Saint Maurice et la Légion Thébaine
Colloque scientifique 17-20 septembre 2003
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  Prof. Dr. Otto Wermelinger
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  CH-1700 Fribourg
  026 300 74 01
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Communiqué de presse
Saint Maurice, son martyre et son temps, à la lumière de la science

Fribourg, le 29 août 2003. Dix-sept siècles après le martyre de saint Maurice, un colloque international se penchera sur cette illustre figure de la chrétienté, à la lumière des plus récentes découvertes de la science. Trente chercheurs de divers horizons y participeront, du 17 au 20 septembre, à l’Université de Fribourg puis à Saint-Maurice.

Le martyre de saint Maurice et de ses frères d’armes de la Légion thébaine, sous le règne conjoint des empereurs romains Dioclétien et Maximien (285 – 305), a eu un retentissement extraordinaire à travers les siècles. Si son historicité reste très discutée, son rayonnement dans le monde chrétien est incontestable. Le légionnaire à la lance est devenu le modèle par excellence des chevaliers, le patron du Saint Empire romain germanique et même de la Garde suisse du pape. Actuellement, plus de cinquante paroisses lui sont encore dédiées en Suisse. L’abbaye de Saint-Maurice, fondée en 515, est la plus ancienne abbaye d’occident toujours en fonction.

La première évocation connue du martyre de Maurice et de ses compagnons chrétiens provient de la « Passion des martyrs d’Agaune », écrite au Ve siècle par l’évêque de Lyon Eucher. Ce texte, à but apologétique, et dont une nouvelle traduction vient d’être effectuée par l’Université de Fribourg, sera abondamment discuté lors du colloque. L’importance du culte de saint Maurice sera aussi abordée dans ses dimensions archéologiques, historiques, religieuses et culturelles.

Le colloque, organisé par l’Université de Fribourg, en partenariat avec l’Université de Zurich et l’Abbaye de Saint-Maurice, est ouvert au public sur inscription (gratuit pour les étudiants). Les représentants des médias sont cordialement invités à assister aux conférences et à participer aux visites guidées sur les traces des soldats thébains.

Un déjeuner de presse aura lieu le jeudi 18 septembre à 12h30, à la Mensa de l’Université de Fribourg (Avenue de l’Europe 20), en présence de plusieurs orateurs. Veuillez vous annoncer auprès du Professeur Otto Wermelinger.

Un dossier de presse détaillé, avec programme, textes et photos, est à disposition, dès le 29 août, sur le site du département de patristique de l’Université de Fribourg.

Source : Service Presse + Communication Roberto Induni, 026 300 70 34

 


 
St Maurice equestre
Petit côté de la châsse des enfants de saint Sigismond
Abbaye de Saint-Maurice, XIIe s.
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Introduction
Saint Maurice et la Légion Thébaine
Colloque scientifique 17-20 septembre 2003

Il y a 1700 ans, à ce que rapporte la tradition, Maurice et ses compagnons de la Légion thébaine stationnée à Saint-Maurice offrirent leur vie, en proclamant leur foi et en refusant de s’en prendre à une population chrétienne. Le récit qu’Eucher de Lyon en a donné, au milieu du Ve s., constitue un document primordial sur des événements qui ont touché le territoire actuel de la Suisse, principalement occidentale, et des pays avoisinants. Il nous fournit des éclaircissements sur les structures d’alors, sur leur dissolution à la fin de l’Antiquité et leur renouvellement à l’orée du Moyen Age au prix d’une transformation de leurs composantes romaines. Cette période de transition aux implications historiques déterminantes a généré, ces dernières décennies, d’intenses recherches. Aujourd’hui, notre savoir s’est beaucoup enrichi sur les conditions qui ont prévalu à Augst / Kaiseraugst, Arbon, Coire, Genève, Martigny, Riva San Vitale, Sion (Sous-le-Scex) ou Zurzach. Grâce à de nombreuses sources nouvellement mises en valeur — textes littéraires, inscriptions, monnaies ou papyrus —, s’est dégagée une perception affinée de l’administration et de l’organisation militaire à l’époque tardive, du royaume des Burgondes, de l’histoire de l’occupation du sol et de la société de ce temps. La Passio Acaunensium martyrum, profondément ancrée depuis des siècles dans la mémoire collective, nécessite donc un réexamen à la lumière d’un colloque international, permettant aux spécialistes de différentes disciplines d’échanger des conclusions scientifiques nouvelles et de se trouver physiquement en contact avec les sites historiques.

 


 
Chanoines de l'Abbaye de Saint-Maurice
portant la châsse des enfants de saint Sigismond
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Histoire
Abbaye de Saint-Maurice : quinze siècles de vie religieuse

Il suffit d’une visite au « Trésor » de Saint-Maurice pour s’en convaincre : la « Royale abbaye » mérite bien son surnom. Les châsses précieuses du martyr Maurice et des enfants de saint Sigismond, fondateur du monastère, le reliquaire de saint Candide, frère d’armes de Maurice, la Sainte Epine offerte par le roi de France saint Louis, l’aiguière de Charlemagne et tant d’autres pièces d’orfèvrerie religieuses d’origine princière témoignent de l’importance du culte de saint Maurice à travers les siècles.

Selon la tradition, la mise à mort du primicier Maurice et de ses compagnons égyptiens de la Légion thébaine aurait eu lieu à Vérolliez, au sud de Saint-Maurice, sous le règne conjoint des empereurs romains Dioclétiens et Maximien, soit à l’époque de l’édit de persécution des chrétiens en 303 (il y a juste 1700 ans !), soit déjà durant la révolte des Bagaudes, autour de 286. Selon la « Passion des martyrs d’Agaune », récit apologétique écrit dans la première moitié du Ve siècle par l’évêque de Lyon Eucher, les soldats d’élite auraient été condamnés à mort pour avoir refusé d’attaquer d’autres chrétiens. Un texte anonyme plus tardif donne une autre explication : la troupe thébaine n’aurait pas accepté de sacrifier aux dieux païens avant le combat.

Des fouilles archéologiques récentes, à la chapelle des martyrs de Vérolliez, attestent de la présence d’un lieu de culte dès le Haut Moyen Age. Dans la chapelle actuelle se trouve encore un baldaquin soutenant, par une grille de fer, la « pierre des martyrs ». Les pèlerins malades se plaçaient sous cette lourde dalle pour demander la guérison. La première notification écrite de ce site remonte au prétendu « Acte de fondation » de l’abbaye, un document rédigé en fait vers la fin du VIIIe siècle.

Première chapelle vers 370

Le culte en l’honneur des martyrs aurait été institué par Théodore, évêque d’Octodure (aujourd’hui Martigny). Vers l’an 370, le prélat édifie une première chapelle funéraire au pied de la falaise d’Agaune, pour y abriter la tombe de saint Maurice. Situé dans l’étroit défilé du Rhône, le site était alors déjà un lieu sacré, avec un sanctuaire consacré aux Nymphes protectrices d’une source sortant du rocher. Une stèle dédiée au dieu du commerce Mercure a aussi été retrouvée parmi les vestiges d’autels romains.

Le monastère fut fondé le 22 septembre 515 par saint Sigismond, fils du roi des Burgondes Gondebaud. L’abbé saint Ambroise y édifia une basilique contiguë au sanctuaire primitif. Des moines d’autres monastères de la région lyonnaise et du Jura vinrent renforcer la communauté locale. Ils formèrent plusieurs chœurs pour inaugurer, pour la première fois en occident, la « Laus perennis ». Cette louange perpétuelle chantée, qui semble s’être prolongée pendant au moins deux siècles, fit école dans plusieurs autres monastères d’Europe.

Au IXe siècle, des chanoines succédèrent aux moines pour garder le sanctuaire et accueillir les nombreux pèlerins. Dès l’an 1128, ils adoptèrent la Règle de saint Augustin. Centre spirituel renommé, l’abbaye bénéficia de privilèges pontificaux et royaux jusqu’à devenir une « abbaye territoriale ». Sa superficie est aujourd’hui de près de 10’000 hectares et comprend cinq paroisses. L’abbé y a rang d’évêque et est membre de la Conférence des évêques de Suisse. Cette charge est revêtue depuis 1999 par Monseigneur Joseph Roduit. A noter que de 1840 à 1970, les abbés de Saint-Maurice ont également été évêques titulaires de Bethléem.

Double mission

En tant que chapitre de chanoines réguliers, l’abbaye de Saint-Maurice forme une congrégation canoniale autonome, affiliée à la Confédération des chanoines réguliers de saint Augustin. Les chanoines, qui s’engagent par la profession religieuse et prononcent les vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance, ont pour mission la liturgie et le ministère pastoral. La communauté compte actuellement 68 membres, dont 2 prélats et 60 prêtres. 35 prêtres résident à l’abbaye, assurant divers ministères, 9 exercent une charge d’âmes dans les paroisses du Territoire abbatial, 17 dans le diocèse de Sion, 9 enseignent au Collège de l’abbaye, 6 sont en ministère dans d’autres diocèses et 2 poursuivent des études.

Fleuron de l’abbaye, le Collège de Saint-Maurice accueille plus de mille étudiants qui se préparent aux études universitaires par l’obtention d’un certificat de maturité. Les chanoines animent également un pensionnat, hébergeant une soixantaine de collégiens internes. L’abbaye est aussi renommée pour ses orgues Kuhn (3 claviers, 72 jeux) qui équipent la basilique actuelle. Cette église d’inspiration romane date du XVIIe siècle. Elle a été restaurée après la chute, en 1942, d’un énorme bloc de rocher sur le clocher qui s’affaissa sur l’église.

Outre son Trésor, ouvert au public, la plus ancienne abbaye d’occident toujours en fonction possède d’inestimables archives, riches de milliers de documents du Xe au XXIe siècle. On y trouve, entre autres, de nombreux parchemins et de très beaux ouvrages enluminés, dont cette magnifique bible du XIIIe siècle offerte par le roi de France Louis IX. Pour mettre en valeur ce riche patrimoine, et le rendre accessible aux scientifiques comme au grand public, une Fondation des archives historiques de l’abbaye s’est constituée en l’an 2000. Un inventaire informatisé est en cours, sous la responsabilité du chanoine Olivier Roduit, archiviste et prieur de l’abbaye. Tous les documents seront microfilmés et numérisés pour pouvoir être consultés sans dommage, y compris via internet (le site http://www.aasm.ch est déjà opérationnel). Ces travaux d’archivage, devisés à 3,5 millions de francs, devraient être achevés en 2005.

(comm. 29.8.03)

 


 
L'Abbaye de Saint-Maurice
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Religion
Le culte de saint Maurice dans le monde

Saint Maurice est à l’origine d’un culte très répandu en Europe et dans le monde. Depuis l’édification, vers l’an 370, d’une première chapelle en l’honneur du martyr thébain et de ses frères d’armes, par l’évêque Théodore d’Octodure, les pèlerins n’ont cessé d’affluer dans l’étroit défilé du Rhône, contribuant peu à peu à la diffusion du culte du saint. Du lieu du martyre, véritable carrefour et passage obligé des voyageurs, le culte rayonna d’abord en France, en Allemagne et en Italie. De nombreuses églises et communes se placèrent sous son patronage. Très tôt, les cathédrales de Vienne sur le Rhône, de Tours et d’Angers lui furent dédiées. Il serait vain de dresser une liste des églises vouées à Maurice et à ses compagnons. En Suisse, plus de cinquante paroisses lui sont consacrées encore aujourd’hui. Et la France compte plus de soixante localités portant son nom.

Saint militaire

Au XIIe siècle, on vit dans les martyrs thébains les modèles des chevaliers partant aux croisades. Maurice est le saint militaire par excellence. Représenté souvent avec une lance, il apparaît comme un véritable guerrier, et non pas comme un objecteur de conscience, à l’instar de saint Maximien ou de saint Marcellus. Incarnant l’idéal chevaleresque, il est la « bonne conscience » des croisés. Il est aussi le saint patron de la Garde suisse du pape, fêté le 22 septembre au Vatican.

Saint Maurice est également devenu patron des grandes familles régnantes d’Europe. En 672 déjà, les rois francs se confient à lui. Sous le règne des empereurs saxons, Maurice prend la première place parmi les patrons de l’Empire : un réseau dense du culte du saint martyr, dont le centre est Magdebourg, s’étend à travers toute l’Allemagne. Les empereurs reçoivent leurs attributs devant des autels voués au saint. Plus près de nous, la famille de Savoie se place elle aussi sous son patronage. En Suisse, en Italie, en France et aux États-Unis, des troupes militaires invoquent les martyrs thébains. Les teinturiers ont fait du saint à la peau noire leur patron. N’oublions pas enfin que saint Maurice et ses compagnons sont les patrons principaux du canton du Valais, de la ville de Saint-Maurice et, bien sûr, de l’Abbaye.

Diffusion des reliques

Alors que l’on pourrait penser que le culte des reliques est d’un autre âge, on dédie encore aujourd’hui des églises à saint Maurice. Ces dernières années, l’Abbaye de Saint-Maurice a souvent concédé des reliques des martyrs thébains. En ont été bénéficiaires des paroisses et des communautés du Valais et de Suisse (Loèche, Les Béatitudes à Ventône, la Nonciature apostolique de Berne), de France (Soultz en Alsace), d’Italie (Sacrario Nazionale Mauriziano a Pescocostanzo d’Abruzzo, Ordre des saints Maurice et Lazare de Toscane), du Kazakhstan (Astana), de Madagascar (Anosifisaka), du Rwanda (Ryansoro), d’Argentine (Tanti) et de bien d’autres endroits encore.

(comm. 29.8.03)

 


 
Verolliez: Le lieu du martyre de Saint Maurice et la Légion Thébaine
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Résumés de quelques interventions du colloque

Cette rubrique pourra être complétée au fur et à mesure de la réception de nouveaux résumés.

 

Philippe Bruggisser:
Passio interpretis

Les tourments du traducteur de la Passion des martyrs d’Agaune par Eucher de Lyon’ — Les problèmes que pose la traduction de la ‘Passio’ due à Eucher sont nombreux et épineux. Seuls deux d’entre eux retiendront notre attention au fil de cette communication brève. Ils ressortissent à l’établissement et à l’exégèse du texte. Les deux passages incriminés sont, dans l’éd. Krusch : (a) § 2 ad extinguendum christianitatis nomen nécessite une interprétation syntaxique et sémantique, tout comme la phrase suivante, à la construction tortueuse ; (b) § 9 haec ultimae uitae necessitas constitue une formulation qui doit être analysée à la lumière de la variante ultima … necessitas, riche d’une tradition littéraire et philosophique.

 

Beat Näf:
Eucherius von Lyon und sein Bericht über das Martyrium der Thebäischen Legion

Der geschichtliche Kern dieses Textes liegt nur zu einem kleinen Teil bei der Darstellung der Ereignisse von 284 oder 303. Historisch fruchtbarer ist der Blick auf das 4./5. Jh. Im Vergleich mit anderen Quellen erkennen wir im Bericht des Eucherius ein Zeugnis für einen neuen Geschichtsbegriff und ein verändertes Geschichtsinteresse. Geschichte ist anders Argument als bisher. Eucherius schreibt für das Gebiet im Nordosten Lyons, den Raum des entstehenden Burgunderreiches. Es geht um die Macht der Bischöfe, den Ruhm der Reliquien, einen eben geschaffenen Wallfahrtsort und die Einrichtung eines Klosters. Vom Kraftzentrum St-Maurice aus soll eine neue Lebensweise im Dienste Christi gefördert werden. Wie bei den ägyptischen Mönchen erscheinen Tugend und Standhaftigkeit der Thebäer als leuchtendes Vorbild in jenen schwierigen Zeiten, in denen Soldaten gute Kaiser umbrachten und Tyrannen Massaker veranstalteten. Theodor und Eucherius vertrauten auf spirituelle Macht und scharten imaginäre Legionäre um sich, um Menschen über die Zeiten hinweg vom Christentum zu überzeugen.

 

Carola Jäggi:
Die Verehrung der Thebäerheiligen in Spätantike und Frühmittelalter (ausserhalb von St-Maurice): Was sagen die archäologischen Quellen?

In vielen der Thebäerheiligtümer in Deutschland, der Schweiz und Italien lassen sich die baulichen Anfänge bis in die christliche Frühzeit zurückverfolgen. Dies gilt sowohl für Xanten, Bonn und Köln als auch für Solothurn, Zurzach oder Turin. Überall lässt sich dort auf dem Gelände der aktuellen Thebäer-Kirchen ein Memorialbau aus dem 4. oder 5. Jh. nachweisen, der allerdings in dieser Zeit noch nicht mit einem Angehörigen der thebäischen Legion in Zusammenhang gebracht werden kann, sondern ursprünglich profanen Charakter hatte oder allenfalls einem lokalen Märtyrer galt und erst in einer sehr viel jüngeren Zeitschicht – im Früh- oder Hochmittelalter – als Grabort eines Thebäers bzw. einer Thebäerin "erkannt" wurde. Diesem Prozess der posthumen "Thebäisierung" ging wohl in den meisten Fällen die Inventio eines Grabes voraus, das man aus irgendwelchen Gründen (Grabbeigaben, Unversehrtheit des Leichnams, Spuren eines gewaltsamen Todes) als das eines Märtyrers identifizieren zu können glaubte, was dann durch eine entsprechende Passio untermauert wurde. Während Gedächtnisfeiern an diesen Orten archäologisch also schon für die Frühzeit zu fassen sind, kann in keinem der Fälle nachgewiesen werden, dass diese bereits damals den Thebäern galten.

 

Françoise Prevot:
Recherches prosopographiques autour d’Eucher de Lyon

Par un retour rigoureux aux sources, il s’agit de faire le point sur quelques aspects de la notice prosopographique d’Eucher toujours objets de discussion : par exemple à quelle date se retire-t-il à Lérins ? A-t-il séjourné dans les deux îles ou dans une seule ? Quand a-t-il rédigé le De Laude eremi ? De quand datent les ouvrages qu’il a dédiés à ses fils ? Ces derniers étaient-ils alors déjà évêques ? etc.

 

Hans-Rudolf Meier:
Archäologische und künstlerische Zeugnisse für den neuen Boom der Thebäerheiligen im ausgehenden Mittelalter

Im Zeichen des gesteigerten Heiligen- und Reliquienkultes im 15. und frühen 16. Jahrhundert lässt sich an verschiedenen Orten der heutigen Schweiz feststellen, wie die Verehrung alter Thebäerheiliger neu belebt wird. Neben den üblichen Wundern sind es nun vor allem überprüfbare materielle Zeugnisse, welche die Glaubwürdigkeit neuer oder reaktivierter Reliquien zu stützen hatten. Allerdings resultierten aus den Funden neuer Gebeine keine neuen Heiligenkulte: Dort wo die Fundorte durch alte Patrozinien oder Flurbezeichnungen mit den Thebäern verbunden waren, erkannte man in Grabfunden zwar Angehörige der Heiligenschar; da die anonymen Toten aber nicht mit konkreten Personen zu verbinden waren, nutzte man sie zur Belebung des Kultes der längst bekannten Anführer der Legion. Neben einem ausgesprochenen Lokalbezug ist die Thebäerverehrung des Spätmittelalters auch durch eine funktionale Ausdifferenzierung gekennzeichnet, die sich in unterschiedlichen Bildtypen artikuliert. So wird in Solothurn bei der Beurteilung neu gefundener Gräber zwar die Todesart als Argument der Identifizierung angeführt, doch hat die Stadt im übrigen weniger Interesse, ihren Heiligen als geköpften Märtyrer denn vielmehr als vitalen Patron und Beschützer der Krieger darzustellen.

 

Karla Pollmann:
Poetische Paraphrasen der Passio Acaunensium Martyrum des Eucherius von Lyon

Abgesehen von der reichen und komplexen Überlieferung der Prosafassung von Eucherius’ Bericht über das Martyrium der Thebäischen Legion dokumentieren auch mehrere poetische Paraphrasen dieser hagiographischen Erzählung seine Beliebtheit und anhaltende Wirkung. Der Vortrag wird einige dieser Dichtungen vorstellen (Venantius Fortunatus, Walahfridus Strabo, Sigbert von Gembloux) und dabei auf ihren Gehalt, auf ihre poetische Technik, sowie auf die wichtigsten Veränderungen gegenüber der Vorlage und deren Funktion eingehen. Ferner soll, soweit möglich, der jeweils spezifische ‘Sitz im Leben’ dieser Werke untersucht werden.

 

Rita Lizzi Testa:
Il culto dei martiri tebei nell'Italia nordoccidentale: un veicolo di cristianizzazione

Nel Sermo (12) De Passione vel Natale Sanctorum id est Octavi Adventi et Solutoris Taurinis di Massimo di Torino, il nome dei martiri torinesi ai quali l’omelia è dedicata compare solo nell’iscriptio, da considerarsi peraltro autentica. Nessun cenno è fatto ai modi del loro martirio, oltre a generici riferimenti ai tormenti subiti, a un presunto carnefice, alla loro condanna a morte. Dei tre santi è ricordata la tomba, segnata da memoria – o forse già un piccolo martyrion – , ove esorcismi ed alia potiora miracula garantivano della loro forza come intercessori e difensori e presso la quale si erano moltiplicate le depositiones dei cittadini. Il culto non era molto antico. Al più, doveva risalire alla generazione precedente al vescovo: erano infatti i parentes ad esservi sepolti vicini, mentre il riferimento a maiores nostri, quali autori della consuetudine della depositio ad sanctos, è di ordine troppo generale per pensare che con quel termine fossero indicati gli antenati dei fedeli torinesi a cui Massimo si rivolgeva.

Di Solutore, Ottavio e Avventore (con inversione nell’ordine dei nomi, che corrisponde alla maggiore importanza attribuita a Solutore al quale solo risultò poi intitolata la basilica torinese) si conserva anche una Passio (BHL, 85). Essa è certamente posteriore alla fine del V secolo, data la menzione del vescovo Vittore – sicuramente in carica nel 494 – quale autore dell’ampliamento in basilica della precedente struttura martiriale. Il racconto della Passio riproduce una continuazione coerente del racconto di Massimo solo in riferimento al luogo di culto dei tre martiri. Per il resto, rielaborò ad uso della diocesi torinese il ciclo leggendario della Legione Tebea a cui aveva dato prima forma letteraria la Passio Acaunensium martyrum di Eucherio di Lione. La Vita assimila i tre martiri locali a soldati tebei fuggiti da Acaunum e uccisi dai soldati imperiali a Torino ed Ivrea. Mentre Avventore e Ottavio erano stati giustiziati appena giunti a Torino, Solutore era riuscito a raggiungere Ivrea riparandosi in una cava di sabbia vicino alla Dora. Decapitato dopo essere stato tradito da un giovane, il suo corpo fu ricongiunto a quelli dei suoi compagni grazie all’intervento misericordioso della pia dama Giuliana, che li seppellì insieme a Torino, costruendo per loro una piccola cappella (una cellula oratoria).

Il presunto martirio subìto a Ivrea da Solutore, nell'organizzazione strutturale del racconto, è spiegabile con il momento di formazione del testo agiografico. In una fase di rinsaldata centralità della Torino longobarda, sede di uno dei più importanti ducati documentati dopo il 568 nella regione subalpina (gli altri erano appunto Ivrea, Asti e San Giulio d'Orta), il cenno a Ivrea come sede dell'assassinio testimonia probabilmente l'espansione di un culto torinese antico e prettamente locale nell'area nord-orientale della città oltre il Canavese. In fase longobarda, la trasformazione dei martiri locali in Tebei fu utile in funzione antiariana, per rinsaldare la fede dei gruppi niceni nei ducati limitrofi. Il coinvolgimento di Ivrea nel racconto del martirio di uno dei tre santi torinesi si pone come proiezione leggendaria di un periodo tardo della cristianità eporediese, allorché essa gravitava ormai sulla diocesi di Torino. Per importanza e potenza, quest'ultima aveva da tempo soppiantato quella di Vercelli, dalla quale la plebs Christianorum di Ivrea aveva dipeso a partire dal 345 c.

Nello stesso periodo, fra VI-VIII secolo, nelle zone maggiormente legate a funzioni di acquartieramento militare, di fortificazione e di transito, fiorirono racconti di evangelizzazione eroica delle campagne, di lotta missionaria contro il paganesimo. In età longobarda fu elaborata la leggenda del presunto martirio missionario di Vigilio di Trento, quella dell’eporediese Gaudenzio di Novara, di altri santi di nome Giulio/Giuliano, allora inserito nel novero dei Tebei. Dal Vallese, diffondendosi al di là di entrambi i versanti alpini, il culto dei Tebei raggiunse varie località del Piemonte, nonché luoghi della Gallia, sedi di acquartieramenti germanici prima di federati e coloni-soldati, poi di militari appartenenti alle ormai dominatrici stirpi germaniche: come pretesi martiri tebei furono onorati Urso e Vittore nel castrum di Salodurum sul fiume Arula presso il Reno; come Tebei furono venerati i martiri del Castrum Bagaudarum in un’ansa della Marna vicino a Parigi. Siffatta esaltazione dei martiri militari, fiorita in parallello con i racconti di evangelizzazione delle campagne tuttora pagane, trasferisce in moduli agiografici problemi allora attuali di contrapposizione e lotta missionaria contro l’arianesimo dei militari prima Goti, poi Longobardi.

 

Klaus Zelzer:
Die Identifizierung der ‘Instituta de informatione Acaunensis coenobii’, eine rätselhafte monastische Dreiecksgeschichte

Die anonyme Vita Patrum Iurensium des frühen 6. Jh. aus Condadisco ist in der Praefatio zwei Brüdern von Agaunum gewidmet auf ihre Bitte nach geistlicher Nahrung, am Ende verspricht ihnen der Autor jedoch instituta, die er auf Geheiß des Leriner Abtes Marinus de informatione Acaunensis coenobii verfaßt habe, falls seine ‘bäurische’ Vita sie nicht zufriedenstellte. Diese etwas seltsame Aussage war Ausgangspunkt mancher Spekulation; verfehlt ist die Deutung als ‘Übersendung der Ordnung von Agaunum nach Lérins’; 1982 setzte Père de Vogüé die instituta der Regula Orientalis gleich, einer der fünf von ihm auf Lérins bezogenen ‘Règles des saints Pères’, und sah darin eine Kompilation organisatorischer Hinweise aus Pachomius mit einem von Abt Marinus bearbeiteten Auszug aus der Zweiten Regula Patrum. Dies erscheint kaum wahrscheinlich: Wie war der Verfasser im fernen Jura Abt Marinus verpflichtet? Warum hat dieser den Text für Agaunum nicht gleich selbst zusammengestellt? Wie und warum sollte dieser Text die ausführliche und sorgfältig gestaltete Vita ‘übertreffen’? Die Identifizierung der fraglichen instituta ist daher wohl weiterhin eine offene Frage.

 

Michaela Zelzer:
Zu Überlieferung und Rezeption der Passio Acaunensium Martyrum

Das Referat geht aus von dem Bericht über Mauritius und seine Gefährten in einem späten, aber weit verbreiteten Dokument, der sogenannten Legenda aurea des Jacobus de Voragine. Der spätere Erzbischof von Genua stellte in den Jahren 1263/1273 eine Sammlung von nach dem Kirchenjahr geordneten Heiligenviten zusammen, die in kurzer Zeit die älteren und lokalen Legendarien und Passionarien verdrängte und in alle europäischen Kultursprachen übersetzt wurde; für die aufgenommenen Heiligenlegenden bedeutet diese Nova legenda sanctorum, die wegen ihrer Bedeutung bald die Bezeichnung Legenda aurea erhielt, einen gewissen Endpunkt der Entwicklung. Das Referat vergleicht das Kapitel über den heiligen Mauritius mit der Passio Acaunensium martyrum des Eucherius, sowohl mit ihrer ursprünglichen Form wie mit den sogenannten interpolierten Fassungen, und zeigt auf, welche Elemente der Erstfassung in verschiedener Weise verändert wurden. Abgerundet wird es durch einen Erklärungsversuch zum viel behandelten Ausdruck legio militum qui Thebaei appellabantur .

 

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Dernière modification le 28 août 2003
Gregor Emmenegger.