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Berner Rundschau : Collaborateurs


Franz Otto SCHMID (1879-1926)
Né en 1879 à Berne dans un milieu modeste, son père est potier. Commence en 1906 des études universitaires en philosophie, qu'il ne poursuit pas par manque de moyens financiers. En 1904, engagé comme archiviste par la famille von Hallwyl, poste qu'il occupe jusqu'en 1922. En 1912, mariage avec la fille fortunée d'un gros négociant allemand, Marie Luise Käthe Junge, ce qui lui permet dès lors de mener grand train.
En 1905, publie des articles de critique littéraire virulent et une pièce de théatre qui sera jouée à Bâle. Collabore à diverses revues, lance la «Berner Rundschau» en 1906, dont il abandonne la direction en été 1910.


Hans BLOESCH (1878-1945)
Fils d'Emil, pasteur et professeur d'histoire religieuse à l'université de Berne. Etudes de littérature, interrompues à la mort de son père en 1900. Séjour d'un an à Paris, fréquente les milieux naturalistes. En 1903, termine ses études avec une thèse en histoire littéraire. Ecrivain et journaliste libre. De 1906 à 1908, il est correspondant à Rome de plusieurs journaux suisses. De retour en Suisse, collabore à plusieurs revues, participe à la création de la Société suisse des écrivains (1912). En 1909, épouse la violoniste allemande Adele Stöcker. Engagé à la bibliothèque nationale en 1910, puis, dès 1919, à la Berner Stadt- und Hoschschulebibliothek. Participe à la publication des oeuvres complètes de Jeremias Gotthelf. Pas d'engagement politique particulier durant l'entre-deux-guerres.


Jakob BUEHRER (1882-1975)
Né à Schaffhouse dans une famille modeste, formation d’autodidacte. Journaliste et homme de revue, collaborateur de la «Berner Rundschau», puis à «Die Alpen», rédacteur à la «Berner Intelligenzblatt». Publie un premier roman en 1910. De 1915 à 1919, rédacteur au «Schwizerhüsli» et aux «Sonntagsblätter», tous deux publiés par la Nouvelle Société helvétique. En 1919, rédacteur de l’hebdomadaire «Heimat». Pendant la guerre et dans les années vingt, il écrit plusieurs pièces de théâtre, qui connaîtront un honnête succès. Très inquiet face à la montée du nazisme, il consacre plusieurs romans et essais à la dénonciation de la terreur fasciste. En 1932, indigné par la fusillade de Genève, il adhère au Parti socialiste suisse, ce qui lui rend difficile les collaborations dans la presse bourgeoise. En 1936, il s’installe à Verscio, près de Lugano, où il demeurera jusqu’à la fin de sa vie. Il travaille alors comme lecteur pour la Büchergilde Gutenberg et comme correspondant de plusieurs journaux socialistes, tout en continuant son œuvre de romancier.


Konrad FALKE (1880-1942)
De son véritable nom Karl Frey, fils du banquier Carl Julius Frey. Etudes de droit et de littérature en Suisse et en Allemagne, docteur ès lettres en 1903. Financièrement indépendant, KF se consacre à la littératrue et au journalisme. Auteur de drame et de romans historiques. Dans les années 1930, plusieurs essais contre le nazisme. Contacts avec les écrivains allemands exilés, de 1937 à 1939, éditeur de la revue de Thomas Mann «Massund Wert». Emigre aux Etats-Unis en 1939.

Alain Clavien





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