AMS en 2017? L'inscription a commencé

Toute personne qui envisage d'entreprendre des études de médecine en 2017 devra s'inscrire à partir de mi-novembre 2016 jusqu'au 15 février 2017 (timbre postal) auprès de swissuniversities.

 

Note d'information concernant la procédure d'inscription 2017 (swissuniversities)

 

Veuillez egalement consulter les informations sur la page Studienberatung (Aide pour le choix des études de médecine).

Si la demande pour les études de médecine reste toujours supérieure à la capacité d'admission et que d'autres solutions ne sont pas envisageables, le Conseil des hautes écoles recommande aux cantons concernés d'appliquer le numerus clausus et par conséquent le recours au test d'aptitudes pour les disciplines concernées. La probabilité qu'en 2017 le test d'aptitude soit à nouveau appliqué est élevé. Si l'accès devait à nouveau être limité au moyen d'un numerus clausus, le test d'aptitudes aura lieu le vendredi 7 juillet 2017. Toutes les candidates et tous les candidats concernés recevront en avril 2017 les documents d’inscription ainsi que la brochure « Test-Info » avec toutes les informations nécessaires.

 

 

Le test d'aptitudes (AMS) 2016 a eu lieu avec succès

Cette année, un numerus clausus (NC) est à nouveau nécessaire pour la médecine humaine (NC depuis 1998), la médecine vétérinaire (NC depuis 1999) et la médecine dentaire (NC depuis 2004) pour les personnes s’étant inscrites aux universités de Bâle, de Berne, de Fribourg ou de Zurich. A l'Université de Zurich, le NC s'applique également à la chiropractie (depuis 2008).

 

3694 personnes au total (2015 : 3450) se sont inscrites auprès de swissuniversities au test AMS jusqu’au délai fixé (mai 2016) ; 96 personnes ont repris leur résultat de l’année précédente (2015 : 86). 3523 personnes ont terminé l’AMS avec des résultats valables (2015 : 3292). 6 personnes ont interrompu le test avant la fin de la session (2015 : 5). 165 personnes ont retiré leur inscription ou ne se sont pas présentées au test (2015 : 153).

 

Rapport statistique 2016

Rapport détaillé 2016

 

 

Comment se déroule l'AMS?

Le test correspond à nouveau à sa structure intitiale (2004).

Tous les candidats concernés par le NC (Numerus Clausus) reçoivent en avril la brochure Test Info avec toutes les informations nécessaires. Dans cette brochure, des recommandations précises sont données sur la préparation optimale à l'AMS. Cette dernière est en effet à prendre au sérieux.

A l'AMS, aucun savoir spécifique préalable n'est demandé. Les exercices sont construits de telle manière que le savoir technique nécessaire est communiqué dans l'exercice-même. Il s'agit de reconnaître une problématique et de la résoudre à partir des informations données. La préparation ne devrait pas consister en un « bourrage de crâne » avec un quelconque savoir spécialisé. Il s'agit plutôt de se familiariser avec les exigences, par ex. pour ne pas perdre de temps dans la lecture des instructions. On devrait se préparer jusqu'à ce qu'on atteigne de manière stable son niveau de performance optimal et qu'une certaine routine avec les exercices soit acquise.

Nous vous conseillons donc:

  • Etudiez d'abord avec soin la Test Info, traitez les exemples d'exercices qui s'y trouvent et analysez votre performance à l'aide des indications pour chaque type d'exercice.
  • Exercez-vous ensuite avec une version originale publiée dans des conditions de temps réelles. Vous pouvez vous adresser à votre professeur. Grâce à la «Conférence des Recteurs des Gymnases Suisses», des tours d'essais sont organisés dans différentes écoles.

En plus de l'aptitude pour les études il faut aussi consiéderer les "Soft Skills" qui sont des facteurs importants pour le succès des études ainsi que la réussite professionnelle. A ce propos nous offrons désormais aux interessés un Self-Assessment en trois langues. Ce dernier vous offre la possibilité, à travers un questionnaire, d'évaluer les traits de personnalité qui ont un rapport avec le succès des études, d'estimer les intérêts et les attentes face aux études de médecine et de les comparer avec les résultats d'étudiants déjà inscrits. Vous trouverez plus d'informations ici. En outre sur le lien suivant vous trouverez des informations complémentaires quant au choix des études de médecine.

Points importants:

  • Il faut se préparer à l'AMS. Sans ou avec trop peu de préparation, les performances au test sont moins bonnes et l'on a moins de chance d'être admis.
  • «Plus il y en a, mieux c'est;» ne vaut cependant pas: la durée de la préparation seule n'est pas déterminante: en effet, trop de préparation peut même mener à de moins bonnes performances. Chacun doit trouver son optimum.
  • Ce qui est important, c'est de s'être exercé avec la version originale publiée sous des conditions de temps réelles - c'est ce qui améliore le plus les performances.
  • Au sous-test «Travail avec soin et concentration», trop d'exercice n'apporte pas de meilleures performances. S'exercer excessivement semble même être dommageable, parce qu'on se fixe sur les règles des exemples et qu'on a ensuite de la peine à s'adapter aux nouvelles exigences.

On a parfois entendu parler d'entraînement à la place de préparation. On pourrait croire que ce sont des synonymes, mais avec le terme «entraînement», on peut comprendre autre chose: avec du zèle, chacun pourrait atteindre pratiquement n'importe quelle performance («garantie de réussite»). Cela n'est pas juste et peut engendrer de faux espoirs! On peut atteindre son niveau de performance optimal avec une préparation adéquate. Les notes de maturité déterminent, d'un point de vue statistique, beaucoup plus le score au test que l'intensité de la préparation.

Evidemment, le test est une charge supplémentaire pour les candidats. Vu que la demande de places d'études en médecine humaine augmente continuellement, cela conduit nécessairement à un plus fort taux d'échecs que pour les années précédentes.

Mais il est important de tenir compte des remarques suivantes: c'est grâce au NC que beaucoup d'universités ont pu mettre en place une reforme de leur cursus, qui garantit un meilleur encadrement dès les premières années. Pendant les années «d'affluence de masse», ceci aurait été ä peine imaginable, car les capacités d'encadrement étaient fortement surchargées et les conditions d'études catastrophiques. Sans le NC, le risque est que le premier semestre devienne pratiquement un semestre «d'études par correspondance» et que les cours ne puissent être donnés régulièrement. L'enseignement par Internet - en sachant qu'il y aura ensuite un sévèreexamen de sélection - ne peut être que difficilement considéré comme garantissant «le libre accès aux études supérieures». C'est un Numerus Clausus (mal) caché.

Un résultat de ces meilleures conditions d'études sera la diminution des interruptions d'études et une meilleure maîtrise des exigences des études dans les temps prévus. Les capacités seront plus vite libérées pour les prochains.

Pour les participants également, l'inscription à l'AMS ne doit pas être vue que comme un désavantage: il a été démontré dans beaucoup d'études que l'AMS prédit très bien le succès aux études. Plus le résultat au test est bon, plus hautes sont les chances de terminer ses études avec succès et de ne pas les interrompre prématurément. On peut ainsi avoir soi-même une certaine sécurité quant à ses chances de réussite. Chaque interruption d'étude est aussi une charge pour la personne concernée.

Ceux qui ont été recalés pour cette année peuvent encore, la même année, commencer d'autres études sans NC (sauf quelques exceptions). On ne perd ainsi pas de temps pour commencer autre chose, quand on s'est présenté sans succès pour des études de médecine.

Bien sûr, on peut également représenter sa candidature les années suivantes et prendre à nouveau part à l'AMS, si on a toujours le souhait d'étudier la médecine et que, par exemple, le résultat au test était «serré».

Brièvement: AMS et succès aux études:

Le numerus clausus devrait utiliser comme critère l'aptitude aux études. L'AMS a prouvé pouvoir très bien la prédire: la durée des études (réussite des examens) et les notes d'examens peuvent être bien prédites avec le score au test. Ceux qui ont les plus grandes de chances d'admission à l'AMS ont aussi les meilleures chances de terminer rapidement leurs études avec des bons résultats. Le fait de devoir limiter les places d'études est cependant une décision politique: les études de médecine sont très chères, les ressources limitées et le nombre de patients dans les cliniques universitaires ne peut pas être augmenté à volonté. Dans ces conditions, les personnes qui présentent les meilleures perspectives de réussites devraient être avantagées.

Une sélection intra-universitaire après le premier semestre ou après la première année d'études ne serait pas une solution, vu le net dépassement des capacités des universités concernées, mais plutôt un «numerus clausus caché». Des réformes du cursus (cours orientés sur les problèmes, encadrement adéquat) ne seraient pas possibles. La première partie des études, de par ses conditions catastrophiques et impersonnelles, donnerait aussi une mauvaise orientation au développement des compétences psychosociales définissant la «personnalité de médecin» qui sont souvent exigées, voire regrettées.

L'AMS est un test d'aptitudes au sens premier du terme: on utilise des tests qui sont issus des exigences des études et qui simulent celles-ci. Dans ces conditions, le grand pouvoir de prédiction pour le succès aux études n'étonne pas vraiment.

On nous demande toujours, non seulement de considérer les performances cognitives, mais aussi la motivation pour la profession et les compétences sociales. Il faut dire que la motivation n'est pas sans importance à l'AMS. La préparation en dépend, tout comme la disposition à s'investir à fond pendant tout le test. Tous les tests connus jusqu'à maintenant dans ce domaine n'avaient pas vraiment la capacité de décider de manière juste et correcte de l'admission des candidats. Soit les résultats étaient falsifiables - en se présentant de manière socialement désirable, ou en s'entraînant pour les améliorer et le test n'était ainsi plus pertinent. Quelques évaluations «objectives» ont montré jusqu'à maintenant qu'ils n'avaient pas de rapport avec le succès aux études.

Il faut distinguer clairement entre aptitude et penchant pour le métier. Il est important d'offrir des possibilités de sonder les penchants pour une profession dans la médecine avant une candidature. Ceci peut se faire par exemple en donnant plus d'informations sur le métier de médecin ou en offrant des stages. Chacun doit cependant explorer soi-même son penchant personnel. Les universités pourraient proposer sur internet plus d'informations sur les études et le métier de médecin. Le penchant n'a néanmoins pas forcément de rapport avec l'aptitude: vouloir et pouvoir n'ont effectivement pas la même signification. C'est un fait que beaucoup de personnes échouent sur le «pouvoir» et doivent interrompre leurs études, même s'ils voulaient devenir médecin.

C'est pourquoi l'aptitude aux études est aujourd'hui considérée comme le seul critère moralement justifiable pour décider des admissions. La profession de médecin est et reste une profession exigeant de grandes capacités cognitives. Dans ces conditions, il ne peut être dommageable que seuls les meilleurs soient admis. Les penchants ne sont pas sans importance, mais ils représentent un critère de sélection totalement inapproprié. On peut entraîner les compétences sociales - il y aura présenteront assez d'occasions pour le faire pendant les études. Enfin, des études plus individualisées à partir du premier semestre - sans avoir en tête qu'il y aura un examen de sélection sévère à la fin - sont un premier pas important dans cette direction. On ne peut le franchir en ce moment uniquement avec un NC.

Vous trouvez ici un résumé des résultats de l'évaluation:

Numerus Clausus: le «test d'aptitudes pour les études de médecine» permet-il de trouver les personnes les plus aptes?