Endlich Ferien! Endlich ein wenig Muße!

Unireflets * 21.06.2007 

Wir alle sehnen das Ende des Semesters und den Abschluss der Prüfungssessionen herbei, um uns von den Lasten des akademischen Jahres zu erholen.Und wir sehen mit Schrecken voraus: Die vor uns liegenden Semesterferien sind drei Wochen kürzer als üblich. Drei Wochen weniger Muße?

Muße heißt griechisch σχολ?, lateinisch «schola», deutsch «Schule». Eine Hochschule wie unsere Alma Mater wäre also eine Hohe-Schule der Muße? Muße wäre nicht die Zeit, in der wir unsere Erschöpfung von der Arbeit des Alltags überwinden, sondern die Qualität unserer Arbeit selbst? In der Tat hat Aristoteles ausgerechnet in seiner «Politik»in der Muße den Angelpunkt unserer Tätigkeit gesehen: «Weil die Natur selbst danach strebt, nicht nur richtig tätig zu sein, sondern auch in edler Weise Muße üben zu können... Wenn man nämlich beides braucht, so ist doch die Muße wünschenswerter als die Arbeit; sie ist das Ziel, und man muss sich fragen, was man in der Muße tun soll» (Politik 1337b).

Die Lebenslehre des Hochmittelalters und die moderne Psychologie kommen zu demselben paradoxen Ergebnis: Gerade die Unfähigkeit zur Muße, die Rastlosigkeit der Arbeit entspringt aus der Trägheit, aus dem Mangel an Kraft zur sinnvollen Gestaltung des eigenen Lebens!

Erholen wir uns, um besser arbeiten zu können – oder arbeiten wir um der Muße willen und kraft der Freiheit zur Muße? Diese Frage mag wie ein Wortspiel klingen oder wie eine idealistische Träumerei.Und doch erinnert sie uns an eine Wahrheit, über die es nachzudenken lohnt.Nicht umsonst hat die Universität den «artes liberales» (den freien Künsten) einen Raum gegeben und sie zur Grundlage aller Wissenschaften gemacht.Nicht umsonst kennt die geistige Arbeit neben aller Mühe und aller funktionalen Einbindung auch immer die zweckfreie Freude an der entdeckten Wahrheit, an dem Sinn, den eine gefundene Einsicht in sich trägt.

Auch wenn die Ferien die Pflege der Muße ermöglichen,wird die Universität nicht einfach zu arbeiten aufhören. Verschiedene Sommerangebote werden Leben auf den Campus bringen. Die Abteilung Informatik organisiert ein Cybercamp, in dem etwa 40 Schüler sich bei der Herstellung von Robotern, bei der Programmierung von künstlicher Intelligenz und beim Kampf gegen Viren einüben können. Das Spiel als Lernprozess in der Muße. Sprachkurse werden wie jedes Jahr zur Vorbereitung auf das Universitätsstudium organisiert. Studierende aus Singapur, Polen und den USA werden während drei Wochen Sprachen und Kultur in der Schweiz kennen lernen und von Freiburg aus europäische Institutionen besuchen. So lebt die alte Tradition der «Summerschool» wieder auf. Leider werden auch die Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter der universitären Verwaltung, sowie die Lehrpersonen, wegen der verkürzten Vorlesungspause das nächste akademische Jahr unter Zeitdruck vorbereiten müssen. Ich hoffe, dass sie trotzdem die Muße für wohlverdiente Ferien finden werden. Ich wünsche Ihnen allen eine vorlesungsfreie Zeit zur Wiederentdeckung der Muße, an der wir dann auch im Semesteralltag als innere Dimension unserer Arbeit den Geschmack nicht verlieren.

 

Enfin les vacances ! Enfin un peu de loisir !

Unireflets * 21.06.2007 

A la fin du semestre et de la session des examens, nous ressentons tous le besoin de nous reposer après une année académique intense. Et nous constatons avec désarroi que les vacances semestrielles à venir sont d’ores et déjà amputées de trois semaines. Trois semaines en moins de loisir ?

En grec loisir signifie σχολ?, en latin «schola», en allemand «Schule». Une haute école comme notre Alma Mater serait-elle alors une haute école du loisir ? Plutôt que le temps durant lequel nous récupérons de la fatigue du travail quotidien, le loisir ne serait-il pas la qualité de notre travail luimême ? En effet, Aristote, précisément dans sa «Politique», a vu dans le loisir un élément essentiel de notre activité : «Notre nature elle-même cherche non seulement à exercer correctement ses activités, mais aussi à pouvoir jouir noblement du loisir… Si tous deux sont nécessaires, mais si le loisir est préférable au travail, car il est son but, on doit chercher ce qu’il faut faire dans le loisir» (Politique 1337b).

L’enseignement de la vie durant le Haut Moyen Age et la psychologie moderne aboutissent au même résultat paradoxal : l’incapacité au loisir, l’agitation du travail résultent justement de l’indolence, du manque d’énergie pour organiser de manière judicieuse sa propre vie !

Nous reposons-nous afin de mieux travailler – ou travaillons-nous pour profiter du loisir en vertu de la liberté qu’il nous offre ? Cette question peut ressembler à un jeu de mots ou à une rêverie idéaliste. Et pourtant elle nous rappelle une vérité qui mérite réflexion. Ce n’est pas pour rien que l’Université a donné un espace aux artes liberales (arts libres) qui sont la base de toutes les sciences. Et ce n’est pas non plus un hasard si en dépit des efforts et des intégrations fonctionnelles, le travail intellectuel porte en lui-même une joie désintéressée à découvrir la vérité et à la comprendre.

Même si les vacances permettent de s’adonner au loisir, l’Université ne va pas simplement arrêter de fonctionner. Différentes offres d’été donneront de la vie au campus. Le Département de l’informatique organise un Cybercamp, durant lequel quelque 40 élèves pourront s’exercer à la construction de robots, à la programmation d’intelligence artificielle et à la lutte contre les virus. Le jeu en tant que processus d’apprentissage dans le loisir. Des cours de langues seront comme chaque année organisés pour la préparation aux études universitaires. Des étudiante- s de Singapour, de Pologne et des Etats-Unis apprendront à connaître les langues et la culture suisses et visiteront depuis Fribourg des institutions européennes. Ainsi la vieille tradition de la «Summerschool» est ravivée. Malheureusement, les nombreux collaborateurs et collaboratrices de l’administration universitaire devront, tout comme les enseignante- s, en raison de la pause estivale raccourcie, se remettre rapidement au travail pour préparer la prochaine année académique.

J’espère qu’ils et elles trouveront malgré tout le loisir de vacances bien méritées. Je vous souhaite à tous et à toutes une pause estivale pour vous consacrer au loisir, dont nous devons pas perdre le goût en tant que dimension intérieure de notre travail dans le quotidien du semestre.

 

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