Présentation de chaque discipline

dimanche 21 février 2010
par mss

  • Bible :
    • Ancien Testament : « “Chercher le Vivant”. Quelques réflexions bibliques sur “vivre”, “vie” et “vivant” ». La vie n’est pas une réalité qui va de soi dans la Bible. Nul ne peut mettre la main sur l’arbre de la vie, comme si c’était un geste évident et immédiat. La vie ne se conçoit que contemplée en Dieu, “le Vivant” (selon un nom que l’Ancien Testament lui donne dès la Genèse), et en ceux qui ont part à ce Vivant. Il y a des manières de vivre qui ne sont pas la vie qui vient du Vivant. Or, quelle est cette vie ? Qu’est-ce vivre au sens plein du terme ?
    • Nouveau Testament : « La notion de VIE dans les Actes des apôtres ». Dans son évangile, saint Luc modifie le récit de la vocation des premiers disciples (« Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes », Mc 1,17), de telle sorte que la dimension vivifiante et vivificatrice de l’apostolat chrétien soit manifestée : « Désormais, ce sont des hommes que tu prendras vivants – ou, mieux, mais à titre de seconde lecture : pour la vie (grec zôgrôn) » (Lc 5,10). Que devient ce programme dans la suite de son œuvre, les Actes des apôtres ? Telle est la question à laquelle ce cours transversal se propose de répondre, au moyen d’une enquête sur l’emploi de zôè et des termes apparentés, ainsi que sur la façon dont les disciples, à commencer par Pierre, ont réalisé la vocation que Jésus leur a donnée dans l’évangile.
  • Histoire de l’Eglise : « "Bien vivre pour bien mourir" : regards sur la vie dans la prédication médiévale ». La prédication médiévale, du moins les sermons reportés ou les sermons-modèles, est essentiellement une prédication morale : elle n’a pas tant pour propos d’exposer les vérités de foi que d’inciter à la conversion. S’il faut bien vivre, c’est parce qu’il faudra bien mourir et qu’une vie bonne obtiendra la vie éternelle. Quelle vie proposent donc les prédicateurs médiévaux ?
  • Dogmatique : La Vie est le mystère même de Dieu : Dieu est Vie, en lui tout est Vie. Et c’est dans la communio-communicatio trinitaire que l’on est conduit à contempler la Vie divine dans toute sa profondeur. La Vie n’en est pas moins réellement participée par les créatures, et à un degré unique par les hommes qui sont appelés à la partager éternellement. A la fois source et fin de la vie humaine, la Vie divine est aussi le grand apprentissage que l’homme fait en ce monde dans l’économie du salut.
    • Première session : « Comme le Père a la vie en lui-même, de même a-t-il donné au Fils d’avoir aussi la vie en lui-même (Jn 5, 26) : la Vie en Dieu et sa dimension trinitaire ».
    • Deuxième session : « Nous vous annonçons la vie éternelle qui est auprès du Père et qui nous est apparue. (1 Jn 1, 2) : le mystère de l’Eglise en termes de vie et de transmission de la vie ».
  • Morale :
    • Première session : « "Participants à la nature divine" (2 P 1, 4) ». Si la grâce créée se laisse assez bien décrire par ses effets de justification, de sanctification, de déification, son ontologie reste plus difficile à expliciter d’une manière satisfaisante à la fois au regard de la métaphysique, de l’Ecriture et des Pères. Une expression scripturaire revêt ici une importance notable dans la théologie médiévale. Même si le sens que celle-ci lui prête diffère de celui que lui reconnaît l’exégèse contemporaine, la citation de la deuxième épître de Pierre présente une réelle aptitude à introduire au mystère. Cette séance essaiera d’en percevoir la richesse dans l’œuvre de saint Thomas d’Aquin.
    • Deuxième session : « Une culture de vie ? Réflexions sur les aspects communautaires de notre vocation à la vie chrétienne ». Le livre de Deutéronome proclame : "Vois, je te propose aujourd’hui vie et bonheur, mort et malheur... Je te propose la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que toi et ta postérité vous viviez" (Dt 30, 15. 19). Jean Paul II interprète cette péricope comme une invitation à choisir entre la « culture de vie » et la « culture de mort » (Evangelium vitae, 28). Mais, qu’est-ce qu’une culture de vie et en quel sens pouvons-nous parler d’une culture de mort ?
  • Pastorale et pédagogie religieuse : « Se laisser engendrer à la vie de Dieu : pour une ’pastorale et une catéchèse d’engendrement’ ». Comment répondre à la soif spirituelle de notre temps, qui demeure vive malgré « l’exculturation » du christianisme dans nos sociétés actuelles ? La réflexion théologique parle désormais de « proposition de l’Évangile » et de « pastorale d’engendrement ». Une conviction commune habite ces nouvelles orientations : le Dieu de vie est à l’œuvre en ce monde et en chaque être. C’est en revenant à cette dynamique de vie fondamentale et en se laissant transformer par elle que nous pourrons nous ouvrir à la fécondité de l’Esprit. La pastorale et la catéchèse d’engendrement visent donc à favoriser la rencontre personnelle et communautaire avec le Christ vivant, recherché sur le chemin de l’intériorité ; fréquenté dans l’Évangile et reconnu sur le visage du frère. La séance évoquera quelques élans concrets pour faire de toute communauté chrétienne un espace d’engendrement et de participation à la vie divine.

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