Professeur associé de l’art à l’Université de Notre Dame et prêtre de la Congrégation de Sainte Croix, Martin Lam Nguyen est internationalement connu pour ces œuvres, qui naissent d’un regard contemplatif et réfléchi sur la création et notre place en elle, toute en restant des expressions très personnelles et autobiographiques. Ancien élève du Yale School of Art et titulaire d’un M.F.A. de l’Université de Californie à Berkeley, le P. Nguyen a exposé ces œuvres à des endroits aussi divers que le Fine Arts Gallery de Chicago, le Ryder Gallery de l’université de Californie à Berkeley et la galerie de la ville de Hue, Vietnam.
L’œuvre du P. Nguyen est inséparable de son expérience d’exilé. Originaire d’un village près de la ville de Hue, au centre de Vietnam, le jeune Martin Nguyen était élève au petit séminaire de Danang et âgé de seize ans quand Saigon est tombé. Immédiatement séparé de sa mère et de ces cinq frères et sœurs qui sont allé en exile à ce moment là, lui et son père ont réussi à partir quatre ans après lors de leurs troisième essaie de fuir Vietnam en bateau à Hong Kong, pour ensuit rejoindre la reste de sa famille qui était installé à la ville de Portland, Oregon dans la cote ouest des Etats-Unis.
En fait, les deux œuvres précédentes, qui sont elles aussi des séries des images, touchent des éléments de cette expérience. La série, « From a Distant Land » (« d’un pays lointain »), est une expression artistique en des tableaux en couleur de sa première visite de retours au Vietnam en 1997. L’œuvre suivante, une série de 3000 montagnes est une réflexion sur les événements principaux de sa vie, des stations de sont pèlerinage. Oui, un pèlerinage : avec un regard de foi, son exile devient un pèlerinage vers un autre pays lointain. Et l’œuvre actuelle, Face à Face, est la suite logique de ces séries. C’est un regard vers l’avenir, représenté par le visage d’une jeune ville, âgé de cinq ans.
L’artiste à invité une amie, elle aussi une réfugiée de Vietnam, de prendre une photo de sa fille, Lucie, chaque jour à la fin de la journée pendant toute une année, ce qu’elle a fait pendant 2001 et 2002. Le P. Nguyen a fait ces dessins d’après ces photos, tout en restant fidèle même aux imperfections des photos. Ces desseins (faits avec crayon graphite sur papier fait à la main) sont le produit des heures de méditation sur le visage de cette jeune fille : trois heures pour chaque dessin, qu’il a effectué en 2004-2005. Après avoir étudié son passé (les étapes parcourues de son pèlerinage), le P. Nguyen a senti le besoin de méditer sur un symbole de l’avenir : le visage d’un jeune pèlerin. Qu’est-ce qu’on voie là ? Quel est le fruit de cette méditation. C’est à chacun de répondre à cette question. Mais, comme Beethoven a réussi dans sa symphonie pastorale à révéler quelque chose des rapports entre la nature et la grâce dans son portait musical des effets d’une tempête sur les célébrations des villageois autrichiens, il me semble que le P. Nguyen a réussi lui aussi à suggérer quelque chose du mystère l’existence humaine présente sur le visage d’un enfant.
