leur tour, contribuent \u00e0 transmettre une certaine image de \u00abl\u2019autre musulman\u00bb. C\u2019est ce processus que d\u00e9taille Diletta Guidi, ma\u00eetre-assistante en Science des religions, dans sa th\u00e8se soutenue en 2019 \u00e0 Paris, en cotutelle avec l\u2019Universit\u00e9 de Fribourg. Intitul\u00e9e \u00ab<a href=\"https:\/\/www3.unifr.ch\/sr\/fr\/recherche\/projets-de-recherche\/diletta-guidi.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">L\u2019islam des mus\u00e9es. Sociohistoire de l\u2019islam dans les politiques culturelles fran\u00e7aises. Les cas du Louvre et de l\u2019Institut du monde arabe<\/a>\u00bb, cette th\u00e8se transversale convoque \u00e0 la fois l\u2019histoire de l\u2019art, la sociologie et la science des religions.<\/p>\n<p><strong>\u00abIslamania\u00bb<br \/>\n<\/strong>Depuis la fin du si\u00e8cle pass\u00e9, plusieurs dizaines de mus\u00e9es partiellement ou enti\u00e8rement consacr\u00e9s \u00e0 l\u2019islam ont ouvert leurs portes dans diverses capitales du monde, constate Diletta Guidi. On assiste, selon elle, \u00e0 une forme d\u2019\u00abislamania\u00bb mus\u00e9ale, o\u00f9 la France se distingue en particulier. Rien d\u2019\u00e9tonnant \u00e0 cela, si on consid\u00e8re l\u2019histoire coloniale et la pr\u00e9sence des communaut\u00e9s musulmanes dans ce pays. Or, la place de l\u2019islam dans les institutions culturelles fran\u00e7aises est au demeurant peu \u00e9tudi\u00e9e, observe l\u2019auteure. Sa th\u00e8se comble une lacune, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 les institutions s\u2019interrogent de plus en plus s\u00e9rieusement sur la place qu\u2019elles r\u00e9servent aux minorit\u00e9s. Les actualit\u00e9s relaient aussi maintes tentatives visant \u00e0 \u00abd\u00e9coloniser\u00bb notre regard, \u00e0 d\u00e9centrer nos perspectives d\u2019analyse, pour un traitement plus respectueux des diff\u00e9rentes cultures.<\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<p><a href=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/AG_Diletta_Une.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-large wp-image-11499\" src=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/AG_Diletta_Une-1024x660.jpg\" alt=\"\" width=\"680\" height=\"438\" srcset=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/AG_Diletta_Une-1024x660.jpg 1024w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/AG_Diletta_Une-300x193.jpg 300w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/AG_Diletta_Une-768x495.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 680px) 100vw, 680px\" \/><\/a><\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<p><strong>Le Mus\u00e9e, ce lieu de pouvoir<br \/>\n<\/strong>Diletta Guidi s\u2019est int\u00e9ress\u00e9e en particulier \u00e0 ces deux \u00abmastodontes\u00bb que sont le Louvre, avec son D\u00e9partement des Arts de l\u2019Islam, et l\u2019Institut du monde arabe. Le premier est l\u2019institution d\u2019Etat par excellence, fille de la R\u00e9volution fran\u00e7aise et des ambitions \u00e9ducatives de la R\u00e9publique. Le second est n\u00e9 \u00e0 la fin de la d\u00e9cennie 1970 qui a vu \u00e9merger la crise du Moyen Orient, avec un certain nombre de cons\u00e9quences diplomatiques et \u00e9conomiques. Il a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 dans une tentative \u00e9vidente d\u2019apaisement, analyse l\u2019auteure. Si leur pouvoir d\u2019influence est limit\u00e9, compar\u00e9 \u00e0 d\u2019autres canaux de diffusion actuels, le cr\u00e9dit des mus\u00e9es d\u2019Etat reste n\u00e9anmoins \u00e9lev\u00e9, ne serait-ce que par leur caract\u00e8re officiel. Leur impact est d\u2019autant plus significatif que les attentes sont fortes de la part du public, notamment des communaut\u00e9s concern\u00e9es, d\u00e9sireuses d\u2019en \u00eatre les actrices, indique Diletta Guidi.<\/p>\n<p><strong>A la recherche de l\u2019exposition id\u00e9ale<br \/>\n<\/strong>Comment repr\u00e9senter l\u2019autre\u00a0? Comment lui rendre justice, en l\u2019\u00e9voquant de mani\u00e8re respectueuse et suffisamment nuanc\u00e9e? M\u00eame anim\u00e9e des meilleures intentions, la d\u00e9marche n\u2019a rien d\u2019ais\u00e9, reconna\u00eet l\u2019auteure. Elle cite l\u2019exemple du Louvre qui, \u00e0 l\u2019occasion d\u2019expositions-\u00e9v\u00e9nements, promeut l\u2019image d\u2019un islam particuli\u00e8rement raffin\u00e9, via les chefs-d\u2019\u0153uvre produits dans des temps anciens. Or, cette fa\u00e7on de mettre en lumi\u00e8re un aspect d\u00e9fini \u00e0 l\u2019exclusion de tout autre n\u2019est pas anodine, rel\u00e8ve Diletta Guidi. Et ce, d\u2019autant moins si un homme d\u2019Etat vient corroborer cette vision \u00e0 l\u2019occasion de son discours d\u2019inauguration. De plus, il faut noter que les mus\u00e9es \u00e9voluent \u00e0 un rythme qui n\u2019est pas celui des r\u00e9seaux sociaux. Ils doivent composer avec des collections, des pratiques et des ressources d\u00e9termin\u00e9es. Pour bien saisir tous ces m\u00e9canismes, l\u2019auteure s\u2019est int\u00e9ress\u00e9e, en sus de la recherche sociohistorique et documentaire, \u00e0 tous les rouages du mus\u00e9e et \u00e0 tous ses intervenant\u00b7e\u00b7s\u00a0: de la surveillance au conseil scientifique. De ces investigations, elle a tir\u00e9 une synth\u00e8se imposante recouvrant plus de deux si\u00e8cles: du moment o\u00f9 l\u2019islam fait son entr\u00e9e dans les grandes institutions culturelles \u00e0 nos jours.<\/p>\n<p><strong>L\u2019image de\u00a0\u00abl\u2019autre musulman\u00bb<br \/>\n<\/strong>Pour d\u00e9velopper sa probl\u00e9matique, l\u2019auteure fait un choix formel audacieux. Elle se glisse dans la peau d\u2019un visiteur et nous emm\u00e8ne \u00e0 la d\u00e9couverte des lieux. Au visiteur \u00abna\u00eff\u00bb qui a franchi le seuil de l\u2019exposition, l\u2019auteure d\u00e9voile peu \u00e0 peu les enjeux et les probl\u00e8mes que soul\u00e8vent ces objets et la fa\u00e7on dont ils sont pr\u00e9sent\u00e9s. Derri\u00e8re les vitrines se dissimule une sorte d\u2019\u00abagenda cach\u00e9\u00bb, fruit de r\u00e9flexions politiques, diplomatiques, soci\u00e9tales\u2026 L\u2019exposition nous en apprend en r\u00e9alit\u00e9 autant sur l\u2019Etat et son rapport \u00e0 l\u2019alt\u00e9rit\u00e9 musulmane, que sur les communaut\u00e9s elles-m\u00eames.<\/p>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/Diletta_Guidi_carre_petit.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-11488 alignleft\" src=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/Diletta_Guidi_carre_petit-1024x1024.jpg\" alt=\"\" width=\"220\" height=\"221\" srcset=\"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/Diletta_Guidi_carre_petit-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/Diletta_Guidi_carre_petit-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/Diletta_Guidi_carre_petit-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/Diletta_Guidi_carre_petit-768x768.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 220px) 100vw, 220px\" \/><\/a>Le prix d\u2019un effort singulier<br \/>\n<\/strong>Ce prix Vigener n\u2019est pas la r\u00e9compense la plus connue, mais elle r\u00e9jouit particuli\u00e8rement la laur\u00e9ate, \u00abparce que Fribourg, c\u2019est chez moi\u00bb, affirme-t-elle. Romaine d\u2019origine, Diletta Guidi a accompli son parcours scientifique entre Paris, Abou Dhabi et Montr\u00e9al, avant de revenir enseigner \u00e0 Fribourg. Elle s\u2019y sent bien et elle est tr\u00e8s reconnaissante \u00e0 toute son \u00e9quipe, ainsi qu\u2019\u00e0 son directeur de th\u00e8se, <a href=\"https:\/\/www3.unifr.ch\/lettres\/fr\/unites\/sciences-sociales\/membres\/people\/8127\/67e58\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Fran\u00e7ois Gauthier<\/a>, des encouragements re\u00e7us. Ce qui lui tient \u00e0 c\u0153ur dans ce prix, c\u2019est aussi le fait qu\u2019il sanctionne un effort de longue haleine, peu reconnu en dehors du monde acad\u00e9mique. \u00abQuand on raconte qu\u2019on r\u00e9dige une th\u00e8se en Lettres qui vous prend des ann\u00e9es, on suscite plus souvent la perplexit\u00e9 que l\u2019admiration: \u2039ah, tu es encore aux \u00e9tudes?\u203a\u00bb, sourit la chercheuse. Elle travaille actuellement \u00e0 la publication de sa th\u00e8se, dont elle souhaite qu\u2019elle soit \u00abaussi belle \u00e0 lire qu\u2019\u00e0 \u00e9crire\u00bb. La parution est pr\u00e9vue pour 2021<\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<p><span style=\"color: #ff6600;\">__________<\/span><\/p>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<ul>\n<li>Le <a href=\"https:\/\/www3.unifr.ch\/lettres\/fr\/news\/prix-et-distinctions\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">prix Vigener<\/a>, institu\u00e9 en 1908 et dot\u00e9 d\u2019au moins 1&rsquo;000 francs, r\u00e9compense des travaux de doctorat se distinguant par leur excellence. Le prix Vigener 2020 est remis cette ann\u00e9e <em>ex-aequo<\/em> \u00e0 Diletta Guidi et \u00e0 <a href=\"https:\/\/www3.unifr.ch\/esp\/es\/departamento\/miembros\/sebastian-imoberdorf.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Sebastian Imoberdorf<\/a>, charg\u00e9 de cours au D\u00e9partement de philosophie pour sa th\u00e8se intitul\u00e9e \u00abldentidades m\u00faltiples &#8211; Hibridismo cultural y social en la narrativa hispanounidense de los siglos XX y XXI\u00bb.<\/li>\n<\/ul>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n<div class=\"clear\" style=\"height:20px\"><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La th\u00e8se de Diletta Guidi, consacr\u00e9e au traitement de l\u2019islam dans les mus\u00e9es, a obtenu le prix Vigener de la Facult\u00e9 des lettres de l&rsquo;Unifr. C\u2019est le couronnement d\u2019un travail tr\u00e8s cons\u00e9quent sur un sujet qui fait \u00e9cho aux pr\u00e9occupations de notre temps. Rencontre avec l\u2019auteure. \u00abArabesques, calligraphies, mosa\u00efques, mosqu\u00e9es, tapis, odalisques, harems&#8230; l\u2019imaginaire que suscite le terme d\u2019art islamique est autant riche et vari\u00e9 qu\u2019il para\u00eet contradictoire. Si d\u2019une part on pense aux contes Les Mille et une nuits de l\u2019autre ce sont les interdits : l\u2019iconoclasme, l\u2019aniconisme, l\u2019absence de figuration et les controverses qui l\u2019accompagnent nous viennent \u00e0<\/p>\n","protected":false},"author":47,"featured_media":11510,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":true,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[80,75],"tags":[1012,201,128,1300,503,182,1210],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11486"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/users\/47"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11486"}],"version-history":[{"count":14,"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11486\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":11593,"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11486\/revisions\/11593"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/media\/11510"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11486"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11486"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unifr.ch\/alma-georges\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11486"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}