Page d'accueil

Actualités

Présentation

Extraits sonores

Revue de presse

Albums de photos

Historique

Les artistes

Pour les choristes

Services

Liens

Contacts

  

 

La Liberté, 4 avril 2003

Passion et joie au rendez-vous pascal
du Chœur de chambre de l'Université

 

CONCERT DES RAMEAUX* La «Passion selon saint Jean» de Schütz et «Jesu, Meine Freude» de Bach sont au programme ce dimanche du grand chœur fribourgeois dirigé par Pascal Mayer.

MARIE ALIX PLEINES

Pâques approche avec ses rites printaniers, le mystère de sa passion et de sa joie réaffirmée. L'Allemagne, mystique introvertie et l'Italie, en esthète lyrique, ont chacune abordé ce rendez-vous liturgique à travers des traditions musicales bien distinctes. Il aura fallu, au début du XVIIe siècle, le génie limpide d'un Heinrich Schütz, élève doué de Giovanni Gabrieli et de Monteverdi pour réunir luxuriance vénitienne et dépouillement luthérien dans trois passions, à la fois précurseurs et ancrées dans la polyphonie renaissante.

À L'INSTAR DES CORYPHÉES

La Passion selon saint Jean, qu'interprète ce dimanche le Chœur de chambre de l'Université de Fribourg, se révèle sans doute la plus chantante de ce triptyque qui comprend aussi les passions selon saint Luc et selon saint Matthieu. Porté par le personnage prophétique et intériorisé de l'évangéliste (incarné par le ténor David Augustin Sansonnens), le drame pascal centre autour de Jésus (la basse Michel Kuhn) est commenté par le choeur. A l'instar des coryphées de la tragédie grecque, cette foule-témoin met un relief J'action et l'anime par ses réactions contrastées.

MAJESTUEUX ET LIBRE

Jesu Meine Freude complète fort à propos ce concert des Rameaux à l'église (les Capucins. Contemporain de la Passion selon saint Jean, de Bach cette fois, le célébrissime motel était composé à son arrivée à Leipzig en1723 pour un service funèbre, a cappella et saris soliste. L'architecture qui sous-tend ses onze sections est aussi majestueuse que libre. Un simple choral sur une mélodie luthérienne de Crüger encadre l'oeuvre. Le motet culmine dans une grande fugue à cinq voix qui illustre la puissance du sentiment religieux centré autour de la joie.

MAP

Di 17 h Fribourg, Eglise des Capucins.
Egalement les 12 et 13 avril, respectivement à 20 h à l'église d'Assens
et à 17 h au temple de Bex.

 

PASCAL MAYER A L'HONNEUR

Si la grande église Saint-Thomas inspirait et donnait une place d'honneur aux pages enflammées de son cantor, Leipzig vient également de rendre hommage au talent de Pascal Mayer, Le chef d'orchestre y a en effet été invité à diriger le mois dernier les choeurs imposants du Requiem de Duruflé. Le fondateur du Choeur de chambre de l'Université a le vent en poupe, en Suisse et à l'étranger. Ce qui ne l'empêche pas de continuer à consacrer son énergie débordante au CCUF qui publie ce printemps un nouveau CD, Musique française pour choeur et piano, consacré à des œuvres parfois inédites de Berlioz, Fauré, Chabrier, Florent Schmitt et Lili Boulanger.

MAP

retour