Im Hause der Soziologie

Unireflets * 22.01.2009 

Man nimmt sich selbst überall hin mit, sagt der Volksmund. Eine Ortsveränderung löst Identitätsfragen nicht. Die Universität Freiburg meldete kürzlich den Umzug von fünf Professorinnen und Professoren mit soziologischem und politikwissenschaftlichem Lehr- und Forschungsprofil von der Wirtschafts- und Sozialwissenschaftlichen in die Philosophische Fakultät. Die Aufteilung der soziologischen Fächer auf zwei Fakultäten ist überwunden, die äussere Restrukturierung ist abgeschlossen. Die Identitätsfragen bleiben. Was ist das eigentlich: Soziologie? Sozialwissenschaften? Gesellschaftswissenschaften? Was bedeutet es, wenn sie nun unter dem Dach der Philosophischen Fakultät zusammenarbeiten? Diese Fragen möchte ich der Universitätsgemeinschaft mit auf den Weg geben.

Ein Gang durch die Homepages der europäischen Universitäten zeigt Einigkeit in der Uneinigkeit. Die betreffenden Fächer tauchen in den unterschiedlichsten Benennungen, Kombinationen und Zuordnungen zu Fakultäten auf. Diese Bilanz ist angesichts einer recht jungen Wissenschaft im Prinzip nicht verwunderlich und nicht besorgniserregend. Die Soziologie tritt spät in den Kanon der universitären Wissenschaften ein. Sie ist ein Projekt des 19. Jahrhunderts, entstanden aus der Übernahme des naturwissenschaftlichen Erkenntnismodells für die wissenschaftliche Erforschung der Gesellschaft. Wie es der Naturwissenschaft nicht nur um interesseloses Verstehen geht, so sollte auch die Soziologie dazu verhelfen, die menschliche Geschichte und Gesellschaft wirksamer zu verändern und ihr eine «gute Ordnung» zu geben.

Kein Wunder also, dass die Soziologie sich im Prozess einer fortschreitenden Differenzierung befindet, indem eine Pluralität von Sozialwissenschaften mit Genitiv-Zusatz sich der Analyse und Verbesserung der Lebensverhältnisse in einzelnen Gesellschaftsbereichen widmet. Begleitet ist dieser Prozess durch einen permanenten Methodenstreit und den Verlust eines Kanons grundlegender Standards. Die Kritik am «Sozialdarwinismus» und an «Sozialtechnologien » zeigt an, wie die Soziologie von der Krise ihres ursprünglich optimistischen Anschlusses an die Naturwissenschaften eingeholt wird. Das Haus der Soziologie bleibt auch nach dem Umzug gestaltungsbedürftig. Mit dem Soziologen Dirk Kaesler formuliere ich einige Aufgabenfelder zugunsten einer Soziologie,

  1. die als Grundlagenwissenschaft ständig aufs Neue ihre Fragestellungen, Arbeitsfelder, Grundbegriffe und Methodologien reflektiert und selbstkritisch lokalisiert;
  2. die als wertorientierte Soziologie in engem Austausch mit den Geistes- und Kulturwissenschaften Kriterien für eine «gute» Gesellschaftsordnung erarbeitet;
  3. die als politische Soziologie die wissenschaftlich analysierende Vernunft und die politisch verantwortliche Vernunft in Einklang bringt.

Wenn der Fakultätswechsel unserer Kolleginnen und Kollegen zum Anlass für einen solchen klärenden Disput wird, kann die gesamte Universitätsgemeinschaft einschliesslich der Studierenden davon profitieren.

 

Dans la maison de la sociologie

Unireflets * 22.01.2009 

L’homme reste lui-même où qu’il aille, dit un proverbe. Un changement de lieu ne résout pas les questions d’identité. L’Université de Fribourg a annoncé récemment que cinq professeures et professeurs au profil d’enseignement et de recherche en sociologie et sciences politiques passent de la Faculté des sciences économiques et sociales à la Faculté des lettres. La répartition des matières sociologiques sur deux facultés est désormais dépassée et la restructura tion de surface réalisée. Les questions d’identité restent. Au fond, de quoi s’agit-il : sociologie ? sciences sociales ? sciences de la société ? Qu’est-ce que cela signifie de devoir désormais travailler ensemble sous le toit de la Faculté des lettres ?

J’aimerais au passage transmettre ces questions à la communauté universitaire. Un tour d’horizon des homepages des universités européennes montre une constance dans les divergences. Les branches concernées apparaissent sous des dénominations, dans des combinaisons et un rattachement aux facultés divers et variés. Si l’on tient compte de la relative jeunesse de cette science, ce bilan n’est ni surprenant ni inquiétant. La sociologie est entrée tardivement dans les canons des sciences universitaires. C’est un projet du 19ème siècle résultant de l’adoption du modèle de la théorie de la connaissance en sciences naturel - les pour des recherches portant sur la société. De même que les sciences naturelles ne se limitent pas à la recherche désintéressée et pure, la sociologie devrait contribuer plus activement à faire évoluer l’histoire de l’humanité et la société et à y mettre «bon ordre».

Rien d’étonnant donc à ce que la sociologie se trouve dans un processus continu de différenciation dans lequel une pluralité de sciences sociales + génitif se consacre à l’analyse et à l’amélioration des conditions de vie dans les différents domaines de société. Ce processus est accompagné d’une lutte méthodologique permanente et de la perte des canons standard fondamentaux. La critique du «darwinisme social» et des «technologies sociales» révèle comment la sociologie est rattrapée par la crise de son rattachement initialement optimiste aux sciences naturelles. La maison de la sociologie reste à modeler même après ce déménagement. De concert avec le sociologue Dirk Kaesler, je formule quelques champs d’action en faveur d’une sociologie qui :

  1. en tant que science fondamentale, renouvelle continuellement ses questionnements, ses domaines d’activité, ses notions de base et sa méthodologie et se positionne de manière auto-critique;
  2. en tant que sociologie orientée «valeur», élabore dans un échange étroit avec les critères des sciences humaines et de la culture un «bon» ordre sociétal.
  3. en tant que sociologie politique, combine harmonieusement la raison scientifique analytique et la raison politique responsable.

Si ce changement de faculté de nos collègues peut donner lieu à une discussion productive, toute la communauté universitaire, y compris les étudiants, en profiteront.

 

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