Introduction
Quel est l’apport des sciences psychosociales pour le renouvellement de la théorie des vertus de St Thomas en ce qui concerne la gestion des difficultés ?
En effet, la question de la difficulté, et plus précisément celle de la résilience face à l’adversité, représente le pont qui nous permet de relier les sciences psychosociales et la théorie des vertus selon St. Thomas. Je définis la résilience comme la capacité individuelle et sociale de faire face aux difficultés, de résister à l’adversité et de construire quelque chose de positif à partir d’une situation négative. Le dialogue avec la recherche sur la résilience emporte une contribution à la théologie morale.
Tant la vertu de la force (nommée aussi courage) que la résilience se réfèrent à la difficulté. La force aussi bien que la résilience - en tant que ressources qui permettent de faire face aux difficultés, qui encouragent la persévérance et une attitude constructive - contribuent à créer une perspective fondamentalement positive, ce qui va à l’encontre d’une attitude qui insiste parfois de façon excessive sur la détresse, les vices et les effets du péché ou des pathologies psychiques.
On peut subdiviser cette question fondamentale en trois domaines qui concernent l’anthropologie humaine, les vertus naturelles et les vertus théologales.
- Tout d’abord, de quelle façon la résilience psychosociale peut-elle enrichir l’anthropologie morale de St Thomas ?
- Deuxièmement, de quelle manière le dialogue entre St Thomas et les sciences psychosociales peut-il améliorer notre compréhension des vertus naturelles permettant de faire face aux difficultés, c’est-à-dire la force et les vertus qui lui sont associées ?
- Et troisièmement, de quelle façon ce dialogue peut-il approfondir notre compréhension de la force en tant que vertu théologale et des vertus et dons qui y sont associés ?
La recherche sur la résilience ouvre des perspectives prometteuses pour le dialogue avec les vertus associées aux difficultés. Dans ma thèse, j’essaie de démontrer en effet que les sciences psychosociales offrent des aperçus permettant de renforcer l’anthropologie philosophique que sous-tend la théorie des vertus de St Thomas. En outre elles permettent de préciser la nature des vertus naturelles et théologales associées à la force.
Dans le temps qui me reste j’essaierai tout d’abord de définir plus précisément le concept de résilience et les perspectives qu’il ouvre. Deuxièmement, j’illustrerai les défis méthodologiques que comporte un tel projet. Troisièmement, je résumerai les principaux résultats de ma recherche. Je conclurai avec quelques suggestions pour la poursuite de ce travail.
La résilience
La recherche sur la résilience permet de mettre en lumière les ressources humaines utilisées pour faire face à l’adversité. Elle identifie les sources de résistance, d’auto conservation et de rebondissement dans une situation de difficulté. A l’origine le terme de résilience est un terme scientifique qui se réfère à la résistance physique à la déformation. Ainsi une barre de métal est considérée comme résiliente si non seulement elle ne se brise pas à la suite d’une pression mais qu’elle se plie et retrouve sa forme originale.
Par la suite les chercheurs ont utilisé ce terme dans un sens métaphorique pour l’appliquer au domaine des sciences psychosociales. Ils ont notamment exploré les mécanismes psychologiques et sociologiques qui permettent de résister face à l’adversité aussi bien que ceux qui permettent de diminuer le risque, le stress et la vulnérabilité.
Les chercheurs ont également commencé à rechercher des sources de résilience dans les domaines philosophique et spirituel, qui sont particulièrement intéressants pour approfondir notre compréhension des vertus chrétiennes. Sur le plan philosophique et théologique, la résilience comprend les processus éthiques, spirituels et religieux qui rendent les personnes capables de faire face activement à la difficulté, de résister face à une diminution de leurs capacités et de construire à partir de la situation défavorable en s’appuyant sur des ressources spirituelles.
A travers une méta-analyse de la recherche sur le tempérament, les émotions, les processus cognitifs et volitifs, j’ai identifié par induction les ressources et les stratégies qui confirment les attitudes résilientes. Par la suite j’ai engagé un dialogue critique et constructif entre les perspectives ouvertes par la recherche psychosociale sur les difficultés et la conception que propose St Thomas de l’anthropologie, de la théorie des vertus et des vertus chrétiennes.
Méthodologie
La méthodologie est cruciale dans toute recherche interdisciplinaire ; elle l’est aussi dans cette recherche en théologie morale qui tend à rester théologique tout en intégrant l’apport d’autres sciences. La théologie morale, lorsqu’elle suit l’exemple de St Thomas, ouvre le dialogue entre la tradition théologique de l’Eglise et les sciences qui étudient la nature humaine et le comportement moral. Sa théologie (en général, et sa théologie morale en particulier) incorpore les découvertes et les théories scientifiques les plus importantes de son époque avec un rare esprit de synthèse, de profondeur philosophique et de finesse théologique. Je suggère que ce dialogue entre la théologie morale et les autres sciences se poursuit et qu’il peut inclure avec profit la recherche psychosociale sur la résilience.
Quels bénéfices pourrait tirer la théologie morale de l’intégration des sciences psychosociales sur la résilience ? Dans ma thèse je soutiens que nous pouvons utiliser la recherche sur la résilience pour renforcer l’anthropologie philosophique, pour clarifier l’analyse morale et pour œuvrer au renouvellement de la théologie morale. Ce projet exige de préciser la méthodologie et le contenu non seulement de la théologie morale et de la philosophie (particulièrement de l’éthique), mais aussi des différentes disciplines psychosociales.
Les différents domaines que touche la recherche sur la résilience - psychologie, théories du développement, les sciences sociales et les théories sur l’évolution - ouvrent des perspectives diverses sur la nature et le comportement humains (les vertus naturelles, particulièrement celles qui concernent la gestion des difficultés). Toutefois elles n’épuisent pas à elles seules le cadre anthropologique, qui est plus large. C’est là la tâche de la théologie avec l’appui de la philosophie.
J’ai suggéré que la théologie morale s’inspire des sciences descriptives, normatives et théologiques pour formuler son anthropologie philosophique. Mais il est nécessaire d’établir une hiérarchie entre elles.
Je ne prétends pas que la théologie morale incorpore aveuglément les données scientifiques tirées de la branche avec laquelle elle dialogue. En d’autres termes, j’évite une approche qui déduit l’éthique directement des sciences psychosociales.
Dans le dialogue avec ces sciences, j’ai dû opérer des choix en me posant la question suivante : Comment pouvons-nous respecter les paramètres de recherche des diverses sciences, tout en privilégiant celle sur laquelle nous nous concentrons, c’est-à-dire la théologie morale ? J’ai exclu d’emblée différentes méthodes que je trouvais trop limitées. Au contraire j’ai suivi la méthode de St. Thomas, tout en incluant des apports du modèle « d’appropriation critique » de S.J. Pope (de Boston College) [1].
- St Thomas accorde une place secondaire, mais toutefois importante, aux arguments et observations philosophiques et scientifiques pour la théologie morale. Ces sciences ne se situent pas au même niveau que l’Ecriture ou la Tradition (patristique), mais elles fournissent des arguments « extrinsèques et probables » pour la compréhension (théologique) de l’agir humain [2]. Cette approche hiérarchisée ne dénigre pas la contribution que peuvent apporter les sciences descriptives en ce qui concerne l’agir humain, mais elle les place dans un contexte normatif et théologique plus large.
- Il s’agit donc de construire une théologie morale qui vise à examiner l’agir humain en utilisant les outils des sciences empiriques, cliniques et philosophiques. Mon but est de définir une anthropologie philosophique qui intègre les principes théologiques ainsi qu’une réflexion sur la vie morale. Bien que les résultats des recherches descriptives sur la résilience ne permettent pas d’établir des normes, ces recherches offrent toutefois une base pour une réflexion philosophique sur l’idée de jugement moral, de normes et de liberté à partir d’une approche fondée sur les vertus. Les normes s’appuient sur un fondement philosophique et, en dernière instance, théologique.
En synthèse, je soutiens que le dialogue avec les découvertes sur la résilience enrichit la théorie éthique de St Thomas, ainsi que sa théologie morale au niveau de son anthropologie philosophique. Je démontre comment ce principe s’applique à sa compréhension de la finalité et du bonheur ainsi que des émotions dans le développement moral et dans l’éducation aux vertus. Mais la plus grande partie de mon travail se concentre sur la question de savoir comment les sciences psychosociales peuvent enrichir notre compréhension des vertus associées aux difficultés.
Quels sont donc les résultats de ma recherche ?
Résultats
Dans la seconde partie de ma thèse, mon but est d’appliquer les principaux résultats de la recherche sur la résilience plus directement aux exemples concrets de courage et des vertus qui lui sont associées.
- Dans un premier temps, j’ai approfondi la vertu naturelle de la force en dialogue avec la recherche sur la résilience. Je me suis demandé notamment comment les éthiciens peuvent définir un type de résilience morale qui s’appuie sur l’anthropologie de St Thomas avec l’apport des sciences psychosociales.
- Dans un deuxième temps, j’ai examiné les vertus théologales à la lumière de la résilience. Je me suis demandé comment profiler un type spirituel de résilience qui s’appuie sur la théologie morale de St Thomas en dialogue avec la recherche sur la résilience.
Recherche sur la résilience en dialogue avec la vertu naturelle
En ce qui concerne le rapport entre la vertu naturelle de la force et la résilience, j’affronte la question de la force et des vertus associées à la prise d’initiatives et à l’endurance.
Premièrement, parmi les vertus, la force est celle qui permet d’entrer en dialogue avec la résilience psychosociale de la façon la plus naturelle. En effet les deux parties se concentrent sur la réponse humaine à l’adversité et le rôle de la peur et de l’audace.
- De son côté, la recherche psychosociale met en lumière l’utilité des émotions (comme la peur et l’audace) pour la résilience morale, aussi bien que celle du tempérament (par exemple de la timidité et de la témérité).
- Deuxièmement, cette recherche met en lumière le rôle de l’optimisme et de la générosité dans les initiatives humaines, qui promeuvent une résilience constructive. Elle montre comment nous pouvons agir avec audace, espoir et confiance à travers notre capacité de concentration.
- Troisièmement, la recherche sur la résilience résistante met en lumière les facteurs qui concernent la gestion de la peine et de l’attente.
Cette étude décrit les interactions neurologiques, physiologiques et psychologiques qui sous-tendent les dispositions émotives, cognitives et motivantes.
Comment permet-elle d’enrichir l’analyse que propose St Thomas de la peur, de l’audace, de l’espoir, de la confiance et de la capacité de concentration ?
Sa pensée peut notamment incorporer des observations physiologiques, neurologiques et psychologiques sur la cognition, la motivation et l’émotion. En retour, le côté expérimental et réaliste de son enseignement sur la vertu naturelle de la force contribue à approfondir notre compréhension de l’agir humain dans les difficultés ; en particulier il fournit une base philosophique et psychologique plus large pour apprécier l’agir moral dans une situation de peur, qui demande soit l’initiative, soit l’endurance.
D’après St Thomas, nous maîtrisons la peur en pratiquant la force, qui requiert de prévoir les menaces et les difficultés ainsi que la faculté de tirer un enseignement de nos échecs. St Thomas nous offre des éléments pour enrichir la notion de résilience morale. En particulier, il traite la force du point de vue du développement et présente une psychologie philosophique de la peur et de l’audace en lien avec une analyse sociale de l’initiative, de la mort et du bien commun. Son analyse de la force, de l’initiative et de la patience, qui permet de gérer la peur et l’audace, fournit une base philosophique pour la résilience morale, constructive et résistante. Sur le plan normatif, sa typologie de la force nous aide à appréhender de façon plus complète la responsabilité morale et la résilience naturelle.
La transformation spirituelle de la force et de la résilience
Dans un deuxième temps, j’ai examiné comment pour St. Thomas la grâce transforme la force et les vertus qui lui sont associées. Je me suis posé les questions suivantes : Que pouvons-nous dire au sujet de l’interprétation que donne St Thomas de l’élévation théologique de la vertu naturelle ? Peut-on enrichir son modèle de courage théologique par la recherche sur la résilience ?
En bref, je peux dire que la vision de St Thomas au sujet de la transformation théologique de la force naturelle est extrêmement importante pour expliquer la manière dont la résilience spirituelle transcende la résilience morale, la résilience constructive et la résilience résistante.
Premièrement, quelle relation y a-t-il entre la vertu infuse de courage et la résilience spirituelle ? En tant que vertu infuse, la force offre un modèle de comportement résilient qui s’appuie sur la force divine au milieu des épreuves, de la peur et de la faiblesse. En effet, la teneur théologique du courage selon St. Thomas - qui est vu comme une vertu infuse, un acte de martyre, la Béatitude du juste, et le septième don de l’Esprit Saint - peut définir un type de résilience chrétienne. Ce type de résilience spirituelle dépasse aussi bien la résilience morale que la vertu naturelle de la force. En outre, face aux critiques qui prétendent que le christianisme favorise la vulnérabilité, la conception thomiste du martyre chrétien propose un archétype de résilience spirituelle, fondée sur l’amour d’amitié et la justice.
Deuxièmement, quelle relation y a-t-il entre les vertus infuses d’initiative et la résilience constructive ? La conception que propose St Thomas de la grâce ouvre une autre brèche pour saisir la dimension théologique de l’initiative résiliente. La théologie morale de St Thomas propose un modèle typiquement chrétien de résilience, à travers l’excellence et la générosité qui trouvent leur source d’inspiration dans l’Evangile. Il affirme que nous évoquons l’honneur théologique et l’excellence afin de planifier, de motiver et d’achever des projets qui ont leur source et leur finalité en Dieu, et qui ont comme but le service des autres et la justice. En effet, l’extension théologique des vertus d’initiative illustre le rôle que jouent l’espérance, l’honneur et l’excellence dans la résilience constructive et spirituelle.
Troisièmement, quelle relation y a-t-il entre les vertus infuses d’endurance et la résilience résistante ? St Thomas associe la patience infuse et la persévérance, qui illustre un autre aspect de la résilience spirituelle, notamment une résilience résistante. Pour St Thomas, ces vertus d’endurance trouvent leur source dans la patience de Dieu, telle qu’elle s’exprime à travers le Christ, qui sert d’archétype pour une réponse chrétienne à la souffrance. St Thomas identifie également les supports théologiques de la patience. Par exemple, la grâce informe les émotions, la raison et la volonté à travers l’espérance, le don de la connaissance, les fruits de la patience et le soutien à ceux qui pleurent, comme l’annoncent les Béatitudes.
L’extension théologique de la résilience résistante, modelée sur les vertus d’endurance, ouvre de nouvelles voies pour gérer la souffrance, la peine et les pertes. En ce qui concerne le développement, cette approche théologique peut transformer les données des études psychosociales sur la résilience au sujet de la souffrance et de la résistance. Notre expérience personnelle, fondée sur la foi, est un élément indispensable à ajouter à la résilience. L’expérience des autres - particulièrement de ceux qui ont mis en pratique la résilience spirituelle pour surmonter la difficulté - est également matière à réflexion. Toutefois ce niveau surnaturel ne peut pas se mesurer empiriquement ou statistiquement. La réflexion thomiste (et la nôtre) sur la vie de la grâce impliquent l’expérience vivante de la Tradition catholique (Ecriture, Patristique, Mystique et sources liturgiques), et les expériences des personnes qui font preuve de force spirituelle face aux difficultés.
Conclusion
Avant de conclure cet exposé, je voudrais suggérer quelques pistes de recherche pour l’avenir.
Que reste-t-il à faire dans le dialogue avec les sciences psychosociales ? J’estime qu’il y a encore des domaines à explorer pour le renouvellement de l’anthropologie chrétienne, de l’éthique et de la théologie morale. Je n’en mentionnerai qu’un par manque de temps.
L’un des aspects prometteurs est le dialogue avec une psychologie empirique positive plutôt qu’avec la psychopathologie. Une recherche plus approfondie sur l’application de la théorie des vertus chrétiennes dans le domaine clinique pourrait nous aider à mieux articuler les enseignements de la Tradition sur la nature et l’agir humains, particulièrement en ce qui concerne l’épanouissement personnel, la liberté et la responsabilité. Une étude attentive sur l’intégration des vertus chrétiennes dans la psychologie pourrait nous aider à mieux intégrer les dimensions bio-physique, psychosociale, éthique et spirituelle de la personne humaine et de la société dans les efforts de promotion de la santé, de guérison et de vie communautaire visant une espérance théologique et eschatologique.
En conclusion, ma méthode - et celle de St Thomas - est fondée sur l’unité de la vérité. Les vérités au sujet de la résilience humaine peuvent nous aider à mieux comprendre les vertus humaines face aux difficultés. Toutefois, les résultats des recherches sur la résilience sont modelés sur la vision du monde du chercheur et son anthropologie. La résilience en soi, si elle est vue comme un pur phénomène de survie, à l’exclusion d’un contexte plus large, pourrait promouvoir la survie à tout prix, ce qui est dangereux. Ce qu’il faut définir c’est la qualité de la survie et de l’épanouissement que favorise la résilience. Nous devons éviter les tendances réductionnistes si nous considérons que la résilience est plus que la survie matérielle des plus forts. A cet égard, j’ai essayé d’éviter les écueils des méthodes interdisciplinaires qui remanient de façon simpliste les éléments majeurs de la théologie morale en les basant sur les théories provisoires et les résultats empiriques des sciences psychosociales. Pour cette raison, j’ai limité l’usage des résultats de la recherche sur la résilience en théologie morale au dialogue hiérarchisé sur la nature et l’agir humains.
Mon but n’était pas d’enfermer St Thomas ou la doctrine catholique dans une méthode de recherche réductionniste, mais de suggérer que la théorie des vertus de St Thomas propose un modèle de dialogue interdisciplinaire hiérarchisé, qui respecte les méthodes propres à chaque discipline, et qui permet de renouveler aussi bien l’anthropologie chrétienne que la théologie morale.
Notre compréhension contemporaine de St Thomas et de la théologie morale catholique est en plein renouvellement : nous luttons pour échapper à des idées trop rigides ou réductionnistes de la nature humaine, des conceptions exagérées des règles et des devoirs, ainsi que de conceptions trop limitées des vertus. D’autre part, l’anthropologie de St Thomas offre un contexte éthique et théologique plus large que ce que peuvent faire des approches psychosociales réductionnistes ou non intégrées. Son approche de la loi naturelle, fondée sur des normes morales et la pédagogie, ouvre des pistes et offre un cadre pour la résilience humaine ; en outre, son approche de la grâce apportée par la Loi Nouvelle et les vertus infuses permet de mieux appréhender la résilience spirituelle.
Pour conclure, St Thomas ne nous propose pas seulement un modèle très actuel de théologie morale, qui est à la fois réaliste et métaphysique. Mais il fait plus encore. Ses réflexions sur la vie naturelle et la vie dans la grâce face à l’adversité contiennent des suggestions inestimables qui nous interpellent encore aujourd’hui. Elles peuvent servir de base pour un dialogue fructueux avec nos expériences contemporaines et avec la recherche sur la résilience, ce qui promeut également le renouvellement en cours de la théologie morale, qui nous est si cher.
